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Tunisie: deux ans de révolution avec un goût d’inachevé

Par Alain Georges Lietbouo - 14/01/2013

14 janvier: les Tunisiens célèbrent l’anniversaire de la révolution qui a mis fin au régime de Ben Ali

 

La Tunisie commémore les deux ans de la révolution qui auront marqué le début des Printemps arabe. Le 14 janvier 2011, Zine el Adbidine Ben Ali s’envole en effet vers l’Arabie saoudite et les Tunisiens découvrent alors avec euphorie le goût de la liberté. À la suite des élections démocratiques organisées le 23 octobre 2011 pour élire une Assemblée constituante, une coalition est formée pour diriger le pays. Elle est constituée du parti islamiste Ennahda, sorti majoritaire du scrutin, des partis laïcs Ettakatol et le Congrès pour la République (CPR). Cette coalition a pour mission de conduire les affaires du pays en attendant la rédaction d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections présidentielle et législatives. Les trois partis au pouvoir font cependant face à des défis majeurs. Beaucoup de Tunisiens attendent avec impatience qu’ils apportent des réponses aux questions qui étaient au cœur des revendications de la révolution tunisienne.

 


© afp
Deux ans déjà que le président Ben Ali est parti
La montée des salafistes
L’une des plus grandes craintes des révolutionnaires est de vivre la montée des islamistes. Depuis l’arrivée d’Ennahda au pouvoir, la mouvance salafiste est montée en puissance en Tunisie, faisant une entrée fracassante dans la vie publique. Les salafistes se sont attaqués en premier lieu à des manifestations culturelles. On se souvient notamment de l’agression contre certaines œuvres exposées en juin 2012 au palais Abdellia à La Marsa, une banlieue de Tunis. Après la diffusion sur Nessma TV du film "Persépolis" de l’Iranienne Marjane Satrapi, des salafistes s’étaient également attaqués au siège de la télévision. Ces islamistes radicaux s’en sont également pris au spectacle de l’artiste tunisien Loutfi Elabdalli, et au film de la réalisatrice tunisienne Nadia al Fanni. Le 12 décembre 2012, ils ont à nouveau fait parler d’eux quand des émeutes anti-américaines qui ont gagné les grandes villes du monde musulman. En plus de cette préoccupation d’ordre religieux, on n’est pas loin de la grogne sociale. En effet de nombreux jeunes qui ont pourtant largement soutenu la révolution continuent d’être sans emplois. Selon les chiffres officiels publiés par le ministère du Travail, on comptait en février 2011, 187 442 demandeurs d’emploi. Un an plus tard, en février 2012, ils ne sont pas moins de 300 637, soit une hausse de 37 %, dont plus des deux tiers sont diplômés.

 

 
MOTS CLES :  Tunisie   Revolution   Anniversaire 

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