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Centrafrique: On attend le nouveau gouvernement de transition

Par Lucie Nkouka - 18/01/2013

Le nouveau PM a au plus tard 72 heures pour constituer un gouvernement avec la participation de toutes les composantes de la société

 

Le nouveau premier ministre a pour mission de former dans les prochains jours un gouvernement d’Union nationale. La transition va durer 12 mois et aboutira avec l’organisation des élections législatives anticipées. Les membres de ce gouvernement, dont le Premier ministre ne se présenteront pas à ces élections d’après les termes de ces accords de Libreville qui interdisent au président Bozizé de dissoudre ce nouveau gouvernement et de limoger le premier jusqu’à la fin de la période de transition. C’est dans les 48 à 72 prochaines heures que le nouveau Premier ministre va mettre en place son gouvernement. Selon le Président, ce gouvernement va compter 30 membres. 12 postes sont revenus à la majorité présidentielle. Les 18 autres seront repartis entre l’opposition démocratique, la coalition Séléka, les politico-militaires, et la société civile, soit cinq pour l'opposition démocratique ainsi que la coalition Séléka. Le groupe politico-militaire aura quatre places dans ce gouvernement de transition de même que la société civile. En plus de la perspective de formation du gouvernement de transition, "le plus dur commence", a confié le nouveau Premier ministre à l'AFP. "Le problème que le gouvernement doit résoudre en urgence, c'est la pacification du pays et la restructuration de l'armée. Car sans la paix, on ne peut rien. Ensuite, il faudra conduire le pays vers les législatives dans un proche avenir et prendre des mesures économiques et sociales pour relancer le pays", a-t-il ajouté.

 


© cap
Le nouveau PM de Centrafrique Nicolas Tiangaye
La mise en œuvre du reste des accords
Au terme de la signature du décret de nomination le président Bozizé n’est pas allé par quatre chemins pour donner son avis sur la prochaine charge de son nouveau PM. "Nous allons nommer Me Nicolas Tiangaye. Tiangaye est fils du pays. Il a travaillé. Il veut de ce poste. Pas de palabres. Nous lui souhaitons bonne chance" a affirmé M. Bozizé soulignant,"il sera au pied du mur, et où voit-on le maçon?". "Si le gouvernement ne travaille pas pour le peuple, s'il travaille pour ses poches, ou n'exerce pas dans le sens de l'intérêt national, cela ne servira à rien", a-t-il prévenu. Lors de cette réunion d’hier au Palais de la Renaissance, le responsable de la coalition Séléka, Michel Ndjotodia, a réaffirmé, son accord pour le choix de Nicolas Tiangaye, et a par la suite demandé la libération des détenus politiques. "C'est sans ambigüité, sans contrainte que nous avons choisi Me Nicolas Tiangaye pour le poste du Premier ministre. Je profite de cette occasion pour demander au président de la République de libérer tous les détenus politiques qui croupissent sous les verrous", a dit Michel Ndjotodia. En retour, le président Bozizé qui se dit prêt à libérer les détenus a demandé à la coalition Séléka de se retirer des villes occupées depuis plus d'un mois et de penser au désarmement des hommes armés. "Je suis prêt à le faire à la seconde, mais vous avez encore les armes, vous avez les hommes qui ne sont pas encore cantonnés. Je vous donne ma parole, faites votre part et moi aussi je fais la mienne, ce n’est pas compliqué", a déclaré François Bozizé.

Un autre chef rebelle, le général Mahamat Moussa Dhaffane, en uniforme, a assuré: "le vrai mal de notre pays c'est l'exclusion. On n'est pas rebelle par conviction (...) Nous sommes d'accord pour que les choses changent. M. le président, changez! Nous aussi nous changerons. Le pays a besoin de paix et de développement économique. Je veux qu'on lègue à nos enfants un pays paisible et prospère".

L’accord de Libreville signé le 11 janvier dernier exigeait un cessez-le-feu immédiat et prévoyait aussi le retrait de toutes les forces militaires étrangères de Centrafrique, à l’exception de celles des Etats de l’Afrique et la poursuite du désarmement des rebelles.
Lors de cette deuxième assise de la CEEAC sur la crise centrafricaine, Nicolas Tiangaye, avocat, était le chef de la délégation de l’opposition politique centrafricaine. Historiquement, il fut également Président de l’Assemblée nationale de transition, après la prise de pouvoir par coup d’Etat du général François Bozizé en 2003.

 

 
MOTS CLES :  Transition   Pm   Gouvernement   Seleka 

1 COMMENTAIRES

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La compétence est de rigueur

Par MBA

21/01/2013 19:56

Le monde entier à le regard sur nous,il faut des gens compétents,pour un gouvernement crédible.l'homme qu'il faut à la place qu'il faut.chaque ministre doit justifier son patrimoine,son avoir au niveau de son compte en Banque,une enquête de moralité de chacun
des ministres.

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