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Regards: les populations jugent le bilan de la traque de Joseph Kony

Par Belfort Gobou, (RJDH) - 27/11/2012

Malgré la forte présence militaire internationale la capture du leader de la LRA reste une chimère et cela indigne la population

 

Depuis plus d’un an, une forte présence militaire internationale se trouve à Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou (sud-est), où sévit la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony. Mais malgré cet intérêt mondial, l’on n’arrive toujours pas capturer le leader de la LRA, poursuivi par la Cour pénale internationale. Et cela indigne la population. Pour la plupart des habitants de la ville d’Obo et autres, il est difficile de comprendre que malgré la présence de l’armée ougandaise, de l’armée centrafricaine (FACA) et des conseillers militaires américains, la LRA continue d’attaquer des villages aux portes mêmes des villes et des villages et que la population vive encore dans la peur et l’insécurité. Ce point de vue est partagé par le président de l’association des victimes de la LRA de la ville d’Obo, Gaétan Zangagoumé, joint ce lundi par le RJDH. «Le gouvernement nous disait qu’avec l’arrivée de forces ougandaises et centrafricaines, il mettrait fin aux exactions de la LRA. Mais sur le terrain, la population continue de mourir», a-t-il dit.

 


© armée-de-l'air
Appui de la communauté international dans la traque de J. Kony
Il relève que beaucoup de personnes se déplacent encore à l’intérieur de leur propre pays et ont peur de rentrer dans leur village d’origine, à cause de cette rébellion. La population a peur de vaquer librement à ses activités de peur d’être kidnappée par les éléments de la LRA. «Les américains ne combattent pas, les militaires centrafricains sont sous-équipés, les ougandais ne font absolument rien sur le terrain et ne s’occupent que de leur business. La population vit toujours dans la peur après une année d’une forte présence militaire», a-t-il martelé. Jean-Philippe Ndoko, un habitant la ville de Zémio toujours dans le sud-est, cette présence militaire est sans importance, parce qu’elle ne répond pas aux attentes de la, population qui est de voir Joseph Kony capturé et livré à la Cour pénale internationale. «Nous ne voyons pas l’importance de ces hommes. Pour nous, ils constituent encore plus une source d’insécurité, parce que certains d’entre eux persécutent encore la population», s’est-il indigne-t-il.

Aujourd’hui, la liberté de circuler est menacée parce que la population ne peut pas se déplacer au-delà de cinq kilomètres, malgré la promesse des forces tripartites qui ont annoncé un rayon de sécurité de 25 kilomètres. Mais pour la population, il est impossible, car les éléments de la LRA rodent toujours autour des villes et des villages. Interrogées par Radio Zéréda, la plupart des personnes répondent que toutes les informations concernant la LRA ont été livrées aux forces armées, et pourtant cette rébellion continue d’opérer dans les rayons de moins de cinq kilomètres autour de la ville. «C’est ce qui est décourageant!», s’est indignée une des personnes interrogées. Il faut toutefois souligner que grâce à une opération de l’armée ougandaise, le numéro 4 de la LRA, le général Caesar Acellam, a été capturé sur le sol centrafricain, le 13 mai 2012.

 


© courtois.michel66
Les populations sont les premières victimes
Le 20 avril 2012, l’organisation Human Rights Watch (HWR) avait publié un rapport sur les attaques perpétrées par la LRA en Centrafrique. Pour cette ONG «les attaques de ce groupe armé se sont intensifiées en République centrafricaine depuis le début de l’année 2012, mettant les populations civiles des zones affectées dans une situation de nécessité urgente de protection». Le rapport soulignait également qu’entre janvier et mars 2012, la LRA a mené au moins 53 nouvelles attaques en RCA, au cours desquelles elle a enlevé 90 civils et en a tué neuf autres. Le nombre d’attaques dans le sud-est de la RCA a considérablement augmenté par rapport aux attaques signalées en 2011. «L’intensification des attaques de la LRA montre que le groupe rebelle n’est pas affaibli et qu’il constitue toujours une menace sérieuse pour les civils», expliquait Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior pour la division Afrique à HWR.

Au cours d’une réunion de concertation organisée par le député suppléant de la ville d’Obo,Marie Angéline Anirafouyo, le 16 octobre dernier, les forces ougandaises et centrafricaines ainsi que les conseillers militaires américains sur le retard enregistré dans la capture de Joseph Kony et la neutralisation de la LRA. Cette situation d’insécurité permanente a considérablement perturbé les activités socioéconomiques des populations de cette région. Le jeudi 22 novembre dernier, une personne a été tué et quatre autres enlevées au cours d’une attaque menée par la LRA dans la ville de Rafaï.
 
MOTS CLES :  Joseph   Kony,   Traque   Population   Délosation 

2 COMMENTAIRES

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Aucune n'a jamais été gagné que par la seule mobilisation etrangère

Par joseph

27/11/2012 18:00

le BON DIEU dit ,aides toi, je t'aiderai. Nous particulièrement les centrafricains et généralement certains africains,on aime attendre que ça soit les autres qui s'organisent à notre place.Ils ne peuvent s'investir qu'à la hauteur de l'interêt qu'ils ont du problème.C'est du business pour ces gens et du boulot donné à leurs ressortissants. Vos bétises servent à résorber leur chomage ou à tourner leur système;plus ça dure plus ça rapporte. Si la mobilisation étrangère sauvait un pays, haiti ne serait pas encore la dans la même situation qu'après catstrophe.Si les centrafricains étaient aussi courageux comme nos ancêtres qui bravaient les envahisseurs ou quand nos frontières après indépendance etaient bien surveillées par des vaillants gendarmes et une armée respectée pour une armée d'hommes honnetes ,braves et disciplinés,centrafrique serait un grand pays aujourd'hui , Notre pays et nos chefs d'etats depuis les années 80 à aujourd'hui ne seront pas à tour de rôle les dougourous de leurs collègues voisins ou de la sous région.
Un peuple perdu où ne regne parmi lui que la haine,la corruption,et l'indiscipline,le sectarisme. Comment voulez vous qu'un pays marche quand vous n'avez que des voyous ou des interessés partout. Regardez le ridicule de l'affaire ziguélé attrapé avec un mini zoo à roissy et dont on continue de vanter qu'il est au congrès de parti socialiste au sud de la france. Congrès socialiste ou non qu'est ce ça peut nous foutre et avec des gens qui vendent déjà leurs ames à leurs bourreaux,quoi attendre d'eux.Goumba n'etait-il pas avec eux avec le soutien du journal le monde et RFI narguant les patassé-doumba à l'époque par pure ingérance d'interets? Pour nous ce sont des traites en puissance et quand ils sortent du rang,le sort gbagbo, c'est tout. allez aller aprendre la politique avant de venir prétendre au destin d'un peuple,plutot celui de votre ventre.
s il était si respecté comme tel,on l'aurait acceuilli à roissy et lui épargner ce ridicule en direct. Gbagbo n'assistait-il pas à son temps au congrès socialiste. Quand il a fallu penser l'intéret de la France,le frère socialiste était honni de ses propres amis d'hier, pourtant d'aucun save qu'il n'avait pas triché, exactement comme le spectacle ridicule à la cote d'ivoire que les donneurs de leçon nous offre aujourd'hui en France toujours avec les voleurs qui parlent plus fort que les vrais gagnans.
De l'univers politique actuel de la rca ni l'opposition ni le pouvoir actuel n'offre de perpectives à ce pays. ce sont tous les memes personnes,les mêmes mentalités laissant pourrir un peuple dans un désordre moral,financier etc .En un mot,un pays qui perd tout repère et ça me fait rire de lire un titre sur la culture centrafricaine. La culture n'est pas que l'art mais aussi tout ce que l'homme est,mais qu'est ce que le centrafricain aujourd'hui? ceux du pays et même qui sont en france on retrouve les mêmes comportements et vices. Il faut purger le centrafricain actuel avant de parler developpement,démocratie,culture etc... Y at-il encore une moralité ,une dignité ou fierté encore dans ce pays. La malhonnete,le banditisme est dans chacun de nous tous: pouvoirs comme peuples. On n'attend rien de ceux qui se prétendent intellectuels avec un petit i. regardez un personnage comme guérakata,malgré les années passées à l'étranger il traine en lui une partie de ce qui peut être qualifié de culture néfaste de nos frères mal cultivés qu s'érigent en indispensables. Guérekata écrit pour féliciter Obama et l'exhibe. mais ce monsieur sait -il combien de personnes en afrique meme de chez lui ont félicité ou en correspondance avec obama et qui ne l'exhibe pas?Il représente quoi en rca pour s'exposer en diplomate?
D'ailleurs c'est clair pour la maison blanche,il est interdit de faire de la publicité politique avec les photos et autres correspondances du président américain dans une campagne nationale étrangère.Un dirigeant européen qui pensait contourner en a eu pour ses frais. Alors Mr guerkata, ce n'est pas en mystifiant votre peuple sur n'importe quoi,obama ci, décoration ci,saut à paris là ,qui feront de lui leur représentant. Ce qui préoccupe le centrafricain actuel c'est son problème actuel de survie sur le terrain. Ce n'est pas en restant au chaud dans un fauteuil à baltimore ou on ne sait où que vous resoudrez le problème centrafricain et prétendre parler à leur nom. Pour être crédible,on vous pèsera par la voix que vous réprésentez auprès d'un peuple et je doute fort que ce monsieur tel que son peuple le connait ne puisse atteindre les 1%.
Comme le disait une personne à une autre: de bien regardez ce que guerekata sort comme publication. c'est pour dire qu'il n' a vraiment pas évolué. Il égraine les chapitres de son ancienne thèse de doctorat et travaille à developper un peu plus les chapitres après chapitre et vient en faire un tas. Etre savant,ça ne court pas les rues.
Mes compatriotes,faisons une remise en question de nous tous,pas seulement des pouvoirs. pour les pouvoirs on le sait. mais nous qui sommes nous? c'est aussi réduire une partie de notre problème. Les bandits par là,les tueries par ci, c'est aussi nous et ainsi nous autorisons tous les voyous voisins à venir en faire autant chez nous. Si nous n'étions pas tout cela Koni ne se serait pas hasardé chez nous comme cela.Le bordel et le chaos le lui ont permis.Comme on aime l'argent facile ,qui sait si des notres ne sont pas complices à sa cachette?
Bonne fete du 1er décembre

Le comprendrons nous a temps?

Par Kodoro

28/11/2012 01:16

Ouahh !!! Je me reconnais centro ds ces propos.. Vive la prise de conscience emergence.. RCA encore a la traine, un peuple en lutte contre lui meme, tueries, banditisme, egoisme, jalousie, orgueil, argent facile, qui m'a tjrs rien compris, et invitant ts les voisins voyous a venir le detruire et piller ses ressources au prix d'un pouvoir politique vide... Le vrai pouvoir est economique et ce n'est pas Obama qui nous le fera comprendre.. Hier ct la faute a Bokassa, ensuite nous avons condamné dacko, puis kolingba, puis patassé, aujourd'hui bozizé, demain un autre encore. Nos pbs ne se sont jamais pourtant ameliorés mais bien au contraire.. Pendant ce temps le libanais gagne du terrain, meme le camerounais s'y mets de nos jours pendant qu'on se tire dessus vers Damara pour Epater la galerie... Comment nous l'expliquer avant que le chinois nous achete finalement ???

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