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Quel ou qui est le visage de la coalition Séléka?

Par Lucie Nkouka - 07/01/2013

Les rebelles ont tenu des réunions préparatoire en vue de leur participation aux négociations de paix de Libreville. Qui sont-ils et quelle est leur motivation

 

En présence du coordonnateur Michel Am Nondokro Djotodia, ex-consul de la Centrafrique à Nyala au Soudan et ex-fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères à Bangui, les responsables de la rébellion Séléka étaient réunis en fin de semaine à Bria (Est) pour préparer leur participation aux négociations de paix prévus à Libreville au Gabon. «Nous sommes en réunion avec les officiers. Nous sommes en train de nous organiser pour le départ à Libreville», a déclaré le colonel Kader Kedegard, aide de camp du Nondokro Djotodia. En mois de trois semaines, la rébellion Séléka s'est rendue maîtresse de Centrafrique avec fulgurance, et de nombreuses questions restent en suspens sur ce mouvement inconnu quatre mois plus tôt. On ignore précisément qui la dirige, d'où viennent ses armes, si elle dispose de soutiens à l'étranger et quelles sont ses composantes.

Identification
Le ou La Séléka réunit trois anciens mouvements rebelles: le CPJP, l'UFDR et le CPSK. Une coalition de mouvements politico-militaires qui donne du fil à retordre au régime du président centrafricain François Bozizé depuis le 10 décembre 2012. La Séléka, ce sont des voix et des visages d’un mouvement dont on sait finalement peu de choses. Eric Neris-Massi, le très médiatique porte-parole et coordonnateur international de la Seleka, s’achemine «allègrement», selon sa propre formule, «vers les 41 ans». Moins connu du grand public, François Nelson Ndjadder, le coordonnateur-délégué pour l’Europe, a juste 22 ans. On les identifie comme des icônes de la Seleka. Sur rfi, il est dit qu’ils vivent tous les deux en France, d’où ils informent les médias par voie de communiqués de presse et d’interviews sur le déroulement des opérations militaires sur le terrain. Ils ont en commun de vouer une réelle aversion pour le président Bozizé.

 


© journaldebangui.com
Nondokro Djotodia-UFDR (d), M. Dhaffane CPSK (milieu)
Eric Neris-Massi a perdu son beau-père, le médecin-militaire Charles Massi, ancien député et ministre, mort en janvier 2010, quelques semaines après avoir été arrêté à la frontière avec le Tchad et livré aux autorités centrafricaines. Et, dans la foulée, sa mère, Denise Neris-Massi, seconde épouse de l’homme politique, est morte de chagrin, trois mois après la perte de son mari, laissant son fils doublement orphelin. François Nelson Ndjadder a, lui, perdu son père, le général François Bédaya Ndjadder, ex-ministre de l’Intérieur et ancien directeur général de la gendarmerie nationale sous le régime d’Ange-Félix Patassé, lors d’un coup d’Etat manqué attribué à François Bozizé, en mai 2001. Depuis, le jeune François Nelson, qui a lui-même goûté de la prison en 2006, alors qu’il n’avait que 16 ans, nourrit du ressentiment envers un Bozizé devenu la bête à abattre. Sur sa page Facebook, il s’est choisi comme «devise préférée» ce dicton populaire: «La vengeance est un plat qui se mange froid»

Bangui les accuse de venir de pays de la région
Le gouvernement centrafricain accuse l'alliance rebelle Séléka d'être composée majoritairement de rebelles de la guerre du Tchad et du Darfour et ses leaders d'avoir des liens avec le wahhabisme, une forme rigoriste de l'islam. «Si certains responsables de cette rébellion sont d'authentiques Centrafricains, il n'en est pas de même de la grande partie de la troupe constituée très largement des Toro Boro, les rebelles soudanais du Darfour. Il y a les résidus des forces du rebelle tchadien Mahamat Nouri qui a été expulsé de Khartoum. Plus d'autres combattants de morphologie libyenne», a déclaré le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua. Connaissant les inclinaisons religieuses de ces leaders, M. Dhaffane et M. Nourredine, qui sont les deux principaux responsables de cette rébellion, ayant étudié en Arabie Saoudite et au Qatar, le gouvernement qui a dénoncé avec la dernière vigueur cette poussée des rebelles vers une guerre de religion s’interroge sur le but réel et sur leurs motivations réelles. Le régime du président François Bozizé a à plusieurs reprises qualifié l'offensive lancée par la coalition de la rébellion d'agression provenant de l'extérieur. Par ailleurs, une note de travail confidentielle du gouvernement de Bangui assure que M. Nourredine, «fils d'un imam» d'un quartier de Bangui, est un «ancien étudiant de l'Université islamique de Médine».

Dans le même temps la coalition des patriotes contre la rébellion armée (COCORA), un mouvement de jeunes proches du pouvoir de Bangui, a annoncé son intention de poursuivre Eric Massi, porte-parole des rebelles du Séléka, pour "usurpation de la nationalité centrafricaine". Pour Lévy Yakété, initiateur de ce mouvement et de cette de pétition, Eric Massi ne serait pas un Centrafricain d’origine. En effet depuis ses apparitions dans les médias internationaux, les rumeurs circulent sur la nationalité véritable d’Eric Massi qui ne serait que «le fils adoptif de l’ancien ministre d’Etat, et fondateur de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) Charles Massi, porté disparu depuis 2009, et non son fils biologique.» Par conséquent il ne devrait pas se dire Centrafricain soutient la coalition de jeunes patriotes

 


© journaldebangui.com
Les deux porte-paroles à l'international Eric Massi (g) et François Nelson Ndjadder (d)
Le message contre le pouvoir: Bozizé «doit rendre des comptes»
«Même s’il m’a enlevé les deux êtres que je chérissais le plus, je ne fais pas du départ de Bozizé une affaire personnelle», c’est en ces termes que s’exprime pour sa part, Eric Neris-Massi. «Mais il doit rendre des comptes au peuple centrafricain pour le mal qu’il lui a fait.» S’ils se retrouvent dans le combat contre le régime en place à Bangui et font tous du départ de Bozizé un point non négociable, les deux figures tutélaires de la Seleka ne sont pas pour autant des jumeaux . Alternant la rhétorique diplomatique et les discours de guerre, Eric Neris-Massi est la véritable vitrine extérieure de la Seleka. Féru d’informatique, métis né d’un père centrafricain et d’une mère elle-même métisse franco-centrafricaine, manager dans un cabinet parisien de conseil en gestion et finance, il a le port élégant, le verbe facile et un carnet d’adresses pour le moins fourni On y retrouve, de son propre aveu, les numéros directs de plusieurs chefs d’Etat africains, dont le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Tchadien Idriss Déby-Itno, ou encore le Béninois Thomas Boni Yayi.

Allure de rappeur, passionné de musique et de jeux vidéo, François Nelson Ndjadder, qui a fait une partie de sa scolarité à Chicago, semble porter davantage les stigmates des drames successifs qui ont émaillé sa vie. Une photo du «Che» Guevara figure en bonne place sur sa page Facebook, aux côtés des portraits de son père portant un képi de gendarme et son grand-père en tirailleur bardé de décorations. Et ses communiqués de presse pour le compte de la Seleka, contrairement à ceux d’Eric Neris-Massi, se terminent invariablement par le slogan révolutionnaire bien connu: «La patrie ou la mort, nous vaincrons!»

Qui pour discuter autour de la table?
Selon une source proche du dossier, l'unité des factions au sein de la rébellion semble se fragiliser. «Il est probable qu'il y ait aujourd'hui des divisions au sein du Séléka: les rebelles se sont retrouvés face à une attitude nouvelle des Tchadiens et des FACA (forces armées centrafricaines) à Damara, et ils ont sans doute vu que c'était plus compliqué d'attaquer», a estimé cette source. Depuis la prise de la ville de Sibut, la voie diplomatique a été empruntée et des concessions on été faite de part et d’autres. François Bozizé avait fait des concessions en se disant prêt à des pourparlers en vue de former un gouvernement d'union avec une participation du Séléka. De leur côté, la concertation politico-militaire qui fait intervenir l’état-major de la coalition rebelle dirigé par le général Aubain Issa Issiaka à Bria, ville de l’Est de la RCA distante d’environ 600 km de la capitale Bangui, visait notamment à déterminer les modalités de participation de la rébellion au dialogue de Libreville auquel elle dit adhérer. La composition de la délégation est quant à elle avait été confiée à Eric Massi, porte-parole international de la rébellion à Paris en France, a confié le colonel Kedegard. «C’est Massi qui va organiser la composition de la commission de ceux qui vont partir (à Libreville, NDLR)», a-t-il justement indiqué. Et ce lundi matin, c’est Michel Djotodia, le chef de l’UFDR, qui dirigera le groupe de la Seleka composé d’une quinzaine de personnes.
 
MOTS CLES :  François Nelson   Eric Massi   Cpsk   Ufdr   Cpjp   Bozizé 

2 COMMENTAIRES

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UN MELANGE INFECTE DU GENRE

Par justice

07/01/2013 16:58

Vraiment un ramassis de ce que disait un compatriote.
Certains ne connaissent pas la frontière,ils traversent,comme nous sommes paresseux s'installent sous x pretexes et les voila cerafricains.
On aime l argent facile et les magouilles :alors kolingba en a fait député de dictature et les voilà prendre gout à la politique.Patassé et bozizé n'ont pas fait mieux pour sécurisé le pays de cette incursion et voila. Ce qui devait arriver arriva.
Ils ont commencé depuis sous Patassé ces wahhabistes aenrollémoyennant 200000f,desjeunes ou gens qui seconvertissaient. Quandjele dénonçait, ces gens au pouvoir non visionnaires répondaient que ce n'est pas possible. Incapables en tout,ils sont encore là àvouloir se precipiter à libreville etdemanderàleur dérouler le tapis. Les fils Massi et Djadder font pitié par leur égoisme primaire.S'ils sont mieux que Bozizé, nous sommes dans un monde moderne,ils peuvent chercher et trouver la verité quils cherchen à moins que c'est le gangterisme qui les interessent.Mais ce monsieur djadder,n'est ce passes copains du Mlpc qui l avait achevé? S'il est voyou etn'a pas autre chose à faire que de parcourir la foret et tuer, c'est lui que la justice internationale doits'interesser à son cas.C'est un potentiel Koni.Des gens qui n'ont aucun principe de sociéte et ramassent n'importe quel déchets ou attendent n'importe quelle situation pour en tirer partie comme le sont certains des chefs de partis politiques,plus mandiants que patriotes,il faut un debat sur ces comportements improductifs de ces gens qui par interet du pouvpoir font n'importe quoi.
On se connait a peu tous en centrafrique.
Les parents de nos amis,avec qui on a ete à l'école,mais des tetes qui surgissent etse disent centrafricain et que personne ne reconnait ni ne reconnait avoir joué avec ni connaitre les parents ou grands parents?
vous voyez maintenant l'inconvenient de vendre nos papiers d'identité à n'importe qu
Tous ceux de l'armée qui ont déserté doivent etre arretés ,jugés et radies de l'armée.
Et que ce pays s'offrent un stratège pour le terrain.Normalement il ne devrait pas avoir de discussion avec de tels gens. Qu'est ce qu'il y a de Nation dans le chaos qu'il crée ,rien ilssont par leur rancoeur et interets personnels qui souvent ne coincident pas,alorspourquopi embeter tout un pêuple? Avec cela les opposants eux memes se rabaissent se mettant au meme niveau d'égalité avec des bandits de grands chemins. Comment etre si nuls en reflexion et vouloir diriger un jour ce pays.
Si bozizé avait le nécessaire pour notre armée,je pense que ces voyous ne se baladerait pas avec de telle arrogance et actes de pillage sur le territoire

Pas question des Jihadistes dans mon Pays!!

Par Bouba Ngere- Petit commercant

07/01/2013 19:32

En ce moment en Centrafrique ou les gens se cassent la tète pour créer parce qu’on a été assez la risée des autres, aucun centrafricain de souche et de sang ne pourrait prendre des armes pour rentrer dans la brousse pour chercher à tuer son frère afin de prendre le pouvoir présidentiel !
Voyez bien ces radicaux avec des noms bizarres des vieux derrières ces Jeunes naïfs de Nelson et Eric ce ne sont pas des noms Centrafricains, certes des Jihadistes qui arait promis gros l’expansion du radicalisme en RCA et sur tout en Afrique Centrale ! Ces Jihadistes ont commencé a detruire la RCA depuis des années par la braconnage, Zaraguina ou coupeurs de routes ensuite braquage maintenant ils veulent gouverner . Cette révélation comme a dit notre frère « Par La justice » interpelle nos autorités vendeurs de nos identités et patrimoines ! la manière dont ces gens détruisent des choses sur leur passage démontre que ce ne sont pas des centrafricains !! par exemple saccager une mairie et bruler les actes de naissance ou bien saccager une usine de sucrerie et emporter les véhicules de fonction !!! un centrafricain qui sait que ces actes de naissances et usines sont au service de la population centrafricaine, ne pourrait pas agir de cette manière !
Ce sont des criminels contre l’humanité et ils devraient être arrêté et juger ! ces malfrats ne combattent pas pour la population centrafricaine, ni pour la démocratie. Mais ils doivent déjà savoir que même s’ils arrivaient à monter aux créneaux ils ne vont pas gouverner la RCA parce que toute la population s’est déjà prononcée en anti rebelles ! Bozize est un président tolérant qui aime le dialogue. La génération qui suivra ce régime n’acceptera jamais des gens qui vont se cacher dans la brousse pour détruire le pays !
Nous vous accepterons Jamais à Bangui, autrement dit chaque godobe et d’autres sortes de voyous et drogués auront l’audace d’interroger les régimes démocratiques qui suivront

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