DOSSIERS  |     DOSSIERS+  |     FORUM BRAZZAVILLE  |    

Djohong et Ngaoui: la crise centrafricaine en terre camerounaise!

Par Edith Anaelle Makong, Intégration - 18/01/2013

L’histoire des conflits en Rca passe également par ces deux villes de la Région de l’Adamaoua, frontalières avec le pays de François Bozizé

 

Tout commence le 25 mars 2005. Des rebelles attaquent Djohong et Ngaoui. Ces deux localités camerounaises sont situées dans le département du Mbéré, à la limite de la région de l'Adamaoua et de la Rca. Pendant cette attaque, les rebelles tuent le chef du village de Yarman III dans le voisinage de Djohong. Peu avant, à Baboua, à 10 km de Djohong, ces malfaiteurs enlèvent cinq enfants qu’ils promettent de remettre contre le paiement d'une rançon.

 


© Intégration
Article paru dans le numéro d'Intégration en kiosque
Le lendemain, dans les villages camerounais d'Ouro-Ade et Djabori, deux autres villageois sont tués et une dizaine d'enfants enlevés. Selon le lamido de Djohong, Marius Yaya Doumba, «il s'agirait d'anciens militaires tchadiens qui ont aidé François Bozizé à prendre le pouvoir en Centrafrique. Déclarés persona non grata en Rca et au Tchad, ils ont trouvé un terrain fertile dans cette partie de notre territoire pour perpétrer leurs crimes». Pour le Hcr à Yaoundé, le fait que 15.000 Camerounais et 3000 Centrafricains soient déplacés par peur à la suite de cette montée de l'insécurité rendait cette situation sérieuse.

Pour autant, ces forces armées incontrôlées ne sont pas les seules menaces à la paix à la frontière du Cameroun et de la Centrafrique. En mars 2001 déjà, au prétexte que la frontière avait été «déplacée» par les autorités camerounaises, des militaires centrafricains conduits par le préfet de Bouar avaient franchi la frontière à l’Est du Cameroun, sans grande conséquence heureusement. Le gouverneur de l'Est à l'époque, Martin Tanyi-Tiku Baye Arikai, expliquait alors qu'il aurait été difficile de s'en prendre aux populations civiles camerounaises, «parce que ce sont les mêmes familles qui vivent des deux côtés de la frontière». Une communauté ethnique qui sert parfois à masquer l'immigration clandestine.

 

 
MOTS CLES :  Centrafrique   Crise   Cameroun   Adamaoua   Garoua Boulaï 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

A savoir

  • Directeur Gérant Global Communications Sarl
  • Directeur de publication du magazine INTEGRATION
  • Tél: +237 33 01 90 46; +237 99 93 10 42; +237 76 20 37 09
  • courriel: globcoms@yahoo.com
  • integration@integrationafrica.org
  • Site Internet: www.integrationafrica.org

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués