SOCIéTé  |    

Crise centrafricaine: Rôle et devoir des groupes d'autodéfense

Par Pacôme Pabandji - 08/01/2013

Ils seraient environ 2.500 enfants, filles et garçons, se retrouvant déjà dans des groupes armés, y compris des groupes d'autodéfense

 

A la suite des attaques à répétition de certaines villes du nord, du nord-est et du centre de la République centrafricaine par une rébellion née d’une coalition entre des mouvements rebelles de l’UFDR, de la CPJP, de la CPSK et du FDPC dénommée SELEKA, il y a eu des rumeurs d’infiltration de certains rebelles dans la capitale centrafricaine. Ainsi, le pouvoir, voulant faire régresser ces infiltrations et y mettre un terme, a mis en place, à travers certains jeunes, des groupes d’autodéfense pour «sécuriser les habitants et les biens».

 


© RJDH-RCA
On était inquiet des barrières de jeunes dans les quartiers de Bangui
Mais cette opération n’a pas rencontré le consentement de toute la population banguissoise. Pour le chef du quartier Kaka-Mangoulou, «ces jeunes réalisent des tâches plus que policières mais œuvrent en association avec les forces de l’ordre pour le maintien de la paix». Pour le chef du quartier Sangba, «les groupes d’autodéfense ont d’abord existé depuis avant la crise actuelle. Seulement, par manque de moyens, leurs activités sont limitées. Mais aujourd’hui, avec le soutien de nos autorités, ils ont plus de pouvoir à œuvrer et les résultats on les connait», a-t-elle précisé en faisant référence à des arrestations de certaines personnes «suspectes» remises aux autorités.

Pour un commerçant noctambule, «ce n’est pas à eux de faire ce genre de travail. Ce sont des civils qui ne sont pas formés et qui se livrent parfois à des dérapages voire des abus.» Il se dit par ailleurs, selon des informations non confirmées, que ces jeunes auraient reçu des «gros» financements des barons de la République pour mener leurs actions de «sécurité».

Enrôlement des jeunes
L'Unicef qui appelle à la cessation immédiate du recrutement d'enfants par tous les groupes armés en République centrafricaine, a pointé du doigt le nombre croissant d'enfants qui sont recrutés par les rebelles mais aussi par les milices pro-gouvernementales en Centrafrique. Selon l’organisation onusienne, ils seraient environ 2.500 enfants -- filles et garçons -- se retrouvant déjà dans des groupes armés, y compris des groupes d'autodéfense, avant même que le conflit n'éclate en décembre. Depuis lors, cette pratique, qui constitue une grave violation des droits des enfants, a pris de l'ampleur, mais l'organisation ne parvient pas encore à la chiffrer, a expliqué la porte-parole de l’organisation. Ces jeunes, notamment ceux séparés de leurs familles, peuvent être obligés de combattre, de transporter des fournitures ou risquent d'être abusés sexuellement, déplore le représentant de l'Unicef en Centrafrique, Souleymane Diabate, dans un communiqué.

 

 
MOTS CLES :  Groupes Armés   Enfants   Jeunes   Autodéfenses 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués