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Centrafricaine: les négociations de Libreville retardées

Par Lucie Nkouka avec AP - 08/01/2013

Le président congolais a donné la date butoir pour les pourparlers pas plus tard que vendredi 11 janvier 2013

 

Les pourparlers entre le gouvernement de la République centrafricaine et les rebelles qui contrôlent une bonne partie du nord du pays devraient commencer pas plus tard que vendredi 11 janvier, a annoncé lundi le président de la République du Congo. Les délégations de négociateurs devaient arriver hier lundi au Gabon, mais l'avion transportant des responsables du gouvernement et de l'opposition n'a pas quitté Bangui comme prévu. Dans la même journée, Denis Sassou Nguesso, a rencontré lundi le président centrafricain, François Bozizé, mais il a refusé de confirmer les informations voulant que les rebelles réclament sa démission comme condition préalable aux négociations. La délégation des rebelles quand à elle est arrivée au Gabon, comme prévu.

 


© journaldebangui.com
La CEEAC à Libreville continue les réunions de haut niveau
Un porte-parole de la rébellion à Paris a déclaré que les insurgés pourraient encore prendre la ville de Damara ou même la capitale, mais qu'ils se retenaient par souci pour les quelque 700 000 civils qui y vivent. «Si nous avions voulu prendre Damara, ce serait déjà fait. Nous avons les moyens de prendre Damara et même Bangui aujourd'hui, mais nous ne voulons pas que la capitale souffre d'une attaque», a déclaré Eric Massi, un porte-parole des rebelles, lors d'une entrevue avec l'Associated Press à Paris. Les négociations devaient commencer mardi, avec des discussions de haut niveau plus tard dans la semaine. Mais le président congolais a déclaré lundi soir que les pourparlers commenceraient «pas plus tard que vendredi». Il a appelé les rebelles à rester sur leurs positions, sur la ligne de démarcation déjà établie. Les passagers à bord de l'avion transportant la délégation gouvernementale centrafricaine se sont fait dire que le vol avait été annulé à cause d'un «problème technique», selon Abdoulaye Issene, président d'un groupe rebelle qui a signé un accord de paix avec le gouvernement et qui ne fait pas partie de l'alliance de rebelles derrière la récente offensive.

Les pourparlers entre les rebelles, le gouvernement et l'opposition politique à Libreville, au Gabon, surviennent un mois après que des combattants de plusieurs groupes eurent lancé leur rébellion contre le gouvernement, qui a peu de contrôle sur le nord du pays, vaste et peu peuplé. Les rebelles, regroupés sous le nom de Séléka (qui signifie «alliance» en langue sango), ont freiné leur avancée vers Bangui, mais ils contrôlent plus d'une dizaine de villes dans le nord. Les résidants de la capitale craignent l'arrivée des rebelles dans la ville, mais ils ont été quelque peu rassurés par les renforts militaires venus du Gabon, du Cameroun, de la République du Congo et du Tchad au cours des derniers jours. L'Afrique du Sud est aussi présente avec quelques 400 soldats pour soutenir l'armée centrafricaine.

 

 
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