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Tensions: conflit religieux entre musulmans et chrétiens à Sibut

Par Pacôme Pabandji - 21/11/2012

Le gouvernement attendu comme médiateur, pour apaiser les crispations entre les parties

 

La ville de Sibut située à 187 km de Bangui dans la préfecture de la Kémo connaît de graves tourmentes d’ordre religieux entre musulmans et chrétiens. Cette histoire remonte à plus de deux semaines, a encore de graves répercussions, laissant croire que d’un moment à l’autre les hostilités peuvent reprendre entre les deux parties. Ce conflit oppose, selon une source dans cette localité, les musulmans et la population locale qui les accuse d’être à l’origine des nombreux cas d’insurrections armées qui se multiplient ces derniers temps sur les axes Damara-Sibut, Sibut-Dékoa et Sibut-Grimari. Il y a quelques semaines, un jeune musulman se disant commerçant, a été stoppé puis tué à coups de machettes par des jeunes de la commune de Ngoumbélé à 15 km de la ville de Sibut.

 


Les jeunes de Sibut sont très en colère
Ces jeunes furieux, accusaient le jeune musulman d’être le bras droit des hommes armés qui foisonnent dans la région, semant la désolation et la panique. Le jeune musulman était un commerçant. Il achetait du maïs en grande quantité pour aller vendre au Tchad et à son retour, il achetait du carburant pour le solder à Sibut. C’est en revenant d’un de ses voyages qu’il a été pris à partie et assassiné. Pour ces jeunes, cette activité n’était qu’une couverture. Pour eux, il entretenait les coupeurs de route avec le maïs et payait son carburant avec l’argent pris sur les populations victimes des attaques armées. Cette situation a créé une vive tension qui a failli faire basculer la ville de Sibut dans un conflit armé sans antécédent.

Les autorités administratives ont tenté tant bien que mal d’apaiser la situation qui est encore très tendue jusqu’à ce jour. Une demande aurait même été formulée au département d’Etat à la défense pour envoyer des militaires dans la ville. Une demande rejetée par le ministre qui penserait que l’envoi de militaires ne pourra qu’attiser les colères. La situation demeure toujours intenable et les deux parties ne se regardent qu’en chien de faïence. Contacté, le président de la Jeunesse islamique centrafricaine (JICA) M. Abdel Aziz Aroufaï s’est dit très préoccupé par cette situation et appelle les deux parties à s’entendre et s’unir. Il appelle aussi le gouvernement à agir vite afin d’éviter le pire. M. Aroufaï condamne fermement les actes posés par les musulmans qui vivent aux dépens de la population en agissant comme des coupeurs de route car selon lui, la religion musulmane demande de préserver le sang et la vie humaine, contrairement à ce qui se passe dans les environs de Sibut. Il faut noter que même certaines autorités de cette localité qui ont peur que la situation dégénère, ont regagné Bangui depuis plusieurs jours, attendant la détente des hostilités.

 

 
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