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Centrafrique: les pourparlers de paix piétinent à Libreville

Par AFP - 10/01/2013

"Le gouvernement centrafricain ne veut rien entendre des revendications des rebelles, ces négociations vont accoucher d'une souris"

 

Interrompues sans accord mercredi vers minuit, après 12 heures de discussions, les négociations ont repris jeudi matin, selon un responsable de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), organisatrice de cette tentative de sortie d'une profonde crise politico-militaire dans l'un de ses plus pauvres Etat-membres. Le président Bozizé, attendu en début d'après-midi à Libreville pour un sommet des chefs d'Etat de la région, est finalement arrivé à Libreville. Ses homologues congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur dans ce conflit, et tchadien Idriss Deby sont arrivés jeudi matin, a constaté l'AFP. Les médiateurs espèrent au moins obtenir un cessez-le-feu. Mais de l’avis de nombreux observateurs, un sérieux échec menace les cruciaux pourparlers de paix centrafricains de Libreville, en l'absence de concessions du pouvoir et des rebelles qui continuent d'exiger le départ du président François Bozizé et sa traduction devant la Cour pénale internationale.

 


© afp
Des membres du mouvement de rébellion Séléka, le 9 janvier 2013 à Libreville
"Le cessez-le-feu est très important, il pourrait aider à calmer l'anxiété des gens qui ont vraiment peur (...). Que les forces se retirent sur des positions neutres et que les gens puissent revenir chez eux", a déclaré la Représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Margaret Vogt. "C'est un objectif très modeste, ensuite on pourra parler du reste", a-t-elle ajouté. "Le gouvernement centrafricain ne veut rien entendre des revendications des rebelles, ces négociations vont accoucher d'une souris", estimait mercredi soir, pessimiste, un responsable de la CEEAC.

Le Seleka a clairement répété son leitmotiv: le départ de Bozizé, lequel refuse catégoriquement, estimant qu'il a "perdu une bataille mais pas la guerre". "Il n'y a pas d'autre alternative, rien que le départ de Bozizé. L'unique mal des Centrafricains, c'est Bozizé, c'est tout", a déclaré un porte-parole de la rébellion, Florian Ndjadder. Dans son mémorandum, le Séléka reproche de nouveau au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et les rébellions, notamment l'accord de paix global de Libreville de 2008. Les débats devaient porter principalement sur la renégociation de ces accords de paix. Les accords de Libreville comprenaient la mise en place d'un programme de Désarmement, démobilisation, réinsertion en faveur des anciens rebelles qui, selon eux, n'a jamais été respecté. M. Ikouébé a en effet demandé "aux uns et aux autres, surtout à l'opposition et aux groupes armés de respecter les engagements pris par les chefs d'Etats à N'Djamena, d'axer leurs discussions sur les accords de 2008 de Libreville".

 

 
MOTS CLES :  Pourparlers   Revendations   Séléka   Bozizé 

4 COMMENTAIRES

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ASSEZ de guerre en Afrique,les donneurs de Leçon

Par zo kwé zo

10/01/2013 17:02

On connait le procedé, des rebelles qui ront les tetus , ont des appuis extérieurs et manipulés. On l' a vu lors des mutineries en centrafrique où les Mutins rivalisaient avec le pouvoir elu de patassé parce que derrière avait le soutien de la france et partout en france ,c'est comme cela. La france s'implique trop mediatiquement de ce probleme, suvez mon regard d'où vient le hic.
Si on est intelligent,on comprendra que des voyous manipulés et ces terreurs venus des pays voisins ne peuvent tenir tete à des Etats et institutions reunis pour ce dialogue qui leur donneraient des ultimatums. Faire ce qu'ils sont entrain de faire, chers amis et freres centrafricains,les fausses gens les téléguident. Maintenant c'est aux Etats africains de voir d'où vient ces magouilles et de dire leur verité. on ne peut eternellement opposer un pouvoir avec des rebellions crées de toutes pièces et de façons héteroclites en afrique. Les aigris politiciens ou journaliste improvisé qui se frottent les mains en se faisant leurs conseillers m'inspirent que dégout et demain qu'ils n'auront pas à pleurnicher.
Doumba qui se rejouit,je le plains,il n' a rien compris meme pas à comment ils ont été déposé. nous les jeunes attendons ces ringuards le moment venu. Bozizé s'il devait quitter le pouvoir ce n'est pas de cette façon. je suis un démocrate,pas un discoureur de démocratie selon le creux de mon ventre

PAIX et RIEN QUE LA PAIX en CENTRAFRIQUE!!!! PAS DE GUERRE EN CENTRAFRIQUE

Par Anti-rebelles

11/01/2013 09:49

Les gars, coompatriotes Centrafricains et Centrafricaines!!!
N'ACCPETONS PAS CETTE GUERRE QUI NOUS EST IMPOSéE PAR DES FORCES MALEFIQUES!! NOUS SOMMES TOUS UNE FAMILLE! LA GUERRE C'EST TOUT UNE DESTRUCTION surtout quand des forces exterieurs informelles, hors la loi comme soudannais, jangjaweed, des anciens rebelles tchadiens chassés par Deby sont dans la colonne de ces teurs!! Les consequences sont graves...Les viols, les assassinats. Il n y a pas longtemps nos officiers ont été assassinés par des tchadiens, des femmes violées par ceux du Congo..nous avons de ces dossiers honteux devant le TPI!!! pourquoi en ajouter d'autres?
On ne construit pas un pays par des series de guerres. Sachez qu'apres une guerre il n y a que la haine qui gouverne, les organisations non gouvenementales nous viennent en aide mais elles sont maitresses du pays et gagnent bien d'argent!!!votre malheur est le bonheur des autres!! COMPRENEZ Ces choses et developpons notre pays !!!n'acceptons que des investisseurs dans le dommaine de construction des infrastructures, ecoles, hopitale, creation d'emplois etc... n'acceptons pas des ces sponsors de guerres...nous sommes deja affaiblis par des crises precedentes!!Ou sont les autres dirigeants ?Bozize(etant centrafricain, votre pere, votre frere, votre ami en meme temps) avec la constitution et la fin de son mandat, il partira, cette guerre n'aurait servi qu'a un crime contre humanité pour rien. FAITES TRES ATTENTION MES FRERES ET SOEURS, N'ACCEPTONS DE FAIRE LA TABLE ET SE REJOUIR SUR LE SANG DE NOS PROPRES FRERES ET SOEURS LA VIE EST TRES COURTE!!! PERSONNE NE SERA AU DESUS DE CE MONDE.....L'univers est une proprieté de Dieu!! on vient on s'en va en moins de 100 ans de vie et on est oublié si les guerres retardent votre cours de vie....il vous restre trop moins a vivre et pire encore dans la haine generée par les guerres et la douleur de se remettre!!! MA PRIERE N' EST QUE POUR LA PAIX et ce n'est pas une faiblesse!! il y a des officiers fort qui ont perdu la vie pour rien!!!ON NE GAGNE RIEN DANS DE GUERRE PAREILLE. PAIX, PAIX PAIX EN CENTRAFRIQUE NOTRE BEAU PAYS.....NE laissons pas les gens se moquer de nous que "Bangui la coquette est devenu Bangui la panique" Si vous etes de mon avis la RCA pourra devenir la FONTAINE D'AFRIQUE avec le concours de tous!!!
Freres centrafricains si vous etes dans ce groupe de rebelles ou destructeurs...je vous prie d'arreter le linge sale se lave en famille!!! Certes Bozize a ses defauts mais est ce une raison de reduire notre pay en Somalie, en Rwanda etc? NON on peut faire des marches pour denoncer les deboires.....ECOUTEZ un femme est un berceau de l'humanité en qui Dieu a investi un mystere pour la procreation, un femme est la racine de la dignité si a chaque fois des teurs viennent a travers les rebellions violer, tuer... etc ou est notre dignité? on sont nos valeurs humaines? nous sommes qui dans ce monde?
PLUS DE GUERRE EN CENTRAFRIQUE!!!!vive la PAIX

Centrafrique: espoir ou chaos Une analyse claire, nationaliste et veritablement intellectuel....Je l'accepte

Par Le Juif Noir

11/01/2013 15:02


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«Au syndrome malien de la partition, n’ajoutons pas le syndrome libérien des enfants-soldats…»

Depuis cinquante-deux ans, une gabegie et une instabilité chroniques ont délabré la Centrafrique et réduit à néant les espoirs suscités par Barthelemy Boganda, père fondateur de la République. Ce tribun visionnaire avait lancé le projet des «Etats-Unis de l’Afrique Latine». Le Gabon, ayant peur de perdre le contrôle de ses matières premières, fit capoter cette vision panafricaniste, qui devait voir surgir l’unité des Etats de l’ancienne Afrique Equatoriale Française. L’union faisant la force, elle aurait pu générer un poids économique et politique trop important. En Afrique de L’Ouest, Kwamé Nkrumah, Président du Ghana, avait la même vision du panafricanisme que Boganda. Si leurs deux projets avaient abouti, l’Afrique n’en serait pas là où elle en est aujourd’hui: vaut mieux, pour les prédateurs étrangers, que le continent noir demeure morcelé, figé à l’intérieur des frontières insensées tracées par les pays colonisateurs, découpé comme une galette des Rois dont on se dispute la fève à coup de canon!

On ne le rappellera jamais assez: le malheur de l’Afrique vient d’abord du fait qu’elle constitue le réservoir des matières premières dont l’Occident a besoin pour entretenir sa course folle vers le toujours plus… La République Centrafricaine en particulier, grâce à son uranium, a contribué à la mise au point de la première bombe thermonucléaire de la France. Ce sont les mines de Bakouma, dans l’est du pays qui ont fourni les minerais au temps de la COGEMA. Sans oublier les diamants et l’or qui ont fait le bonheur des étrangers - et le malheur des Centrafricains.

Car, pendant ce temps, le peuple a dû survivre, comme frappé par un mal venu de la nuit des temps, «ce quelque chose d’indicible qui caractérise les amputés et les infirmes» (Claude Simon). Les habitants de ce pays sont devenus des hères sur leur propre terre. Dépouillés, niés dans leur existence, bâillonnés, les voilà, désormais, citoyens sans voix. Quel paradoxe dans un pays comme la République Centrafricaine, que l’on peut considérer comme bénie des Dieux! Située sur l’Equateur, c’est une terre où tout pousse. Arrosée par des fleuves nombreux et des rivières abondantes, couverte de forêts giboyeuses, cette terre généreuse a toujours permis au pays d’être auto-suffisant en alimentation. L’hôpital central de Bangui était un centre hospitalier moderne et performant. Les ressortissants des pays voisins venaient s’y faire soigner. Aujourd’hui, la durée de vie en Centrafrique est de quarante ans…

Cette déchéance est l’œuvre des gouvernants successifs, qui ont confondu les caisses de l’Etat et leur propre cassette. La situation chaotique qui prévaut en République Centrafricaine était prévisible. Comme le rappelle John Locke, dans son essai sur les Deux Traités du Gouvernement civil: «Aucun homme ne peut attendre indéfiniment, dans la tanière du monstre comme Ulysse, d’être dévoré. Il tentera le tout pour le tout pour s’en échapper.» Mais il y a peut-être place pour l’espoir? Si les dirigeants actuels, au lieu de s’accrocher à leurs débris de pouvoir comme des moules sur un rocher, saisissaient l’occasion pour revenir aux principes énoncés par Barthélémy Boganda, d’une République Centrafricaine sociale, personne ne serait laissé au bord du chemin de la prospérité…

Mais, en attendant, des questions cruciales se posent: qui sont, réellement, ces rebelles capables de contredire leur porte-parole? D’où tirent-ils leurs moyens militaires et leur puissance de communication? Les rares images que l’on voit des éléments de la rébellion, nous montrent des individus en guenilles, mal équipés. Comment se fait-il que ces gens, qui ressemblent à des coupeurs de routes (c’est-à-dire des brigands), aient pu occuper aussi facilement des grandes cités du nord et du centre du pays? (Rappelons qu’il s’agit de villes de garnisons, de centres stratégiques). A Bambari, certains témoins parlent de pillages sélectifs: les boutiques des commerçants musulmans seraient épargnées. Mais il faut être vigilant dans la véracité des faits: on a facilement tendance à voir des djihadistes partout.

Comment se fait-il encore que le Président Bozizé fasse appel à la Force multinationale de l’Afrique Centrale (la Fomac) qui ressemble fort à une force d’occupation venue sauver un Président centrafricain aux abois? Quelle est la durée du mandat de ces forces en Centrafrique? Pourquoi la France a-t-elle adopté un comportement des plus ambigus sur la situation explosive qui prévaut actuellement? Certes, personne ne réclame une intervention française: l’Afrique de papa, c’est terminé. Mais on aurait préféré, tout simplement, une attitude claire à l’égard d’un pays ami en difficulté. N’oublions pas que les Oubanguiens ont participé aux deux guerres mondiales aux côtés de la France.

Sous nos yeux, est peut-être en train de se mettre en place une partition rampante de la R.C.A. (Boganda doit s’en retourner dans sa tombe…) Mais on peut éviter d’en arriver là, car les rebelles, même si personne ne sait exactement ce qu’ils sont, ni ce qu’ils comptent faire, ont néanmoins déclenché un processus qui devrait permettre aux Centrafricains de se ressaisir et de fixer un nouveau cap à leur pays sans l’intrusion intempestive de pays étrangers. Une conférence nationale sans exclusive doit être organisée à Bangui même - et non ailleurs. Tous les Centrafricains doivent y être associés, afin de revenir aux préceptes de Boganda, en premier lieu: «bâtir, vêtir, nourrir». Il faut promouvoir le dialogue inter-centrafricain. Eviter le choix des armes qui ne feraient qu’aggraver les souffrances du peuple - elles n’ont déjà, que trop duré. On apprend, aujourd’hui, que des enfants sont enrôlés. Au syndrome malien de la partition, n’ajoutons pas le syndrome libérien des enfants-soldats…

Le seul slogan de tous les Centrafricains doit être: «Centrafrique Na Ndôuzôu! (Debout, la République centrafricaine!)»

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