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Centrafrique: Séléka contrôle la ville de Mobaye

Par Pacôme PABA - 08/02/2013

Des sources font état d’actes de pillage au commissariat de police de la ville, au Tribunal, aux domiciles du préfet, du sous-préfet ainsi qu’à la gendarmerie

 

La prise de cette ville a fait suite à un léger combat ayant opposé les rebelles de la coalition Séléka aux éléments des forces armées centrafricaines (FACA) présentes dans ladite ville. Ainsi, faisant fi des accords signés le 11 janvier dernier à Libreville, relatif au cessez-le-feu provisoire, les rebelles continuent le combat sur le terrain. Après Dimbi, Kembé et Kouango où ils ont pris le contrôle en y laissant des traces désolantes, ils ont lancé une attaque tôt le matin du jeudi 7 février 2013 contre la ville de Mobaye située dans la préfecture de la Basse-Kotto au sud-est de la République centrafricaine à quelques 700 km de la capitale Bangui. On parle d’un tué chez les assaillants, par un élément des forces armées centrafricaines près de la résidence du préfet de la Basse-Kotto.

 


© journaldebangui.com
Les rebelles descendent au sud de la Centrafrique
Toutes les lignes téléphoniques dans cette ville ont été coupées quelques minutes après l’attaque. Des sources font état d’un combat qui n’a duré que quelques minutes et qui a vite tourné en faveur des rebelles de Séléka. Ces sources font aussi état d’actes de pillage orchestrés par ces rebelles au commissariat de police de la ville, au Tribunal, au domicile du préfet et à celui du sous-préfet ainsi qu’à la gendarmerie. Les rebelles ont aussi saccagé des bureaux et habitations de service et même des particuliers chez lesquels, ils auraient emporté des biens tels que des matelas. Ils auraient aussi fait main-basse sur les armes à la caserne de la gendarmerie, etc.

D’autres sources ont affirmé que les locaux de l’église catholique de la ville auraient été également touchés par les rebelles. Cependant, une source proche des médias catholiques, joint à Bangui par le RJDH a affirmé que les religieux auraient déjà quitté les locaux avant l’arrivée des rebelles. La population a également fui la ville pour traverser du côté de la République démocratique du Congo.

Du moment où le ministère de la défense est désormais géré par leur patron, Michel Djotodjia, on ne comprend plus à quel jeu joue la Séléka. Et pourtant, les désastres continuent en province, orchestrés par ces éléments que l’on accuse d«incontrôlés» alors qu’ils appartiennent à un groupe. Cette situation ravive les inquiétudes dans la ville de Bangui. Qui mettra donc un terme à la souffrance et aux tortures que subissent de pauvres gens?

 

 
MOTS CLES :  Mobaye   Séléka   Pillage   Djotodjia 

8 COMMENTAIRES

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Le Centrafrique se relèvera

Par SWBN

08/02/2013 16:01

Ce comportement démontre à suffisance les chefs de ces bandits ne les contrôle pas et la version selon laquelle ces voyous viennent pour le plus grand nombre d'entre eux des pays limitrophes.D'où cette obstination de se payer sur la bête car ils ont compris que le pouvoir a échappé à leur chef et que leur intégration au sein de la nation centrafricaine sera sujette à caution.L'heure viendra où,le peuple centrafricain demandera des comptes à DJOTODIA et à BOZIZE pour nous avoir fait subir cette humiliation.

DANGER! DANGER! DANGER!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Par noumeva

08/02/2013 21:22

Une preuve de plus que ces bandits sont incontrôlés, ni sur le terrain, ni par ces gens gens qui se disent chefs rebelles et sont actuellement au gouvernement à Bangui. Ces bandits ont beaucoup en commun avec les islamistes qui sont au Mali, d'ailleurs le soit disant Séléka est composée à 90% des islamistes, et c'est comme ça qu'ils opèrent. Ils ne connaissent pas ce qu'on appelle "dialogue". Pour eux, c'est seulement le langage des armes qu'ils comprennent, ne penser pas qu'ils déposeront les armes comme beaucoup le pense, si vraiment ils ne subissent pas un revers cuisant comme leurs homologues du Mali en subissent. Même si c'est tous ces gens qui se disent de Séléka soient intégrés dans le gouvernement, ces bandits ne déposeront les armes. Si vous ne me croyez pas maintenant, vous me donnerez raison à court ou moyen terme. Je voudrais en plus mettre le président BOZIZE en garde, que les gens ne veulent ou pas, tu es le président élu démocratiquement de Centrafrique, tu es un général d'armée. On apprend beaucoup des erreurs des autres, rappelle-toi des Touareg au Mali, ils ont été intégrés dans l'armée, on les a donné des postes de responsabilité, que s'est-il passé après? Le M24 en RDC, notre voisin direct. Ne vois-tu pas un cas similaire avec celui du Mali?

Mbi tènè ti mbi awè!

GOD BLESS CENTRAL AFRICAN REPUBLIC

Pas d'amalgame

Par Ta téné

09/02/2013 10:45

Autant on condamne tous avec la dernière énergie l'attitude anarchiste des rebelle de la seleka qui sèment partout la mort et le désolation, autant abstenons-nous de faire d'amalgames entre ces rebelles barbares et la population d'origine musulmane!à entendre et lire certains ce serait des musulmans qui se seraient soulevés contre le reste de la population centrafricaine!faut et archi faux, le problème est ailleurs et il faudra toucher le vrai fond du mal centrafricain pour mettre fin à ce fléau récurrent pour un renouveau de notre nation hier havre de paix!
Chacun doit y contribuer pour le retour définitif de la paix! que Dieu nous aide

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