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Centrafrique: Mobilisation contre les hostilités dans le nord-est

Par source: RJDH - 24/12/2012

Une marche de soutien a rassemblé vendredi 21 décembre à Bangui, les femmes, les jeunes réunis aux côtés du Conseil national de la jeunesse (CNJ)

 

En plus des sympathisants des partis de la majorité présidentielle, tous ont participé à la marche à travers les différentes artères de la ville de Bangui pour, disent-ils, condamner les attaques rebelles déclenchées depuis plus de dix jours dans le nord-est, le centre et le nord de la République centrafricaine. «Le dialogue sollicité ne s’obtient pas par les armes, ni par des exactions. C’est une violation de l’Accord de paix qui s’exerce en ce moment, nous voulons que la paix revienne. Les femmes de Centrafrique sont mécontentes. Pourquoi les paisibles cultivateurs, les chasseurs et les artisans miniers sont devenus la cible des rebelles ? Des fils du pays qui sont contre leurs frères et sœurs, où est le sérieux», s’est interrogée la présidente de l’OFCA, Marguerite Kofio. Sur des banderoles déployées par les marcheurs, on pouvait lire entre autres: «non aux hostilités des groupes rebelles, nous voulons la paix». Plusieurs banderoles avec des écriteaux de ce type flottaient tout le long des grandes artères de la ville de Bangui. «Un pays ne progresse pas avec la guerre, ni le terrorisme, ni la barbarie ; c’est plutôt avec le dialogue, la concertation, le commun accord, la paix, la sécurité. Nous disons à ces fameux fils du pays de baisser les armes et venir rencontrer le gouvernement pour un dialogue digne, transparent et concret», a souligné Marguerite Kofio, présidente de l’organisation des femmes centrafricaines.

 


© RJDH-RCA
La marche du 21 décembre à travers les rues de Bangui
Cette situation préoccupe également la jeunesse regroupée au sein du CNJ. Des milliers de jeunes venus des arrondissements de Bangui et de la périphérie, ont exprimé leur mécontentement sur la situation sécuritaire du pays. Ceux-ci ont remis deux mémorandums à des personnalités : l’un à l’ambassadeur de l’Union européenne à Bangui et l’autre au premier ministre, chef du gouvernement, Faustin Archange Touadéra, au nom du président de la République, en mission à Ndjamena. «Dans les documents, nous avons exprimé notre mécontentement par rapport à ce qui se passe dans le pays devant la communauté internationale, qui est partenaire du gouvernement et qui doit rester auprès du gouvernement. Nous avons demandé à l’Union européenne d’aider le gouvernement à mettre fin à ces histoires. Au président de la République, nous avons demandé qu’il fasse ce qui est de son pouvoir pour ramener la paix dans notre pays. On en a assez et nous voulons que tout cela cesse», a indiqué Christian Guenebem, président du CNJ.

Pour la plupart des manifestants, les hostilités qui se créent en ce moment en Centrafrique sont le fait d’une main invisible. «Ce sont les ennemies de la Centrafrique qui font toutes ces choses afin que le pays n’avance pas. Nous disons que c’est trop et que ceux qui financent les rébellions dans notre pays arrêtent», a mentionné un des participants à la marche. Dans la ville de Bouar (ouest), les partis politiques de la majorité présidentielle, les femmes et les jeunes ont aussi marché pour protester contre ces événements.

 

 
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