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Conflit: François Bozizé rencontre le président congolais

Par Source: LeMonde, AFP, RFI - 08/01/2013

Denis Sassou-Nguesso est le médiateur du conflit en Centrafrique dont le contour des négociations imminentes à Libreville s’annonce peu clair

 

Le président centrafricain, François Bozizé, confronté à une rébellion qui tient la majeure partie du pays et réclame son départ, s'est rendu lundi 7 janvier à Brazzaville pour préparer, avec son homologue Denis Sassou-Nguesso, de cruciales négociations de paix, prévues à Libreville. Le président congolais doit assurer une médiation à Libreville entre le gouvernement centrafricain et la coalition rebelle de la Séléka, qui a pris les armes le 10 décembre et contrôle une grande partie du pays après avoir balayé l'armée régulière. Les délégations devaient arriver lundi dans la capitale gabonaise. Le président centrafricain devrait rejoindre Libreville "plus tard", une fois les négociations engagées, selon une source proche de la présidence. Le début des pourparlers était initialement prévu ce mardi. Toutefois, le porte-parole de la coalition Séléka, Eric Massi, tout en se déclarant prêt à y participer, a souhaité dimanche un report pour mieux s'y préparer. Il a continué d'exiger le départ du président Bozizé, au pouvoir depuis 2003. M. Massi a par ailleurs confirmé que le chef des rebelles, Michel Djotiodia, s'était "engagé à aller à Libreville" où lui et sa délégation sont déjà présent.

 


© AFP
Le président François Bozizé lors de sa visite éclair à Brazzaville au Congo
Propositions de sortie de crise
Selon le ministre centrafricain de l'administration territoriale, Josué Binoua, chacune des délégations, qui sera composée de quinze membres, a remis des "propositions de sortie de crise" au comité de suivi dirigé par M. Sassou-Nguesso. La délégation du pouvoir centrafricain, qui a quitté Bangui ce mardi matin, va notamment proposer "une réforme de l'armée, un plan de relance économique et la mise en application d'un nouveau code électoral", déjà discuté avec l'opposition, selon M. Binoua.

La rébellion poursuit ses attaques
Les rebelles de la Séléka ont pris deux nouvelles villes samedi et se trouvent, selon le gouvernement, à 12 kilomètres de Damara, dernier verrou situé à 75 km au nord de Bangui, où est stationnée la Force d'interposition d'Afrique centrale (Fomac). Signe de la difficulté des pourparlers à venir, la rébellion a poursuivi, lundi, ses attaques contre M. Bozizé, l'accusant de vouloir "plonger le pays dans le chaos avant son départ imminent". La Convention patriotique pour le salut du Kodro (CPSK), une des composantes de la rébellion, a dénoncé "une violation de l'intégrité territoriale de la Centrafrique" au sujet de la présence de soldats sud-africains aux côtés de M. Bozizé. Le porte-parole de la Séléka, Eric Massi, ne relâchant pas la pression, avait déjà accusé vendredi François Bozizé de chercher à "renforcer ses positions à Bangui avec le soutien d'armements et de mercenaires sud-africains". Au total, quatre cents soldats sud-africains doivent être déployés au Centrafrique, a dit la présidence sud-africaine, invoquant "une obligation internationale de l'Afrique du Sud envers le Centrafrique".

Interrogations sur l’organisation des négociations
Les négociations qui doivent s'ouvrir à Libreville s'engagent de façon peu claire. Aucun ordre du jour ni aucun règlement intérieur n'ont été définis. Inconnue également la durée de ces pourparlers. Selon RFI, un sommet des chefs d'Etats de la CEEAC est annoncé à Libreville jeudi mais l'opposition civile s'interroge «Cela veut-il dire que nous ne disposerons que d'une journée pour aboutir à un accord? C'est impensable». Dejà ce mardi 8 janvier, dans l’après midi, des ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) se réuniront «afin d’évaluer la situation en Centrafrique et d’écouter un rapport de la communauté régionale», selon une source diplomatique régionale. Demain, mercredi 9 janvier, c’est le comité de suivi de l’accord de paix global de 2008, présidé par le Congo, qui se réunira. Et enfin, à la suite de ces deux réunions, on annonce, pour jeudi 10 janvier, un sommet qui doit rassembler les chefs d’Etat de la CEEAC pour qu’ils se prononcent sur les solutions de sortie de crise. Dans les chancelleries européennes, on s'inquiète également de cette impréparation et de cette précipitation qui risquent de mettre en cause la crédibilité et le sérieux du processus. Alors ce sommet de Libreville a t-il pour objectif de mettre sous pression toutes les parties pour qu'elles s'entendent rapidement ou bien de faire valider un schéma de sortie de crise pré-établi?

 

 
MOTS CLES :  Congo   Centrafrique   Négociations   Libreville 

1 COMMENTAIRES

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Nous devons tirer des Lecons de nos pages d'histoire

Par Bouba-Nguere

09/01/2013 13:30

A quoi sert les études historique s si aucune leçon n’est tirée de celles-ci ?
A mon avis le gouvernement d’union nationale, le rétablissement de la Paix et Sécurité en Centrafrique restent l’intérêts incontournables de tous les Centrafricains. Ce qui est bizarre dans les récits des journaux, ils ne font pas mention de la volonté du peuple ni du président démocratiquement élu qui ont accepté de donner la chance aux malfrats rebelles de travailler avec le régime démocratique ! Cette épreuve va entacher les réalités du continent Africain que toute personne qui a les moyens de recruter des tueurs peut détruire la démocratie et les institutions républicaines pour instaurer n’importe quel gouvernement terroriste !
Mes chers frères et sœurs nous devons tirer des leçons dans chaque page de l’histoire : Nous-mêmes en 1996, Rwanda, Somalie…
En ce siècle ou les sociétés avancées ne parlent que des investissement en terme de milliard et des pays se transforment en chantier ou un développement durable ….la petite République Centrafricaine ne vise que la guerre contre ses pères de nation ? En ce siècle de mondialisation le language devrait être : un langage de pourcentage d’exploitation de nos ressources entre la France Chine, Japon… et nous (la RCA)pour nous aider à vivre ! Ressaisissons nous vite ! cette guerre n’est profitable a personne et cela risque de devenir un cycle infernal.
Si mon père est tombé sur le champ de la bataille dans le cadre de son travail de défenseur des institutions républicaines et la démocratie, je serai très fier de moi que mon père est un combattant de la liberté il a payé avec sa vie pour ma nation et les gens doivent me respecter et respecter mon peuple respecter ma nation ! Cela ne doit pas m’emmener a nourrie une haine contre qui que ce soit. Nous sommes tous des centrafricains avec des multiples croisements de mariage je vais faire la guerre contre qui dans ce petit pays ou tout le monde se connait ??
Mes chers chers frères et sœurs ! arrêtons d’être la risée des autres pensons à la RCA a l’image des pays qui se sont déjà transformés en chantier, en marché et en entreprise. Faisons des marches pour le réaménagement de nos infrastructures ça sera plus démocratique que de lutter contre une personne qu est appelée aussi par la voix démocratique à partir. Nous avons un president qui aime tout le monde il n y a pas une raison de guerre en ce moment.....on ne veut que de l'argent pour faire avancer le pays

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