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Centrafrique: La bataille de Libreville ou de Damara

Par Lucie Nkouka, source: RFI - 07/01/2013

Selon des sources concordantes les différentes délégations seraient en route pour les discussions de Libreville dont la date reste attendue

 

Les différentes délégations qui doivent participer aux discussions de Libreville sont attendues ce lundi 7 janvier dans la capitale gabonaise. Certaines délégations partiront de Bangui. C'est le cas du gouvernement, de l’opposition démocratique et des observateurs centrafricains. Les rebelles, eux, prendront un vol, organisé par les Nations unies qui ira les chercher à l’intérieur du pays, vers Bria. Le vol était prévu initialement hier dimanche mais, il a été retardé pour des raisons techniques. Les rebelles disent avoir attendu toute la matinée à l’aérodrome, puis avoir été avertis du report.

 


© rfi.fr
De gauche à droite: le secrétaire général de la CEEAC, Guy-Pierre Garcia (à gauche), la représentante de l'UA à Bangui, Hawa Ahmed Youssouf, et la représentante spéciale de l'ONU pour la RCA, Marget Vogt
Le point des préparatifs
Les délégations qui partent de Bangui doivent, elles aussi, s’envoler aujourd’hui. Elles ont avant leur départ apporté les dernières retouches aux documents qu’elles présenteront à Libreville pour essayer de convaincre les chefs d’Etat du bien-fondé de leurs revendications. Les uns ont bien l’intention de demander le départ de François Bozizé, lequel ne se déplacera que plus tard pour Libreville, pendant que ses alliés plaideront son maintien jusqu’au terme de son mandat, en 2016.

Pour cette délégation, dirigée par le ministre d’Etat Willybiro Sako, qui aura pour adjoint l’un des leaders de la majorité présidentielle, Cyriaque Gonda, la question du départ du chef de l’Etat n’est pas négociable. «Notre Constitution interdit une prise de pouvoir par les armes», lance l’un des ténors de la majorité présidentielle qui sera à Libreville, Cyriaque Gonda. Outre M. Sako, cette délégation doit compter trois ministres, des députés, des représentants du parti présidentiel, le Kwa na Kwa, notamment son secrétaire général Louis Oguéré. Il y aura également des délégués des partis politiques de la majorité et des partis alliés. Pour le ministre de l’Administration du territoire, Josué Binoua, qui fera lui aussi le déplacement, «ces discussions permettront de faire avancer le pays si elles débouchent sur le retrait des rebelles des zones occupées et si elles débouchent sur un gouvernement d’union nationale».

C’est Michel Djotodia, le chef de l’UFDR, qui dirigera le groupe de la Seleka. D’autres mouvements politico-militaires seront eux aussi représentés. Mais la Seleka entend bien mettre sur la table la question du départ du président Bozizé, faute de quoi, dit-elle, «le pays risque de retomber dans le chaos». Un point de vue que ne partage pas Abakar Sabone, le chef du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ). Lui aussi compte se rendre à Libreville. Mais d'après lui, la Seleka devrait revenir à ses revendications initiales sur l'application des accords passés et ne pas réclamer le départ de François Bozizé car, soutient-il, c'est céder aux manipulations de la classe politique.

 


© blogue.cose.qc.ca
Les négociations directes n'auront pas lieu
La délégation de l’opposition démocratique, elle, sera dirigée par Maître Nicolas Tiangaye, qui comptera à ses côtés d’autres leaders, comme Martin Ziguélé et Henri Pouzère. «Nous partons avec détermination, pour que les choses changent», a déclaré à RFI Maître Tiangaye, sans vouloir en dire plus. La liste des membres de la délégation de l’opposition est prête depuis vendredi. Mais samedi, les neuf partis politiques qui seront représentés à Libreville se sont retrouvés au domicile de l’un des leaders pour peaufiner les documents qui seront remis en leur nom à tous, et notamment un mémorandum. «Ce mémorandum essaie de retracer les causes de la crise. Mais il n'y a pas que le mémorandum, il y a aussi une proposition de sortie de crise commune à l'ensemble des neuf partis membre du collectif de l'opposition démocratique centrafricaine. Nous en réservons la primeur au chef d'Etat de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale», explique Maître Nicolas Tiangaye, chef de la délégation de l’opposition démocratique à Libreville. Maître Tiangaye espère que tous les sujets permettant de sortir de la crise pourront être abordés à Libreville, au-delà des thèmes du dialogue politique inclusif et du DDR, Désarmement démobilisation et réinsertion. «Il faudrait pouvoir parler des questions institutionnelles, dit-il, mais aussi des questions économiques et sécuritaires».

La société civile, enfin, n’aura en principe qu’un statut d’observateur dans ces discussions. Ce statut et le nombre de places proposées poussent certaines organisations à s’interroger sur leur participation. Dix personnes doivent par ailleurs partir à Libreville pour représenter, en tant qu’observateurs, les différentes composantes de la société centrafricaine. Un représentant pour la jeunesse, une pour les femmes, un pour la société civile. L’Eglise catholique et les syndicats auront également une place dans le processus.

Au cours des pourparlers, il n’y aura pas de discussions directes. En effet, selon une source diplomatique régionale, citée par RFI, une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de la CEEAC se tiendra dans les jours qui viennent, «afin d’évaluer la situation en Centrafrique et d’écouter un rapport de la communauté régionale». Une réunion du comité de suivi de l’accord de paix global de 2008, présidé par le Congo, est également prévue à une date encore inconnue. A la suite de ces deux réunions, un sommet doit rassembler les chefs d’Etat de la CEEAC pour qu’ils se prononcent sur les solutions de sortie de crise.
 
MOTS CLES :  Damara   Libreville   Négociation   Bozizé   Séléka 

4 COMMENTAIRES

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Le bon SEns avant toute convoitise

Par Diouf

07/01/2013 16:19

C'est un triste constat de voir un pays qui a connu des secousses multiples,que d'en apprendre mais de retomber dans des désordres tels celui qui vous secoue en ce moment.Je suis africain précisément Sénégalais et habite les Etats unis dans le New Jersey et passe le nouvel an et quelques jours avec des proches en france.
Il y a quelque jours je passais par là,un client de ce cyber a oublié de fermer la page web qu'il visitait alors je me suis mis à suivre vos nouvelles nationales que je connais en suivant les actualites africaines sur des chaines qui en fournissent. C'est ainsi que j'ai entendu un certain opposant de chez vous,un ziguel qui appelait à la négociation avec les rebelles. Franchement,que d ouvrir sa bouche il ferait mieux de la fermer.Je pense que ces opposants qu'on lit qu'ils se prétendent opposition démocratique devait avoir une cohérence démocratique. Ils ne devaient meme pas aller à Libreville ou ailleurs,avoir une position claire contre ces rebellions.Qu'est qui justifie qu'un pouvoir légitimedoit-il négocier avec des rebellions et leur permettre de foutre le bordel. La france n'avait pas eu une démocratie qui est un long fleuve tranquille,ils ont travaillé pour arriver à peu près au modèle de démocratie vers laquelle les africains aspirent. La décision sage c'est de dire à ces rebelles qui prennent,selon les dires ce pays en otage, et qui ne sont motivés que pour des questions personnelles, ou pécuniaires,ou de portefeuille c'a d prestige à devenir Ministre. Et un Monsieur qui se dit opposant démocratique demande à négocier avec des rebelles. Si cette rebellion etait une coalition credible et sure de l'adhesion populaire,elles s'organisent et en fin de mandat de votre president,presenter un candidat en tant que parti rebelle puisque c'est leur nom.
Quelle est cette foutaise où pour des raisons diverses,en plein mandat d'un pouvoir que la communaut internationale a validé les résultats en viennent à demander au pouvoir de s'asseoir avec des gens dont les motivations ne sont pas républicaines?
Centrafricains,archivez les noms de tous vos opposants qui se mettent en un point d'égalité avec la rebellion Seleka et demain, quand ces gens seront au pouvoir,faites vos listes de revendications,que ça soit des histoires de famille,comme celui d'un antillais devenu centrafricain comme il se dit et qui seme le désordre chez vous à cause du mari de sa mère dont on dit que ce même Monsieur n'est pas si clean que ce monsieur aurait lui aussiles mains tachées de sang aussi, Pour sa conduite je lui rappelle que les antilles ne sont pas bien loties en égalité ,il a aussi a des revendications a porté la-bas,dernièrement la profitation,ce monsieur peut deja aller là-bas,montrer de quoi il est capable pour son peuple que de pertuber un peuple deeja en souffrance pour son interet égoiste. Demain votre Bozizé ne serait plus président, qu'apporterez-vous de concret à ce peuple? rien de conceret que des discours,je vous dis personne,personne de tous ceux que j'ai essayé de lire ne sont serieux et ne feront jamais rien pour ce pays. S'ils en étaient capables,il aurait fallu 2 choses et je ne l'ai jamais entendu de la bouche de tous ceux qui parlent de la politique chez vous.
Essayez d'être vous mêmes au lieu d'être dans la copie en sortant des choses dont une fois au pouvoir ,vous n'appliquerez même pas. Même celui,un voisin aux Etats unis que je viens de survoler quelques propos d'avant et actuels,il parait léger et ne comprend pas la chose politique;a-t-il cherché à la comprendre? Il me semble qu'il est resté avec le reflexe type de tous ces individus dans notre continent qui font des voix et des bras pour se faire remarquer et se positionner et saisir des occasions pour se placer. Le peuple,des objectifs precis et préalables de la bonne démocratie et etats libres et gestions autonomes et prospères ne sont pas leurs priorités. Des discours!Leurs références sont ailleurs et leurs intérets ne sont pas ceux du peuple. Vous me direz ou penserez à ce que je vous écris là les années qui viendront et si Dieu me prete vie,je viendrai vous le rappeler.
J'espère que votre Onu ou ces pays puissants joueront francs jeux: On ne peut pasa la fois demander aux pays d'aller vers la démocratie et en même temps tolerer et faire developper la culture de la rebellion. Soyons cohérents et logiques: c'est une grosse perte de temps qui va couter encore une fois encore plus à ce pays. Une rebellion, ça veut dire que tous ces hypocrites ou deux pour se remplir les poches,pendant ce temps aucune aide ne rentre pour le pays selon la formule des maitres hypocrites exigeant election et aide après. Puis sera organisée une élection( couteuse alourdissant encore la situation financière de vos pays) dont certains qui se frottaient par stupidité de gourmandise de pouvoir n'y verront que du feu, ça leur passe entre les doigts et commencent un cycle de pertubation ou alors la communauté internationale qui se nourrit de ces situations , laissent faire et vous allez encore perdre 5 ou 6 et des endettements qui font leur bonheur et hegemonie sur vous pour encore longtemps. Et à ce moment précis,un trouble ou un autre evenement va vous faire encore rentrer dans des troubles et encore une nouvelle perte de temps.La démocratie calme vous verrez jamais le bout du nez et avec des politiciens stupides comme l'affiche votre pays,la rébellion nouvelle forme de prise de pouvoir remplacera le droit de voter.
reflichissez,le senegal a un passé et a un quotidien avec des rébellions,celles de la casamance,mais pourquoi,la france ne demande ou n'exige-t-elle pas l'etat senegalais a negocier ou à partager le pouvoir avec x ou y?
Comme vous avez des hommes politiques nuls, c'est comme cela que vous et vos petits enfants retournerez au paradis sans que votre pays un jour connaitra l'aisance. Votre malheur tous ces pays de l'afrique centrale c'est votre sous sol.Aucun politique ne connaitra la paix.
Toutes ces rebellions tolérées et gesticulations et banissements successifs des chefs d'etats,ça arrange ceux qui convoitent vos richesses et n'ont aucun interet que vous vous modernisez et ayez besoin d'exploiter ce qu'ils considèrent comme leur réserve privé. Hollande et avant d'autres sont dans cette logique. Seule l'idioie et la faiblesse pour l'interet au pouvoir pour votre satisfaction leur permet de vous mettre à genou de la sorte.
Avant Bozizé,patassé, Demain meme ce monsieur Ziguel qui se croit l'homme providentiel, demain quand on l'aura épuisé,on l'évincera ,peut-être une rébellion qui trouvera le moments appoppriés les termes adéquats.
avec tant de précédents, vous restez aussi naifs,c'est choquant

Sembona

Par kotoko

08/01/2013 02:34

Vous avez parfaitement raison: à entendre les rebelles exiger l'application stricte et immédiate des termes du dialogue inclusif de 2008, tout en demandant le départ du president Bozize, il est impensable que l'Opposition dite democratique, avec son representant Me Tiangaye, homme politique intègre, peut accepter de s'aligner sur le discours du Seleka, un mariage force entre des ennemis de toujours. Tout le monde sait bien qu'en Centrafrique, aucun puschiste n'a laissé place à un gouvernement civile aisément, excepte le président.Ce dernier a organisé sous des pressions de toutes part des élections en 1993-94. il les avait perdues parce que l'Opposition était unie derrière le candidat Patassé. On imagine mal comment les nombreux chefs rebelles que renferme le Seleka pourront accepter de partager le pouvoir avec les civils. Et surtout que cette alliance comporte des islamistes, il est a parier que ce mariage force ne redevienne un divorce aux conséquences amères pour tout le pays. En raison de la facilite avec laquelle les rebelles ont conquis des régions, on peut se demander si ils ont vraiment le souci de construire le pays s'ils se permettent de détruire toutes les rares ressources qu'ils trouvent sur leur chemin: petits commerces, entreprises, usines, lignes téléphoniques, installations électriques, etc.L'Oppostion ferait mieux d'abandonner cette option et de laisser le président Bozize terminer son mandat en 2016. Cela permettra à l'Opposition de se préparer pour participer aux élections prevues par la constitution a cette année-là. Ainsi l'Opposition aura fait avancer la democratie en Centrafrique.

Une guerre imposée en Centrafrique par le diable a travers les criminels contre l'humanité la population a dit NON!on en veut plus!!cette guerre n'est pas dans l'intérêt de la population ni pour la democratie

Par Le Juif Noir

08/01/2013 10:34

Les Africains sont leur ennemies propres contre eux-mêmes, ceux accèdent un peu à la lumière n’ont pas envie de vivre avec ceux qui agissent comme des bêtes sauvages . Certains fuient leur propres pays pour vivre ailleurs ! Alors que cela ne devrait pas être le cas ! beaucoup de cerveaux ont fuit l’Afrique…
Qu’est ce qui se passe sur le continent ? et surtout en Afrique Noire ?
La soif d’être plus que l’autre, la soif du pouvoir pour se mette à la commande il faut faire souffrir les autres,
Les armes sont devenues les moyens les plus rapides pour enlever la vie de la pauvre population et se faire valoir !
On traite la population comme des herbes sèches qu’on peut y mettre du feu comme on veut !

Le cas présent de la RCA, la population n’a pas besoin des rebelles étrangers et djihadistes, personne n’ a besoin d’une rébellion, l’heure est à la reconstruction du pays et des projets de développement. Quelques auteurs de ces crimes contre l’humanité qui sont les anciens fils des officiers militaires veulent tirer vengeance par la destruction du pays et la population ? le monde evolue s’ils ont la preuve que quelqu’un a tué leur parent qu’ils portent plainte ! C’ est aberrant de se rallier au Djihadistes et radicaux pour saccager la RCA notre beau pays ! ce qui fait rire d’autres hyprocrites ! Dieu tout puissant n’a pas abandonné la RCA, la sagesse Divine a poussé nos pairs Africains à dire NON aux malfrats du Soudan analphabètes ramassés pour détruire la RCA.
Victoire ou la mort PAS DE GUERRE EN RCA !!! On en veut plus. Ces guerres imposées par le diable et ses criminels contre l’humanité. Population Centrafricaine!!!unissons nous tous contre les rebelles diaboliques.

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