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Centrafrique: La bataille de Damara ou de Libreville?

Par Lucie Nkouka avec agences - 07/01/2013

Les délégations des rebelles, du pouvoir et de l'opposition doivent partir ce lundi 7 janvier de Centrafrique pour rallier Libreville où doivent se tenir des négociations

 

Selon le ministre de l’Administration territoriale Josué Binoua cité par l’AFP, les rebelles centrafricains du Séléka sont à 12 kilomètres de Damara, ville située à 75 km au nord de Bangui, considérée comme le dernier verrou protégeant la capitale, et où est stationnée la force d'interposition d'Afrique centrale. «Les rebelles sont dans le village de Vangué à 12 km de Damara, là où se trouvent les forces d'interposition. Ils se baladent, font des exercices de tir, traumatisant la population. Ils n'attaquent pas mais il y a une cohabitation» avec la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac), a affirmé le ministre. «Ils y sont depuis une semaine. Ils ont recruté à Sibut (ville située à 160 km au nord de Bangui et tenue par les rebelles) des jeunes qui font leur footing. Certains vont jusqu'à Damara-centre», a-t-il ajouté. «Le gouvernement s'inquiète de cette proximité», a-t-il souligné. De leur côté, les rebelles n’ont pas confirmé cette version des faits.

 


© rfi.fr
Les Forces de la Fomac en direction de la ville de Damara
Démonstration de force
Samedi 5 janvier pendant que les leaders de la Séléka étaient en attente d’un avion pour rallier Libreville, l’un des commandements militaire de la coalition a lancé des attaques sur deux nouvelles villes. «Les rebelles ont pris deux villes près de Bambari (centre): Alindao et Kouango. Cela montre leurs velléités de faire la guerre même quand il y a des négociations», a déclaré le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua. Alindao, une ville de 40'000 à 50'000 habitants, se trouve à une centaine de kilomètres au sud-est de Bambari, tandis que Kouango, ville plus petite, se trouve à une centaine de km au sud de Bambari. «Le gouvernement demande à la communauté internationale de tirer les conséquences de ce non respect de leur propre parole, a commenté le ministre, évoquant les rebelles. Lesquels espèrent bien arriver en position de force autour de la table. Cependant, cette nouvelle attaque, créé davantage de confusion autour des motivations profondes de la rébellion.

Pour sa part, le commandant de la Fomac, sous la supervision de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), le général Jean-Félix Akaga, avait averti la rébellion que Damara était «la ligne rouge à ne pas franchir». «Nous ne cèderons pas Damara, que ce soit clair. Si les rebelles attaquent Damara, c'est une déclaration de guerre, cela veut dire qu'ils ont pris la résolution d'engager les 10 Etats d'Afrique centrale», avait-il indiqué. Les effectifs de la Fomac, dont le gros des troupes est tchadien, sont d'environ 760 hommes.

 


© REUTERS
Il y a de la tensions dans l'air
Forte présence sud-africaine à Bangui
A la demande du président F. Bozizé et au nom des accords qui lient la Centrafrique à l’Afrique du sud, au moins 200 soldats sud-africains sont actuellement basés dans la capitale centrafricaine non loin de la résidence du président François Bozizé pour sécuriser Bangui. Ces soldats rejoignent en Centrafrique un contingent militaire sud-africain déjà déployé dans la cadre de la coopération militaire, a précisé une source militaire à l’AFP. Au total, 400 soldats sud-africains doivent être déployés en République centrafricaine, a indiqué de son côté la présidence sud-africaine. Le président Jacob Zuma a autorisé le déploiement de 400 membres des forces nationales de défense sud-africaines en République centrafricaine, pour apporter leur soutien conformément à une obligation internationale de l'Afrique du Sud envers la Centrafrique, a annoncé le bureau du président sud-africain dans un communiqué. Leur mandat court jusqu'en mars 2018, est-il précisé. Après l'arrivée des militaires sud-africains, le coordonnateur de la Coalition citoyenne contre les rébellions armées (COCORA), Lévy Yakité, a appelé dimanche à la radio nationale les jeunes patriotes de son mouvement à lever les barrages qu'ils avaient érigés dans la capitale, censément pour éviter les tentatives d'infiltrations rebelles. Je vous demande de lever à compter d'aujourd'hui toutes les barrières et de laisser le soin aux Sud-Africains d'assurer la sécurité de Bangui, a affirmé M. Yakité.
 
MOTS CLES :  Damara   Libreville   Négociations   Bozizé   Séléka 

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