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Instabilité: L’Egypte s’enfonce dans le chaos!

Par Alain Georges Lietbouo - 01/02/2013

Deux ans après la révolution de la place Tahrir au Caire qui a fait partir Hosni Moubarak, la rue continue de gronder et les morts se comptent par centaines

 

Deux ans après la révolution de la «Place Tahrir», au Caire, les Egyptiens vivent à l'heure d'une anarchie rampante. Sur fond d'instabilité politique, voilà dix jours que des affrontements de rue installent un climat de violence, qui achève de détériorer une situation économique catastrophique. Ces jours derniers, la violence de rue a redoublé: pas moins de 50 morts dans les grandes villes du pays. Au départ, une décision de justice perçue comme inique: 21 condamnations à la pendaison de jeunes gens arrêtés l'an passé à Port-Saïd lors d'une chasse à l'homme, à l'issue d'un match de football – qui s'était, elle, soldée par 74 tués. Port-Saïd, mais aussi Suez, puis Ismaïlia, les unes après les autres, les villes du canal de Suez se sont embrasées. L'armée a dû s'y déployer et déclarer le couvre-feu. La violence a gagné le Caire, où, durant plus de deux heures, la police a laissé, mardi, des émeutiers piller en plein jour l'un des plus grands hôtels de la capitale, Le Sémiramis. Le chef des forces armées était sans doute plus près de la réalité quand il a lancé, un cri d'alarme: la crise politique actuelle peut conduire à «un effondrement de l'Etat» a dit le général Abdel Fattah Al-Sissi. Reçu quelques heures à Berlin, mercredi 30 janvier, le président Mohamed Morsi s'est voulu rassurant: le pays "est sur le point de parvenir à une saine gouvernance et de devenir un Etat de droit"

 


© afp
Les villes d'Egypte sont en ebullition
Les solutions dans la négociation?
Ces violences, les plus meurtrières depuis la présidentielle de juin, se déroulent sur fond de forte contestation du pouvoir de Mohamed Morsi, premier président islamiste et civil d'Egypte, et de sévère crise économique. Dans un document signé au terme de la réunion sous l'égide du chef d'Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayyeb, les participants ont "dénoncé la violence sous toutes ses formes", et promis de s'abstenir de toute incitation à la violence. Ils ont également souligné la responsabilité de l'Etat et de son appareil sécuritaire de protéger les citoyens. Nous sommes sortis des discussions sur une note d'optimisme malgré les difficiles défis que nous affrontons, a déclaré Mohamed ElBaradei, figure de proue du FSN. Il a fait état d'"une entente" pour régler les "différends par les moyens pacifiques", quelques jours après avoir rejeté un appel au dialogue, lancé par Mohamed Morsi. Nous travaillons pour sauver l'Egypte, a déclaré pour sa part Amr Moussa, un autre dirigeant du FSN. Bien que ces discussions soient en cours, une grande marche est prévue ce vendredi 1er février.

 

 
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