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Avancée: La ville de Kaga Bandoro entre les mains de la coalition Séléka

Par journaldebangui.com - 26/12/2012

Malgré la présence de soldats tchadiens censés soutenir les forces armées gouvernementales, les forces rebelles poursuivent leur progression vers Bangui

 

On avait bien cru que la trêve de la Noël aurait bien plus s’étendre à celle de la St Sylvestre mais, la chute de cette localité, située à 330 km au nord de la capitale, Bangui, vient rappeler la situation de tension dans laquelle se trouve la Centrafrique. La prise de la ville de Kaga Bandoro intervient alors que le commandement de l'alliance rebelle Séléka avait annoncé la suspension de sa progression. En combattants, les soldats de la coalition étendent leur contrôle sur le nord et l'est de la Centrafrique. "Ils ont pris la ville après une brève bataille", a déclaré à Reuters, Rigobert Enza, qui travaille à la mairie de la ville. Il s'est dit surpris par l'absence de réaction des soldats tchadiens présents dans la ville. Les axes routiers Kaga Bandoro - Bangui et Bambari (ville occupée par la rébellion Séléka depuis dimanche) - Bangui se rejoignent à Sibut. Une bonne partie de la population s'est terrée chez elle en entendant les détonations, et de nombreux habitants se sont mis à fuir en direction des villages voisins (...) voyant arriver ceux de Dékoa (localité) voisine de Kaga Bandoro, a ajouté la source militaire. Kaga Bandoro est le quatrième chef-lieu de préfecture du pays à être attaqué et occupé par la rébellion après Ndélé (nord), Bria (centre), et Bambari (centre sud).

 


© hdptcar
Soldat de l’armée Centrafricaine à Birao (illustration)
Dans l'entourage du président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup de force en 2003 et vainqueur depuis de deux élections, un haut responsable confie mardi soir sous couvert d'anonymat que "la situation est devenue très sérieuse". En signe de crise, le président centrafricain lui-même a réuni longuement les responsables militaires pour faire le point sur la situation militaire dans la capitale centrafricaine. Or, quelques jours avant, la progression de l'alliance Séléka avait poussé le gouvernement du Tchad voisin, à envoyer des troupes afin d'appuyer les autorités de Bangui tandis que les chefs d'Etat ou leurs représentants d'une dizaine de pays de la région, réunis vendredi 21 décembre à N'Djamena, avaient lancé un appel à l'arrêt des combats et à l'ouverture d'un dialogue avec Bangui et avaient proposé des négociations sans délai à Libreville.

Le Séléka a repris les armes le 10 décembre pour réclamer le respect de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, qui prévoyaient notamment un programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion. Ces accords sont restés lettre morte depuis. Le gouvernement centrafricain s'est dit prêt le 24 décembre à dialoguer avec la rébellion du Séléka à condition que les insurgés se retirent des positions conquises. "Les rebelles, au lieu de se retirer, se sont emparés d'autres villes en violation flagrante de la décision des chefs d'Etat à Ndjaména, 24 heures seulement après le sommet", a déploré lundi le ministre de l'Administration du Territoire, Josué Binoua. Le principe d'éventuelles négociations a été accepté par le Séléka, qui refuse toutefois de quitter les villes conquises sans un accord de paix préalable que le pouvoir ne semble pas prêt à accorder.

La France, ancienne puissance coloniale, a condamné lundi 24 décembre "la poursuite des hostilités en République centrafricaine de la part des mouvements rebelles". "Il est nécessaire de parvenir à un règlement politique de la crise actuelle. C'est pourquoi nous appelons toutes les parties centrafricaines à s'engager sans délai et de bonne foi dans les négociations qui doivent s'ouvrir à Libreville, sous l'égide de la communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), entre le gouvernement centrafricain, les mouvements rebelles et l'opposition démocratique", a ajouté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Le Quai d'Orsay estime à 1.200 le nombre de Français vivant en République centrafricaine, pour la plupart à Bangui.

 

 
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