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Centrafrique: exigence d’ouverture d’un couloir humanitaire

Par Pacôme Pabandji - 18/02/2013

le Groupe de travail de la société civile a organisé une rencontre entre les signataires, parties prenantes aux accords de Libreville du 11 janvier dernier

 

Longtemps repoussée, c’est finalement le lundi 18 février qu’a eu lieu la rencontre entre les parties prenantes des accords de Libreville au Gabon à initiative du Groupe de travail de la société civile de la République centrafricaine. Cette réunion à deux reprises reportées pour non-participation des autres entités, s’est finalement tenue en présence de l’opposition, de la majorité présidentielle, des politico-militaires non combattants et de la société civile. Malgré l’absence des responsables de la rébellion de Séléka, les autres représentants des entités se sont concertés pour dégager ensemble avec le GTSC, des stratégies à mettre en place pour une paix durable en Centrafrique.

 


© RNL
Le rebelles Séléka devraient être cantonnés
Plusieurs points ont été débattus et des propositions ont été faites par les participants afin de crever l’abcès et mettre un terme aux conflits en République centrafricaine. Pour le représentant des politico-militaires non combattants et président de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) M. Abdoulaye Hissène, il est inadmissible que les rebelles de Séléka continuent leurs exactions car, lors des assises de Libreville il a été dit que les rebelles devaient libérer la voie dans un délai de 72 heures or, plus d’un mois après, cela n’est pas encore fait. Il a insisté sur l’ouverture d’un couloir humanitaire afin de sauver la population de l’arrière-pays. Abdoulaye Hissène déplore par ailleurs les exactions orchestrées par les rebelles sur de pauvres innocents.

De l’autre côté, Michel Zabolo président du PDCA et membre de la majorité présidentielle a également réitéré sa position quant à l’ouverture du couloir humanitaire «qui n’est pas à négocier puisque figurant dans les accords de Libreville». Il a poursuivi que «les rebelles n’obéissent plus à leurs responsables et c’est le peuple qui est pris à partie». L’autre intervention a été celle du secrétaire général du parti KNK, «c’est à cause de ces troubles répétés que la CEEAC se dit fatiguée des dossiers centrafricains où l’on ne traite que de mêmes problèmes».

Dans les différentes autres interventions, le point culminant était le respect total des accords de Libreville mais aussi et surtout la libération d’un couloir humanitaire qui reste la priorité absolue ainsi que le cantonnement des rebelles. Le coordonnateur du Groupe de travail de la société civile M. Fulgence Zeneth a signalé que tous les points discutés au cours de cette rencontre seront transmis au chef de l’Etat, au chef du gouvernement et au médiateur dans la crise centrafricaine. A la fin de l’assise, un œuf a été remis à un groupe de représentant de chaque entité, symbole de la nation centrafricaine.

 

 
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