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Kenya: Le PM Raila Odinga accuse le gouvernement

Par Alain Georges Lietbouo - 18/02/2013

Il accuse les agences de sécurité et le bureau du président de partialité en faveur du candidat Uhuru Kenyatta

 

Une dénonciation qui crée la panique et fait craindre le pire, comme il y a 5 ans. La tension monte entre les partisans du Premier ministre Raila Odinga, candidat à l’élection présidentielle et Uhuru Kenyatta, son principal challenger le 4 mars prochain. Le camp du Premier ministre accuse les agences de sécurité et le bureau du président de partialité en faveur de Uhuru Kenyatta. Le camp de ce dernier dément, mais ces accusations montrent que le ton se durcit à l’approche de l’élection du 4 mars 2013, d’autant que les sondages donnent des chiffres de plus en plus serrés entre les deux principaux adversaires du scrutin, Uhuru Kenyatta et Raila Odinga. Un communiqué publié le 17 février par le forum des amis de Raila Odinga, un groupe de soutien au candidat, réitère les accusations proférées la veille par la coalition pour les réformes et la démocratie de l’actuel Premier ministre.

 


© vogue.it
Le Premier ministre Raila Odinga du Kenya
Selon la coalition, qui n’a toutefois pas fourni de preuves, le chef d’état-major, les services secrets ou encore la fonction publique seraient activement impliqués dans la campagne de Uhuru Kenyatta. Ce dernier dément et affirme que ces accusations dissimulent en fait leur crainte de perdre le scrutin. Cette tension est d’autant plus perceptible que les sondages donnent des estimations de plus en plus serrées entre les deux principaux candidats, la différence n’étant plus que de 2 ou 3% selon les instituts de sondage. Vendredi 15 février alors que Raila Odinga tenait un rallye à Embu, bastion de Uhuru Kenyatta dans la province centrale, une foule hostile a jeté des pierres et chanté des slogans pro-Kenyatta. Si ce dernier a condamné l’incident, l’épisode a été abondamment commenté.

L’ombre des violences de 2007 plane…
Les Kenyans craignent de nouveau la violence. A l’issue des élections querellées de décembre 2007, une crise d’une rare violence s’était emparée du pays. Un bilan de la police du 25 février 2008 faisait état de plus de 1500 morts depuis le déclenchement des violences. Le conflit avait également fait environ 300 000 déplacés. Le président sortant Mwai Kibaki était déclaré vainqueur alors que les partisans de Raila Odinga, son opposant, avaient contesté cette réélection en raison de fraudes massives. Cette contestation avait dégénéré en violence dans plusieurs villes du pays où les partisans des deux hommes s'entretuaient. Afin de mettre fin à ces violences, des négociations avaient été menées sous l’égide de l’Union africaine, du commonwealth et des Nations Unies. Ces concertations ont finalement abouti au partage du pouvoir entre le président Mwai Kibaki et Raila Odinga qui devenait alors Premier Ministre et aujourd’hui candidat.

 

 
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