NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Centrafrique: fume-t-on le calumet de la paix à Libreville?

Par Lucie Nkouka avec agences - 11/01/2013

Un cessez-le feu provisoire, un gouvernement d’union nationale,… une légère détente s’observe dans les pourparlers de paix, mais aucun document signé

 

Les difficiles pourparlers centrafricains de Libreville ont évolué vers un accord pour un cessez-le feu provisoire d'une semaine avec le régime du président François Bozizé. La rébellion Séléka n'exige par ailleurs plus le départ du président François Bozizé. "Nous allons donner notre accord de principe pour un cessez-le feu d'une semaine et observer sa bonne foi (du président François Bozizé). S'il nous la prouve, nous allons revenir à Libreville pour signer définitivement le cessez- le-feu, a déclaré le porte-parole Nelson Djadder jeudi soir à Libreville. On pourra ainsi laisser une place légitime à la Force multinationale de l’Afrique centrale (FOMAC). Ainsi, la Séléka souligne avoir lâché du lest dans le cadre de la poursuite des discussions entamées mercredi sous les auspices du comité de suivi de l'accord global de paix inter centrafricains de 2008 de Libreville, présidé par le chef de l'Etat du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso.

 


© ap
Les participants autour de la table des négociations
Les conditions des rebelles
Le Séléka qui visiblement semble en position de force, entend conditionner le cessez-le-feu provisoire: "les forces mercenaires venues d'Afrique du Sud doivent quitter le territoire centrafricain, les prisonniers politiques doivent être libérés sans conditions pendant la même période", a avancé M. Ndjadder dont l’équipe demande également la nomination d'un nouveau Premier ministre issu de l'opposition centrafricaine durant cette trêve. Il est fait mention d’une clause selon laquelle le premier ministre nommé ne pourra pas limoger. On s’acheminerait ainsi vers la concession qu’avait proposé le président Bozizé de former un gouvernement d’union nationale. Ils ont aussi demandé la révision de la Constitution pour abroger la disposition donnant le pouvoir au chef de l'Etat de nommer et de destituer le Premier ministre. Les rebelles exigent en outre la levée des barricades dressées par les partisans de François Bozizé dans Bangui, la capitale, l'unique ville dont il a encore le contrôle.

 


© ats
Vue de la table des pourparlers avec les chefs d'Etat de la Ceeac
Retour de la population?
De l’avis des observateurs participant à la rencontre de Libreville, qui pensaient mercredi soir que les pourparlers étaient mal engagés, l’accord de principe d’un cessez-le-feu est très important. «Il pourrait aider à calmer l'anxiété des gens qui ont vraiment peur (...). Que les forces se retirent sur des positions neutres et que les gens puissent revenir chez eux", a suggéré la Représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en République centrafricaine, Margaret Vogt présente au Gabon. Reste à savoir si, en un délai de sept jours de cessez-le-feu, les nombreuses conditions militaires et politiques posées par les rebelles seront satisfaites à temps par un régime qu'ils accusent régulièrement de duplicité. C’est ainsi que le porte parole de la Séléka a réaffirmé que, nous avons la possibilité de marcher sur Bangui mais par respect des chefs d'Etat de la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale) nous allons démontrer que nous voulons la paix même si mercredi soir au premier jour des discussions, chacune des délégations campait sur ses positions. Les rebelles du Seleka avaient même ajouté, que le président centrafricain fasse l’objet d’une procédure devant la CPI.

A Libreville, ce vendredi matin, les discussions se poursuivent, mais on n'espère pas qu'un document sera signé et les supputations vont bon train sur le contenu de la déclaration finale qui est attendue à l'issue de ces trois jours de négociations. Les médiateurs espéraient au moins obtenir un cessez-le-feu de la part des protagonistes afin de permettre aux populations civiles, déplacées par les combats, de regagner leurs villes et villages, désormais, c'est chose faite."C'est un objectif très modeste, ensuite on pourra parler du reste", a ajouté la Représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Margaret Vogt.
 
MOTS CLES :  Bozizé   Séléka   Négociations   Pourparlers   Libreville 

2 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

Les linges sales se lavent en famille!

Par wanto

11/01/2013 17:46

Je pense que nous CENTRAFRICAINS,nous sommes capables de faire la paix des BRAVES,aussi bien que les autres pays de la sous région qui ont connu des troubles graves comme nous;Pensons à nos enfants,femmes,frères,cousins,parents qui souffrent dans la brousse sans nourriture,sans soins,abandonnant leur village,champs....UNISSONS NOUS,DANS LA DIGNITÉ ET le travail POUR SAUVER NOTRE patrie:vive la RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE. GREG.MALEKOUDOU.

Victoire

Par Sokaye

11/01/2013 19:36

La paix a triomphé. Et le peuple s'en réjouit. Mais pour combien de temps avec ses politiques avec leurs calculs politiciens?

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués