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RCA: Séléka exige le départ des soldats ougandais et sud-africains

Par Lucie Nkouka avec agences - 19/01/2013

De son côté, le président Bozizé a demandé à la coalitionde se retirer des villes occupées et déposer les armes

 

A peine la nomination de Nicolas Tiangaye au poste de Premier ministre du gouvernement d'union nationale a été officialisée par un décret présidentiel signé à Bangui, la coalition rebelle Séléka qui a pris les armes début décembre pour renverser le président François Bozizé a exigé le départ des soldats ougandais et sud-africains de la République centrafricaine (RCA). Pour affronter la menace de l'alliance rebelle qui a pris le contrôle de plusieurs villes importantes du pays, le président Bozizé avait reçu, outre l'appui de l'armée tchadienne, des renforts de 400 soldats sud-africains. Séléka l'accuse aussi d'avoir sollicité les services des forces ougandaises déployées dans l'Est de la RCA pour traquer la rébellion de Joseph Kony.

 


© afp
Les soldats sud-africains présents à Bangui
«On a donné un délai de sept jours. Ce délai expire ce jour (vendredi 18 janvier). Donc, à partir d'aujourd'hui, les Ougandais et les Sud-africains doivent quitter notre pays. Pas les Tchadiens, parce que les Tchadiens font partie de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, organisation régionale à laquelle la RCA appartient, NDLR)», a prévenu le colonel Michel Narkoyo, porte- parole militaire de la rébellion. Laquelle s'est félicitée de la publication de l'acte de nomination officielle de Nicolas Tiangaye, désigné lors des discussions menées dans la capitale gabonaise sous l'égide des chefs d'Etat de la CEEAC réunis en sommet extraordinaire du 10 au 12 décembre. Elle se dit disposée à renoncer à son projet de bouter François Bozizé au dehors si les décisions prises sont appliquées. «Si tout est résolu, il n'est plus question de prendre les armes. On va régler pacifiquement notre problème», a laissé entendre le colonel Narkoyo. Mais, un avertissement est lancé au chef de l'Etat que «s'il ne respecte pas les accords, personne ne lui dira, il y aura la crise totale».

L'alliance rebelle qui contrôle plus de la moitié du territoire centrafricain jusqu'aux portes de la capitale Bangui, s'est engagée à observer un cessez-le-feu d'une semaine, dans la perspective de l'application des décisions prises, dont la formation d'un gouvernement d'union nationale. Elle a demandé et a obtenu également la libération des centaines de personnes arrêtées par les autorités à Bangui, dans la foulée de la riposte à l'offensive de la rébellion.

De son côté, le président Bozizé qui se dit prêt à libérer les détenus a demandé à la coalition Séléka de se retirer des villes occupées et déposer les armes. «Je suis prêt à le faire à la seconde, mais vous avez encore les armes, vous avez les hommes qui ne sont pas encore cantonnés. Je vous donne ma parole, faites votre part et moi aussi je fais le mien, c'est pas compliqué», a déclaré François Bozizé.

 

 
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