NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Centrafrique: Un fils Bozizé et le chef d'état-major de l'armée rendent leur galons

Par Lucie Nkouka avec agences - 03/01/2013

Ils ont été limogés selon un décret lu à la radio nationale, et la rébellion Séléka se prépare pour les prochaines négociations de Libreville

 

Le président centrafricain François Bozizé a démis son fils Jean-Francis Bozizé de son poste de ministre délégué chargé de la Défense nationale et a limogé le chef d'état-major de l'armée, selon un décret présidentiel lu à la radio nationale. Le service de presse de la présidence annonce que le propre fils du chef de l'Etat, «le ministre délégué à la Défense Jean-Francis Bozizé avait été relevé de ses fonctions» tout comme «le chef d'état-major» Guillaume Lapo, et le général de Division Michel Bémakoussi est nommé comme directeur de cabinet au ministère de la Défense.

 


© malijet.com
Le fils, Jean-Françis Bozizé, du président centrafricain, limogé
Le chef de l’Etat, dans son discours à la nation le jour de l’an, avait reproché aux forces gouvernementales de ne pas avoir été en mesure de repousser les rebelles. «L'armée n'a pas joué son rôle. Sans l'armée tchadienne, nous ne serions plus ici pour nous exprimer. Je demande pardon à tous ceux qui vivent dans les zones occupées par les rebelles», a déclaré l'ancien général. François Bozizé fait ainsi le ménage dans la haute hiérarchie militaire pour reprendre lui-même en main l'armée et la Défense, incapables de résister sur le terrain à l'avancée des rebelles qui exigent son départ du pouvoir.

Jean-Francis Bozizé devait être promu général prochainement
Jean-Francis Bozizé, ancien adjudant dans la Légion Etrangère, s'est illustré dans le maquis en dirigeant les troupes de François Bozizé contre les forces loyales au régime du président Ange-Félix Patassé, finalement renversé en 2003. C'est lui qui avait conduit l'entrée triomphale des "patriotes" dans Bangui. Actuellement colonel, Jean-Francis Bozizé devait être promu général prochainement. Discret mais bien présent en politique, certains le voyaient déjà prendre la suite de son père. Face à la progression éclair du Sélaka qui a pris le contrôle de la majeure partie du pays en seulement quelques semaines, les forces armées, sous équipées, mal formées et démotivées, n'ont pas fait le poids et même la ville de Bambari (centre sud) qui était l'une de leurs places fortes a été prise par la rébellion.

La rébellion accepte de négocier
Devant la détermination de la force africaine d'interposition à l'empêcher de marcher sur la capitale Bangui, et le maintien du président Bozizé au pouvoir, les rebelles centrafricains du Séléka ont annoncé mercredi matin la suspension de leur offensive en direction de la capitale, Bangui, et l'envoi d'une délégation aux pourparlers organisés au Gabon sous l'égide de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC). Passés à l'offensive le 10 décembre, les insurgés du Séléka se trouvent à 75 km de Bangui. Ils réclament des pourparlers directs avec le pouvoir ainsi que des garanties de sécurité et le départ du chef de l'Etat. Lequel s'est dit prêt à partager le pouvoir avec eux et a accepté le principe de pourparlers de paix sans conditions. Les discussions de Libreville pourraient débuter entre le 8 et le 10 janvier, dit-on de sources diplomatiques. C'est le président congolais Denis Sassou Nguesso qui dirigera ces pourparlers, selon la même source. Le porte-parole du Séléka a rappelé que les rebelles exigeaient le départ du pouvoir de François Bozizé qui dirige le pays depuis 2003. «Le départ du président Bozizé reste toujours pour nous une exigence parce que nous mettons en doute sa sincérité, a-t-il déclaré. François Bozizé s'est dit prêt à un dialogue en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale.

 

 
MOTS CLES :  J-f Bozizé   Limogé   Séléka   Rebellion   Défense Armée 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués