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GUN: La Séléka conteste déjà la composition de la nouvelle équipe

Par journaldebangui.com - 04/02/2013

Le porte-parole des rebelles Christophe Gazam-Béti s'est dit surpris à l'annonce de la formation du gouvernement.

 

Selon RFI, le PM Nicolas Tiangaye a dû grincer des dents lorsque le communiqué annonçant la nomination du gouvernement est passé sur les ondes de la radio nationale pris de court par la lecture du décret présidentiel. Car d’après un opposant «François Bozizé a modifié seul la liste sur laquelle il y avait encore des divergences. Il est passé en force et évidemment il y a un malaise ». La Seleka, elle aussi, affiche son mécontentement. «Nous ne nous retrouvons pas dans ce gouvernement et nous n’y siègerons pas», a affirmé sans détour le général Dhaffane, l’un des patrons de la rébellion.

Christophe Gazam-Béti, porte parole de la rébellion qui a été nommé nouveau ministre de la communication précise que la Séléka ne rejette pas le gouvernement, mais réclame un réaménagement. ‘’Nous avons été surpris que le gouvernement ait vu le jour alors que l’arbitrage définitif n’était pas encore terminé’’. La Séléka indique qu’elle aurait voulu que ses propositions soient prises en compte aussi bien sur le plan qualitatif que quantitatif. ‘’Sur un gouvernement de 33 ministres nous pensons que cinq ministères, c’est un peu limite’’ Indique Christophe Gazam-Béti. Pour les rebelles, avoir le ministère de la défense ne signifie pas que la représentation est suffisante. Christophe Gazam-Béti ne pense pas que le nouveau gouvernement soit totalement en phase avec les accords de Libreville, ‘’nous ne rejetons pas le gouvernement, il faut être constructif mais nous souhaitons qu’un certain réaménagement soit effectué de manière à aller dans le bon sens’’ a t'il ajouté. Les rebelles de la Séléka voudraient une répartition équitable des postes de souveraineté et de gestion économique. ‘’On ne rentre pas dans un gouvernement pour rentrer dans un gouvernement, on rentre dans un gouvernement avec un programme, une vision et une volonté de réussir’’ affirme Christophe Gazam-Béti.

 


© REUTERS
Michel Djotodjia (g) et Christophe Gazam-Béti lors de la rencontre de Libreville
Outre la méthode employée par le président Bozizé, l’opposition politique et la rébellion contestent la répartition des postes. Si en apparence les équilibres semblent respectés, dans les faits, le chef de l’Etat a gardé pour lui certains ministères clés tels que la Diplomatie, la Justice ou la Sécurité. Pour les portefeuilles de la Défense ou des Finances, Michel Djotodjia et Nicolas Tiangaye se retrouvent avec des ministres délégués. Quant au très convoité ministère des Mines, il a été coupé en deux, une partie revenant à la Seleka, une autre à un proche de la présidence.

soulagement social?
La formation de cette équipe était attendue depuis quelques semaines après la désignation d'un premier ministre issu de l'opposition politique. Et à la lecture du décret, tôt dimanche matin, on pensait mettre fin aux inquiétudes des Centrafricains qui commençaient à trouver la mise en place du gouvernement longue. Surtout que l’insécurité s’est accrue, l’administration a été paralysée, les liaisons de tout genre sont devenues quasi inexistantes avec les régions occupées. Cette situation a créé des pénuries ayant provoqué l’augmentation des prix des denrées produites dans ces régions. On espère que les divergences qui semblent naître ne bloqueront pas une fois de plus le fonctionnement de la République Centrafricain dont tous les signaux sont au rouge.

Elles sont au total 33 personnalités à être nommées aux différents postes ministériels. Les nouveaux ministres sont tous issus des 5 entités telles que définies par les Accords politiques de Libreville. Il s’agit notamment de Séléka, l’opposition démocratique, les politico-militaires non armés, la société civile et la majorité présidentielle. La spécificité de ce GUN est que sur 33 personnes, on compte 1 Premier Ministre, 2 Vice-premiers ministres, 1 seul Ministre d’Etat, 22 Ministres et, 7 Ministres délégués. Le patron de la Primature, l’opposant Me Nicolas Tiangaye occupe en même temps le portefeuille des finances et du budget. Le portefeuille de la Défense a été attribué au président de la Séléka, Michel Djotodia, également nommé premier vice-premier ministre.

 

 
MOTS CLES :  Gunt   Bozizé   Tiangaye   Séléka   Populations 

6 COMMENTAIRES

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PENSER D'ABORD AU PEUPLE

Par noumeva

04/02/2013 18:14

Je suis entrain de me demander si le soit disant Séléka ainsi que le Me Tiangaye se basent sur la loi fondamentale pour réagir ainsi à la promulgation de ce gouvernement. Ces derniers doivent savoir que toutes les cinq entités sont représentées dans ce gouvernement, alors" Gnè la ala yé gné?" Les centrafricains ont besoin de la paix, ils veulent vivre comme sous d'autres cieux, ils veulent construire l'avenir de leurs enfants. En voulant trop gagner, on finit par perdre. Alors, je vous conseille d'intégrer ledit gouvernement et de commencer à travailler car on a besoin de vous voir à l'oeuvre tout comme le premier ministre. Ce qui est sûr, on vous a vu sur le terrain de la rébellion, on a aussi vu Me Tiangaye à l'oeuvre devant les tribunaux, mais sachez que ce n'est pas la même chose pour gérer un ministère. On ne gère pas un ministère avec des kalachnikov, ni des lance-roquettes, ni des grenades,ni des lois. Mais plutôt avec des programmes, des textes qui régissent la gestion dudit ministère. Entre la gestion d'un cabinet d'avocat, la gestion d'une rébellion( des hors la loi autrement dit) et la gestion d'un ministère avec tout ce qui suit, il y'a un grand décalage. Un adage dit qu'un voyage de mille kilomètres commence toujours par un premier pas. Vous avez commencé par une(1) coalition de trois(3) groupes rebelles, vous arrivez à cinq(5) postes ministériels. Alors comme vous avez fait votre preuve en trois(3) pendant un mois et demi et que vous obtenez cinq(5) postes, continuez ainsi peut-être dans un an à la formation du nouveau gouvernement vous aurez plus ie 5+. Pourvu que vous répétez la même prouesse comme vous avez fait dans la brousse car les centrafricains vous tiennent à l'oeil.
Toutefois de grâce, je vous demanderais de cesser avec ce tapage inutile, d'accepter les postes affectés et vous mettre résolument au travail. Cette demande s'adresse aussi au Me Tiangaye. Pensez d'abord au peuple qui est entrain de souffrir surtout dans les régions sous votre (Séléka) contrôle. Il y'a un temps pour tout, un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix, un temps pour diviser et un temps pour se réconcilier, un temps pour s'imposer et un temps pour faire de concession.
"Singuila na ala".

GOD BLESS CENTRAL AFRICAN REPUBLIC

A toi Noumeva

Par Mbinga zo

04/02/2013 20:13

Voilà un piètre bozizémaniaque qui parle.
Tiangaye n'a jamais été de Seleka.Et je ne suis pas son partisan non plus. L'accord de Libreville est une ineptie totale qui ne règle et ne règlera en rien les causes profondes des crises militaro-politiques incessantes de notre pays. Et d'ailleurs c'est bien fait pour la gueule de Tiangaye et autres, qui se sont fait faire à l'envers avec une bonne couche de valesine à Libreville et maintenant totalement à sec. Ca leur apprendra.
Pour moi, François Bozizé n'est pas à sa place. Il en est arrivé là par maraudage et pure bêtise de certains compatriotes, qui ont naïvement cru en ses capacités. Ceux là même qui se mordent les doigts aujourd'hui. Je les renvoie à la déclaration du 7 décembre 2002 à Gonesse.
Alors dites-moi sincèrement sans passion cher Noumeva, Francois Bozizé a t-il réeellement apporté quelque chose à ce pays depuis 2003? Si vous dites oui, c'est que vous êtes véritablement imbécile et satanique. Il doit partir et partira par la force des armes. D'autres centrafricains plus déterminés sont là. Après avoir humiliée l'armée, on verra bien si les mercenaires sauverons son fauteuil. Les revenus du pétrole qu'il lorgne tant lui passeront sous le nez et qui sait sur sa tombe prochaine.
Vous le répétez si bien qu'il y a un temps pour tout? Eh bien il y arrivera le temps que ce diabolique s'efface. Dieu est plus Grand.

LE PEUPLE AURA LE DERNIER MOT

Par feidy

04/02/2013 21:06

je ne sais pas si je rêve mais trôp c'est trôp qu'est ce que vous voulez au juste
le président est entrain d'appliquer à la lettre les accords de libreville .c'est une première au monde de donner du crédit à des assassins , voyous et brigands de grand chemin tout le monde à compris qui est derrière tout ça sachez qu'un jour le peuple vous demandera des comptes alors moi à votre place il serai mieux de commencer à faire votre preuve il vient de le souligner pour frère c'est pas avec des lances roquette qu'on developpe un pays c'est trôp facile de prendre des armes et faire peur à tout le monde vous avez la chance car le peuple centrafricain n'aime pas la violence mais un jour viendra car un homme ne pourra assister tout le temps aux viols de sa femme ses enfants et aux assasinats des siens
vraiment vous ne manquez pas de culot est ce que vous mériter plus que des centrafricains qui ont faits des études ou qui ont souffert pour assurer la continueter ddes services de l'etat au moment ou vous voler et violer vos propres soeurs quel honte
le peuple est souverain n'oublier pas

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