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Centrafrique: l’opposition plurielle contre les «dérives totalitaires du régime»

Par Fleury Koursany - 29/11/2012

Elle voit dans la tentative de réinstauration de l’impôt per capita, la preuve d’un affaiblissement du pouvoir

 

C’est au cours d’une conférence de presse tenue ce mercredi, 28 novembre 2012 au siège du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) que l’Opposition démocratique dans son ensemble a décidé de barrer la route à ce qu’elle considère comme des «dérives totalitaires» du régime de Bangui. Le dialogue politique, la révision constitutionnelle, la réinstauration de l’impôt de capitation et enfin l’état de la nation sont les quatre axes principaux qui constituaient la trame de cette conférence de presse. A propos de ce dialogue politique dont le principe avait été obtenu à l’issue de la mission conduite par le président tchadien Idriss Déby Itno et le major Pierre Buyoya au mois de mai dernier, l’Opposition qui y a adhéré par souci de contribuer à l’apaisement a vite fait de déchanter tant le pouvoir de Bangui l’a renvoyé aux calendes grecques, précise Monsieur Maïtard Djim Arem, président de l’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP).

 


© leconfident.net
M. Maïtard Djim Arem, président de l’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP)
En ce qui concerne la révision constitutionnelle, le président de l’UDPP affirme qu’aujourd’hui, il ne fait plus de doute, «au regard des informations de sources diverses et fiables que le Général Bozizé s’apprête à procéder à la révision de la constitution, notamment les articles 24 et 108 en vue de faire sauter les verrous du mandat présidentiel». La finalité étant donc pour le pouvoir de Bangui de se «maintenir éternellement au pouvoir contre la volonté du peuple». Si le dialogue politique tarde à venir et que le régime de Bangui s’apprêterait à modifier la constitution, l’Opposition centrafricaine voit dans la tentative de réinstauration de l’impôt per capita, la preuve d’un affaiblissement du pouvoir. Et l’Opposition de s’interroger si le centrafricain, au pouvoir d’achat déjà très faible, peut-il s’acquitter de cet impôt.

Tant et si bien que l’état de la nation depuis l’avènement du 15 mars 2003 est assez préoccupant d’autant plus que les libertés d’aller et venir sur toute l’étendue du territoire sont fortement menacées par cette insécurité endémique. Si on y ajoute l’état délabré des routes, les difficultés d’accès à l’électricité, l’eau potable, l’emploi, les bourses, pensions, salaires ou encore cette incapacité du Centrafricain de se nourrir, se vêtir, se soigner, se loger ou encore instruire ces enfants, la boucle est bouclée. Face à ces maux, l’Opposition démocratique soutient que le pays «se meurt» et invite de ce fait toute la population centrafricaine à adhérer à leur lutte afin d’obtenir l’organisation du dialogue politique, l’abandon du tripatouillage de la Constitution ainsi que la suppression de la loi constitutionnelle de mai 2010, l’adoption du projet de code électoral consensuellement adopté et le retrait des dispositions de la loi de finances 2013 de l’impôt de capitation dit «contribution citoyenne» dans l’ultime but d’une amélioration des conditions de vie du peuple centrafricain.

 

 
MOTS CLES :  Opposition   Dérive   Gouvernement   Pouvoir   Impôt 

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