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Centrafrique: Le grand rapport de la police nationale?

Par Pacôme Pabandji - 11/02/2013

Le pasteur Josué Binoua a donné un état des lieux de ladite institution, avant d’annoncer les futures mesures à prendre pour une police digne

 

C’est par une grande cérémonie que rapport de la police nationale a été présenté par le ministre Josué Binoua. Les festivités étaient rehaussées par la présence du premier ministre chef du gouvernement Me Nicolas Tiangaye. Devant ses autres collègues ministres et un parterre d’invité, le pasteur Josué Binoua a présenté un bilan des activités de la police et mettant une emphase sur quelques difficultés rencontrées par les éléments de ce corps de métier. C’est ainsi qu’il trouve qu’à l’heure actuelle, les populations ne savent pas distinguer un policier, d’un gendarme et encore moins d’un élément des forces armées centrafricaines (FACA). A fil des années, les difficultés de cette institution n’ont fait que s’accentuer sans qu’il y ait des améliorations.

 


© http://lafrique.com
Un poste de police en Centrafrique
Mais ceci ne saurait expliquer, ni cacher les incohérences de ce corps de métier. La police centrafricaine, l’une des premières institutions les plus corrompues de la République centrafricaine, souffre aussi de graves manquements liés à un manque de personnel et d’équipements pour mener ses opérations. C’est pourquoi, par le nouveau chef du département de la sécurité publique en a profité pour annoncer une remise en ordre prochaine des choses dans la maison Police Nationale centrafricaine. Nommé le dimanche 3 février dernier à la tête de la sécurité publique, le pasteur Josué Binoua veut donc faire le grand ménage au sein de ladite institution et remettre de l’ordre, sonner la fin de la récréation et rappeler aux policiers leurs rôles et devoirs…

Dans son propos, il n’a pas manqué de revenir sur l’historique de la police nationale centrafricaine créée juste après les indépendances en 1962. Elle avait sa première école de formation des policiers à Baoro avant d’être ramenée en 1965 au pk 10. Peu de temps après sa création, la police totalisait plus de 3500 personnes. Aujourd’hui, on n’en compte que 1685 policiers sans que cet écart n’ait été comblé, soit 3886 centrafricains pour 1 policier. Plus grave, la police nationale à qui est confiée la mission de la protection des personnes et de leurs biens, ne disposent que de 7 véhicules pour toute la République centrafricaine. C’est ainsi que le gouvernement soudanais a volé au secours de cette institution en la dotant de trois véhicules de terrain dont un a été remis à la CNS, un à la FICU et un autre à l’OCRB.

 

 
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