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Batangafo: L’ambassadeur de France au chevet des déplacés

Par Source: RJDH-RCA - 26/11/2012

Serges Mucetti a visité trois camps dans la région de Kaga–Bandoro pour vérifier l’état des travaux financés par la France

 


L’ambassadeur de France en Centrafrique, Serges Mucetti était en visite dans les camps de refugiés de Bobazi, et Kakouda dans la ville de Batangafo. «Ce que nous avons vu sur place, c’était une grande situation de détresse, de souffrance. Mais face à cette situation, nous avons rencontré des hommes et des femmes qui font preuve d’un grand courage et d’une grande dignité», a indiqué le diplomate dans un entretien avec le réseau des journalistes des droits de l’homme de Centrafrique. Les deux camps visités aux alentours de la ville de Batangafo abritent environ 5 700 personnes qui ont quitté leurs villages, en partie détruits par des transhumants en février 2012. A Kaga-Bandoro, c’est le site de Nana-Outa qui accueille plus de 3 000 déplacés. Il s’agit des civils qui ont fui leur village pendant l’opération militaire des forces armées centrafricaine et tchadienne contre les positions des hommes du chef rebelle tchadien, Abdel Kader Baba-Laddé, en janvier dernier. Leurs villages ont été pour la plupart détruits.



 


© reseaudesjournalistesrca.wordpress.com
Les déplacés continuent d'attendre le bon moment pour rentrer(photo d'illustration)
Ces déplacés bénéficient de l’assistance humanitaire du CICR, sur un financement de la France et d’autres organisations humanitaires. Sur le terrain, l’ambassadeur de France, qui était accompagné de M. Xavier Hénaut, attaché de coopération, témoigne avoir vu dans les deux premiers camps des personnes sinistrées mais qui sont pourtant pleines d’espoir. Des gens qui veulent, le plus vite possible, retrouver leur autonomie. «Ils considèrent que l’aide qui leur est apportée par le CICR, soutenue par des bailleurs de fonds, est une bonne chose, mais cela ne peut être que provisoire. Ils veulent rentrer chez-eux, ils veulent reconstruire leur maison, ils veulent cultiver leur champ, ils veulent que leurs enfants aillent à l’école, ils veulent que leurs anciens retrouvent leurs racines (…), ils veulent retourner le plus vite possible à des conditions normales d’existence», a-t-il constaté. Depuis la crise qui a éclaté dans cette partie du pays, l’ambassade de France apporte du soutien aux populations déplacées tout en préparant leur réinsertion dans la société.
 
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