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Centrafrique: zoom sur la «ligne rouge» à Damara

Par Fred Krock,Afrik.com - 15/01/2013

La ville est située à 75 kilomètres de la Bangui et est le point d’interposition à ne pas franchir par les belligérants dans la crise

 

La ligne rouge de Damara est une manifestation de la volonté des chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), qui le 21 décembre 2012, au Tchad, ont convenu d’assurer l’interposition entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et les rebelles de la coalition Séléka dans la crise centrafricaine en attendant la tenue du dialogue qui aura lieu à Libreville. Le général Jean Félix Akaga est le commandant des Forces multinationales de l’Afrique centrale (FOMAC) à Bangui. Il a indiqué que son institution militaire a reçu mandat de s’interposer entre les FACA et les rebelles. C’est ainsi qu’il avait été érigée à Sibut, ville située à 187 kilomètres à l’Est de Bangui, une barrière sous le contrôle des contingents tchadiens de la FOMAC.

 


© afrik.com
Lors de la visite du général Jean Félix Akaga, commandant de FOMAC, près de Damara
Il a fait savoir qu’à Sibut, le mandat qui lui a été donné n’était pas bien défini d’où le second mandat délivré toujours par les chefs d’Etat de la CEEAC au sujet de l’interposition. A ce titre, la FOMAC ne devait laisser ni les FACA, ni les rebelles à franchir la ligne d’interposition jusqu’à la tenue du dialogue de Libreville. Mais, «pour des raisons purement opérationnelles» la ligne rouge a été délocalisée au niveau de Damara, ville située à 75 kilomètres de Bangui. Le général Akaga avait rassuré lors d’une descente des journalistes nationaux et internationaux à Damara que «les rebelles ne marcheront pas sur Bangui».

Evidemment, il y a de bonnes raisons pour croire à la parole du commandant de la FOMAC. Plus de trente véhicules Land Cruiser ont tous été chargés d’armements lourds de tous les calibres. C’est sur une longueur d’une cinquantaine de mètres que ces véhicules alignés au bord de la route, étaient disposés pour accueillir les journalistes, à dix kilomètres de l’entrée de la ville. En outre, d’autres véhicules et des chars sont stockés à la base de la FOMAC, à Bangui. En parallèle, plus de quatre-cents hommes du contingent tchadien étaient déjà basé à Damara avant que 120 hommes du contingent congolais ne les rejoignent le 2 janvier dernier. Par ailleurs, le contingent gabonais arrivé lui aussi, le 1er janvier, est basé au camp de la FOMAC, à Bangui et attend d’être déployé à Damara au moment opportun. Cet effectif est appuyé par une compagnie de parachutistes camerounais qui est arrivé les jours suivants à Bangui.

Le général Akaga a indiqué qu’une éventuelle intervention aérienne est envisageable en fonction de ce que les rebelles de Séléka vont présenter; si jamais ils attaquent Damara. Et ce, ajoutant que la barrière qui couvre la ville de Damara et ses environs, est tout aussi valable pour le passage des rebelles que des FACA.

 

 
MOTS CLES :  Ligne Rouge   Séléka   Faca   Damara 

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Vingt-et-un défis majeurs à la construction d’une paix durable

Par Le Juif Noir

18/01/2013 14:59

Vingt-et-un défis majeurs à la construction d’une paix durable


Paix et droits de l’Homme. Les paix sans droits de l’Homme préparent toujours tôt ou tard des retours prévisibles à la guerre. A la lumière des expériences passées - tant positives que négatives - comment faire pour mieux promouvoir le respect des droits de l’Homme ? Quelles stratégies pour faire progresser la connaissance et la pratique des Droits de l’Homme ? Quels sont les réseaux, les mécanismes et les programmes d’éducation aux droits de l’Homme existants au niveau national, régional et continental? Que faire pour les renforcer ?


La gouvernance. Longtemps stigmatisé par certains dirigeants comme une nouvelle conditionnalité imposée par les partenaires de la coopération au développement, le concept de gouvernance est aujourd’hui généralement accepté par tous comme un moyen efficace pour rompre le cercle vicieux de la pauvreté et de l’instabilité. Autour de quels piliers devrait être fondée la gouvernance ? Autour de l’affirmation de la légitimité, c’est-à-dire la mise en œuvre de règles explicites de désignation et de contrôle de ceux qui exercent l’autorité ? De la transparence ? De la responsabilité ? De la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ? De la fonctionnalité ? De la participation ?


Instaurer la légitimité de l'Etat. L’Etat est souvent au centre des conflits. Comment restaurer la légitimité de l’Etat ? Comment garantir le droit des minorités ? Quelles réformes institutionnelles ? Quelle reconstruction institutionnelle ? Quels nouveaux modes de relations entre l’Etat et la société ? La reconstruction de l’Etat est elle indissociable de la formation des cadres et de la simplification des structures étatiques ? Peut-on faire l’économie d’une décentralisation ? La création d’une gouvernance régionale apparaît en même temps comme la voie de l’avenir. Quels sont les défis à relever à ce niveau ?


Lutte contre l'impunité et réconciliation. La réconciliation nationale passe par la justice et non par l'oubli. Mais comment concilier exigence de justice et impératifs de réconciliation politique ? Comment rendre justice quand les appareils judiciaires sont fragiles ?


La mémoire. La manipulation de la mémoire et de l’histoire officielle dans les pays en conflits fait de certains peuples des ennemis héréditaires. Comment construire une mémoire plus juste, qui tout en intégrant l'histoire des massacres permettrait de bâtir des projets communs et non d’entretenir la vengeance ?


Les victimes. Il est fondamental de panser autant que faire se peut les blessures des victimes: créer des centres d'accueil et favoriser l'adoption des orphelins, donner des compensations matérielles, accompagner tout particulièrement les femmes victimes de viols. Quelles sont les bonnes pratiques en la matière ? Quelles réhabilitations pour les victimes ?


Les réfugiés et les déplacés. La plupart des pays en conflits sont à la fois des producteurs et des récepteurs de réfugiés et de déplacés. La construction de la stabilité passe par la réintégration et la réinsertion économique et sociale de ces réfugiés et déplacés dans leurs pays. Quelles leçons tirer des programmes et actions réalisées ?

La société civile. Le renforcement des associations de la société civile est un chantier stratégique. Celle-ci pouvant favoriser notamment la promotion d’une culture de la paix et la reconstruction du tissu social.


Les médias. Les médias ont parfois jeté de l’huile sur les conflits qui ont déchiré la région. Que faire pour transformer les médias en vecteurs de paix ? Mieux former les journalistes ?


Ressources naturelles. "Sang du cacao", "diamants de sang", "pierres de la mort", ou autres "gemmes de la guerre" ... la floraison de ces expressions reflète une réalité : le contrôle des ressources naturelles (diamant, or, pétrole, etc.) est au cœur d’un certain nombre de conflits et de la mort de millions d'Africains. Quelles mesures envisager pour promouvoir la responsabilité sociale des entreprises, notamment aux niveaux de la transparence dans l’acquisition des concessions minières, dans les relations avec les gouvernements ? Que faire pour développer une meilleure coopération des banques afin de traquer les détournements de fonds ?


Les terres. La terre est l'un des enjeux cruciaux au cœur de nombreux conflits. Quelles politiques mettre en œuvre pour résoudre cette question ? Quelles réformes ? Comment promouvoir l’accès de tous à la terre?


Le partage pour la paix. Quatorze pays africains font partie de la catégorie des Pays pauvres très endettés (PPTE). Cette pauvreté a souvent fait le lit de la guerre. Il n'y a pas de paix durable qui institutionnalise l'injustice ou qui attribue les fruits de la rente à un camp victorieux. Quel projet mettre en route pour assurer à tous un revenu minimum d’existence pour la paix ?


L’environnement. Les dégradations environnementales peuvent être, tout à la fois, cause et conséquence de situations conflictuelles. Comment à la fois assurer l’exploitation des ressources naturelles afin de réduire la pauvreté tout en préservant l’environnement ?

La sécurité alimentaire. Les situations de famine persistent dans certaines régions. Les conditions climatiques, les invasions de criquets et autres "calamités" dont souffre le continent n'expliquent pas à elles seules ces situations extrêmes. Les situations de famine sont la plupart du temps, davantage les conséquences des actions humaines que des aléas climatiques. Comment assurer la sécurité alimentaire ?


Le défi urbain. De 1959 à 1995 la population africaine a été multipliée par trois, celle des villes par neuf. L'urbanisation accélérée de l’Afrique a un impact sur la gestion des villes (question foncière, accès aux services de base, étalement des bidonvilles). Elle pose également des questions plus globales relatives à un certain apartheid sociale (cloisonnement des espaces et des quartiers), à la gestion locale et aux liens ville-campagne. Comment relever ces défis ?


Les jeunes. 44% des Africains sont âgées de moins de 15 ans. Cette réalité constitue-t-elle un risque ou plutôt une opportunité. Si les cerveaux des guerres sont toujours des adultes, les exécutants sont des jeunes sans perspectives d’avenir. Quels politiques et programmes pour combattre la marginalisation de la jeunesse africaine ?


Les femmes. Les femmes payent un lourd tribut pendant les conflits. Le viol étant de plus en plus utilisé comme arme de guerre pour détruire des familles et des communautés, il n’est pas rare que les femmes subissent des violences d’ordre sexuelles. Comment prévenir ces actes ? Quelle réhabilitation pour la victimes ? On a assisté ces dernières années à l’émergence de mouvements de femmes pour la paix. Comment valoriser leur participation aux processus de paix ? Comment articuler les initiatives existantes des femmes en matière de prévention et de résolution des conflits ?


La prolifération et la circulation des armes légères. Dans la plupart des conflits en Afrique les armes légères sont l’armement de base des combattants. Elles sont également à l’origine de la majorité des pertes en vies humaines. Quelles sont les sources de cette prolifération ? Quels sont les facteurs et les activités favorisant cette prolifération ? Quel cadre régional mettre en place pour lutter contre cette prolifération ? Comment informer, sensibiliser les populations à tous les niveaux (femmes, jeunes, décideurs, leaders d'opinion, autorités religieuses coutumières, militaires, médias, partenaires locaux et étrangers, etc.), sur le phénomène de la circulation et la prolifération illégale des armes légères ?


La réinsertion sociale des anciens combattants. Les programmes DDR constituent un instrument important de gestion des sorties de conflits armés. Quels sont les enseignements que l’ont peut tirer des expériences passées ou en cours ? Ces programmes intègrent-ils suffisamment les données socioculturelles locales ? Contribuent-ils à créer les conditions professionnelles et économiques minimales au retour à la paix ? Quels sont les défis persistants à relever dans ce domaine ? En quoi une base de données continentale permettrait-elle de capitaliser les différentes expériences nationales ?


Sécurité collective. La sécurité demeure l’une des questions majeures en Afrique. Dans son effort de prévenir et de résoudre les conflits sur le Continent, l'Union africaine a mis en place une nouvelle architecture pour la paix et la sécurité. Cette nouvelle dynamique est une étape positive. Quelles stratégies et politiques mettre en œuvre sur le court et le long terme pour soutenir cette dynamique ? Le devoir de protéger est aujourd’hui reconnu dans les textes internationaux. Comment faire bon usage de l’accompagnement international ?


Les frontières. Certains conflits tiennent à des problèmes de frontières. La plupart de ces frontières-lignes tracées par les puissances coloniales, elles ne reflètent pas toujours ni la géographie, ni l’histoire des pays. Conséquence : certains pays ont du mal à s’accorder sur leurs tracés. Ils ont même parfois une lecture et une interprétation différente des textes hérités de la colonisation régissant les frontières. Quelle est la fonction de ces frontières ? Peuvent-elles évoluer ? Quelle solution viable pour favoriser l’émergence de frontières pacifiées et sereines ?

La Paix en Centrafrique

Par NGUEREMALI

19/01/2013 13:21

Bonjour,

Cette pétition, la Paix en Centrafrique, est un geste de solidarité citoyenne internationale.

http://www.avaaz.org/fr/petition/La_Paix_en_Centrafrique/?cZWUDab

Merci pour votre soutien et pour les Centrafricains.

Cécile NGUEREMALI

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