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La rougeole progresse à nouveau sur le continent africain

Par journaldebangui.com - 18/11/2010

Pourtant l’Organisation mondiale de la santé veut éradiquer la rougeole d’ici à 2015 en Afrique

 

«Environ 10% des enfants ont besoin d’être hospitalisés»
Afrique du Sud, Zimbabwe, Mozambique, Tchad, Namibie, Zambie, Burkina Faso, Nigeria, République démocratique du Congo, mais aussi Cambodge en Asie… la liste des nouveaux pays contaminés par ce virus hautement contagieux ne cesse de s’allonger dans l’indifférence générale. Infection respiratoire relativement bénigne en Europe, la rougeole peut pourtant entraîner, dans les zones de faible accès aux soins, de graves complications, notamment chez les enfants : pneumonie, cécité, diarrhées sévères et malnutrition, encéphalites (inflammation du cerveau). «Environ 10% des enfants ont besoin d’être hospitalisés, précise Florence Fermon, spécialiste de la rougeole et de la vaccination à Médecins sans frontières (MSF). Les décès sont inférieurs à 2% des cas.» S’il n’existe pas de traitement, le vaccin peu coûteux assure une protection efficace.

 


© af
Vaccination contre la rougeole à Johannesbourg,
10% à 15% de ceux qui subissent une injection ne sont pas immunisées
Dans le monde, les campagnes vaccinales massives ont d’ailleurs fait reculer le nombre de décès de 733 000 en 2000 à 173 000 en 2008, d’après les estimations de l’OMS. «La réduction de la mortalité a commencé à marquer le pas en 2007, avertissait pourtant l’organisation dans un rapport fin 2009. La diminution considérable du financement des activités de lutte pourrait entraîner une résurgence de la mortalité et ralentir les progrès accomplis», particulièrement en Afrique subsaharienne. La rougeole ne figure donc plus parmi les priorités des ministères de la santé et des bailleurs de fonds. Par ricochet, la vigilance s’est relâchée, si bien que la couverture vaccinale recule dans certains pays. «On a laissé tomber la surveillance épidémiologique», estime Emmanuel Baron, directeur d’Épicentre, centre de recherche et d’épidémiologie de Médecins sans frontières. «Or, on sait que 10% à 15% des personnes qui subissent une injection ne sont pas immunisées. Année après année, un groupe de plus en plus large se constitue, poursuit-il. Ce sont les limites des grands programmes de vaccination.»

«Revoir la stratégie de vaccination»
Le Malawi est un bon exemple des carences actuelles des protocoles. Chaque enfant y reçoit théoriquement une dose entre l’âge de 9 et 11 mois. Il bénéficie d’une seconde dose lors des campagnes dites de rattrapage, tous les trois ou quatre ans. Ces deux types de programmes lui permettent d’afficher des taux de couverture vaccinale de l’ordre de 100%. Pour autant, Médecins sans frontières, en accord avec les autorités, a dû vacciner 3 millions d’enfants sur une population totale de 12 millions cette année, quand l’épidémie de rougeole a pris des proportions alarmantes. D’où la volonté de l’ONG d’alerter sur les défaillances du système. «Les programmes datent d’au moins quinze ans, poursuit Florence Fermon. La recrudescence de la maladie démontre la nécessité de revoir la stratégie de vaccination.»

 

 
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