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Le gouvernement d'union nationale et la mise en œuvre des accords

Par Source: Leconfident.net - 06/02/2013

En 12 mois de transition, l'équipe Tiangaye doivent valider la feuille de route dense en activités comme le dispose l’article 5 de l’accord politique de Libreville

 

Il est dit que le gouvernement d’union nationale est chargé notamment de: restaurer la paix et la sécurité; organiser les élections législatives anticipées; réorganiser les forces de défense et de sécurité; organiser l’administration territoriale; renforcer le système judiciaire; poursuivre le processus DDR et le RSS; engager des réformes économiques et sociales;

Pourra-t-il le faire en 12 mois?
«A l’impossible nul n’est tenu», dit-on. A voir la liste des activités ci-dessus évoquées et leur ampleur, il y a de quoi s’étonner du réalisme de cette mission à réaliser dans un si court délai. Mais Dieu merci, l’expérience a toujours démontré dans le cas d’espèce que des plans d’action ont toujours excédé les vraies réalités sur le terrain et rares sont les dirigeants qui peuvent se vanter en un mandat de 5 ans ou plus d’avoir épuisé tous les points inscrits dans une feuille de route. A moins d’être malhonnête. Sans pour autant égaler les sept travaux de ce héros mythologique nommé Hercule doué d’une force prodigieuse, la liste des activités dévolues au gouvernement d’union nationale ne demeure pas moins fastidieuse de par la densité et l’ampleur des activités. On sait que les 8 objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ont été ciblés et une échéance variant de 3 à 4 ans a été accordée aux pays pour tenter de les attendre en 2015. Mais, une chose est de programmer, une autre est de réaliser. Le facteur temps est déterminant.

 


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Il faut se mettre au travail
Restaurer la paix et la sécurité
Il est sans doute irréaliste de croire que ce que l’on n’a pas pu réaliser en plusieurs années de mandat le sera en 12 mois. La paix et la sécurité en RCA malgré tous les efforts déployés par les uns et les autres demeurent encore le tendon d’Achille de la RCA. Le gouvernement d’union nationale viendra en 12 mois y ajouter sa contribution dans la recherche de la restauration de la paix et de la sécurité. Le peuple centrafricain l’attend à ce tournant pour relever le "plus" qu’il pourra y apporter.

Organiser les élections législatives anticipées
Dieu merci! L’ANE a déjà vu le jour et constituera un acquis non négligeable permettant au gouvernement Tiangaye d’aller vite en besogne. Mais il faudra compter avec les aléas du moment, car les activités même les mieux programmées, bien huilées trouvent presque toujours des couacs de dernière minute. On espère qu’en professionnel du droit, Me Tiangaye saura prévoir l’imprévisible et aplanir les difficultés qui surgiront tout le long de ce processus hautement sensible que sont les élections. Réorganiser les forces de défense et de Sécurité ; Séléka qui a hérité du département de la défense a l’obligation du résultat en prenant à bras le corps cette institution de l’Etat. C’est un défi qu’elle doit relever, car elle a réclamé la paternité de ce ministère. La porosité des frontières de la RCA, la traque de Joseph Koni de la LRA et les coupeurs de route seront autant de dossiers à traiter et qui attendent des réponses adéquates. La restructuration des forces de défense et de sécurité figureront en bonne place dans le plan d’action de ce gouvernement d’union nationale.

Organiser l’administration territoriale
Il ne sera pas aisé de restaurer l’autorité de l’Etat au vu des évènements avec la destruction des édifices publics, des documents administratifs et autres. Seul le retour à la paix fera revenir les fonctionnaires et agents de l’Etat dans les villes qui ont été touchées par le conflit armé généré par Séléka. C’est un dossier assez lourd à poster. Renforcer le système de professionnel du doit, le chef du gouvernement devra s’employer dans ce court délai à restructurer la machine judiciaire avec l’appui du chef du département que doit être un homme (ou une femme) de droit. Il doit en sa qualité de juriste et démocrate comprendre que la pratique de la justice pour tous, participe de la bonne gouvernance dont il était l’un des farouches défenseurs. De ce côté, on peut lui faire confiance même s’il n’arrive pas à mener à terme sa politique en matière de la restructuration du système judiciaire. On se contentera de la restructuration de ce département qui pèche par son laxisme et sa partialité.

Poursuivre le processus DDR et RSS
Si l’on sait que l’une des causes de la naissance de Seleka s’origine dans la gestion du DDR, le gouvernement d’union nationale devra mettre un accent particulier sur ce secteur sensible pour étouffer dans l’œuf toute autre velléité de nouvelles rebellions. L’Union Africaine, la CEEAC ont invité les partenaires au développement de la RCA à appuyer ce secteur clé dans la pacification du pays. Disposant de moyens conséquents des partenaires, le gouvernement d’union nationale devra d’atteler à remettre sur selle le processus Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS).
Il serait utopique d’attendre des résultats immédiats de ce gouvernement sur les plans économique et social. Toutefois la poursuite des réformes engagées dans ce secteur et un éventuel réaménagement pourront optimiser les rendements de l’économie centrafricaine exsangue et pourront aussi avoir une incidence positive sur le quotidien du centrafricain. Le tissu économique rompu et en proie à la récession pourra se voir impulser un souffle salvateur.

Conclusion
Tout ce programme élaboré et qui devra servir de feuille de route au gouvernement ne pourra atteindre ses objectifs à certaines conditions: que Tiangaye ait les mains libres pour diriger et mener à bon port l’action gouvernementale; qu’il dispose des moyens conséquents pour réaliser cette mission. A cela l’apport des partenaires au développement de la RCA n’est plus que jamais nécessaire sinon indispensable; que la sécurité soit un leitmotiv pour tous les centrafricains ; que la concorde nationale ne soit plus un vain mot. "On juge le maçon au pied du mur" lui a dit, F. Bozizé président de la République. Il doit relever ce défi et prendre à bras, le corps ce lourd héritage dont il ne peut plus se défaire. Il y va de la survie du pays. Le délai est court et il a déjà choisi ses hommes

Comme le dispose l’article 5 de l’accord politique de Libreville sur la résolution de la crise politico-militaire en RCA signé le 11 Janvier 2013 par les différents protagonistes de la scène politique centrafricaine, le gouvernement d’union nationale, en douze (12) mois de transition a reçu une feuille de route dense en activités.

 

 
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