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Centrafrique: préservation et valorisation du patrimoine culturel

Par Simon Koitoua - 21/11/2012

Faire en sorte que son développement puisse contribuer à l’amélioration des conditions de vies des populations et à la lutte contre la pauvreté dans la société Centrafricaine

 

Le patrimoine culturel en Centrafrique est un chantier éminemment vaste, mais nécessaire, pour un processus de développement entre les créateurs, les producteurs, les distributeurs, les bailleurs de fonds, les responsables du patrimoine culturel. Le travail consiste à l’identification des points de rencontre entre les acteurs, des points d’achoppement, s’ils existent, entre les visions des uns et des autres afin d’œuvrer à les aplanir. La mise à plat de ce qui réunit, mais aussi de ce qui sépare, permet d’anticiper les conflits et de travailler à leur résolution. La création des filières professionnelles dans ce domaine est un pas important à encourager de la part des autorités actuelles.

 


© journaldebangui.com
Simon Koitoua étudiant en master II option écotourisme
Le patrimoine culturel vecteur de développement en Centrafrique, mais le Centrafrique est doté, en plus d’une situation géographique situe au cœur même de l’Afrique, d’une culture bantou riche, authentique et diversifiée, dont le potentiel, comme levier du développement économique et social, est sous-exploité. Il serait souhaitable que ce pays tiré profit de ce gisement de richesses accorder au patrimoine culturel une place de choix dans les politiques et les stratégies de développement humain et de lutte contre la précarité et la pauvreté. Cela passe par la création de conditions organisationnelles qui soient en mesure d’améliorer les conditions d’existence, de protéger et de revaloriser le patrimoine culturel pour qu’il soit mis en œuvre au service du développement humain. Je pense que les atouts du patrimoine culturel dans le développement économique et social doivent être reconnus et intégrés dans une stratégie nationale.

A ce propos, on soulignera que le patrimoine culturel se caractérise par sa grande diversité, son authenticité et son potentiel social et économique élevé. Or, ce potentiel est doublement pénalisé, d’une part de l’extérieur parce qu’il est fortement méconnu de ceux qui seraient venus justement pour le découvrir et l’apprécier à sa juste valeur ; d’autre part de l’intérieur, parce qu’il n’est pas suffisamment reconnu par les populations et les différents acteurs locaux, ou peu, pour le valoriser. De fait, en raison notamment de la vocation touristique de la République Centrafricaine, celui-ci a tout à gagner en accordant, de manière efficace, davantage d’intérêt à la culture en général et au patrimoine culturel en particulier. En outre, un tel intérêt pour le patrimoine culturel doit concrètement s’inscrire dans une perspective de conservation, de gestion et de valorisation, tout en le préservant des méfaits de la modernisation, de l’urbanisation et de la mondialisation, lesquels engendrent des changements rapides dans les modes de vie. Il va sans dire qu’en Centrafrique, la mission de la protection et la valorisation du patrimoine culturel incombe à tous, mais d’abord au département ministériel en charge de la culture. Or, pour accomplir cette mission, ce département se trouve handicapé par la modestie du budget qui lui est alloué. Outre cette faiblesse, plusieurs facteurs limitent les perspectives d’amélioration et de développement du patrimoine culturel, notamment le non compréhension de sa problématique due aux mutations socio-économiques. Mais définir clairement le patrimoine culturel et ses différentes composantes est une tache primordiale. Pour arriver à une compréhension satisfaisante et dissiper la confusion. Mais, d’emblée, la question qui revient est de savoir comment optimiser l’impact de ce patrimoine sur la société ?
Il faudrait, en effet, œuvrer pour la mise en valeur de ces richesses qui pourront contribuer à améliorer les conditions de vies de la population locale. Profitant de cette occasion de lancer et de supplier la jeunesse Centrafricaine toute confession religieuse et appartenance politique a changée de mentalité dans la perception patrimoniale, une prise de conscience nationale en vue de préserver et de valoriser le patrimoine culturel afin de répondre aux besoins, attentes de la génération présente et future. En définitive, je tiens de tout mon cœur à saluer et à encourager les autorités actuelles afin de faire plus, dans la préservation et la valorisation du patrimoine CULTUREL Centrafricain sur le plan national et international.

 

 
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  • Simon Koitoua étudiant en master II option écotourisme au département de géologie à la faculté des sciences université Ibn Zohr d’Agadir Maroc. Adresse bloc 5 numéro 85 cite sidi –Youssef Agadir Email : skoitoua@gmail.com
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