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Centrafrique: Un mort et trois blessés après une manifestation à Bangui

Par journaldebangui.com - 15/11/2010

Ils ont été atteints par des balles des militaires

 

Au moins trois personnes ont été blessées dimanche 14 novembre dans le nord de Bangui lorsque des militaires sont intervenus pour disperser des manifestants qui protestaient contre le décès d'un jeune tué par un militaire. C’est le constat fait par l’agence française de presse auprès des les manifestants. Du côté des hôpitaux, aucun bilan na pu être immédiatement disponible et aucune réaction n'avait pu être obtenue des autorités, de l'armée et de la police. Selon l’AFP les trois blessés - une jeune femme et deux hommes -, auraient tous atteints par balle. Ils ont été conduits à l'Hôpital communautaire de Bangui. La jeune femme semblait la plus grièvement touchée.

 


© whatisnews.typepad.com
Une des artères de la ville
Selon des témoignages recueillis, dimanche matin, des habitants des quartiers Fouh et Miskine (8e arrondissement de Bangui) ont incendié un débit de boisson appartenant à un militaire et saccagé le domicile du même homme, qu'ils accusent d'avoir abattu avant l'aube un jeune qu'il soupçonnait de vol. D'après des témoins, des groupes de personnes sont ensuite descendus dans la rue, incendiant des pneus et érigeant des barricades sur la voie, en réclamant justice pour la mort du jeune homme. La police a tenté de les raisonner, sans succès, et a fait appel à la Garde républicaine (GR, unité d'élite de l'armée) qui a tiré en l'air puis sur les manifestants.

Un calme relatif régnait dans le 8e arrondissement à la faveur du déploiement de la police antiémeute, qui a permis de rétablir la circulation. Lors de la dispersion de la manifestation, trois journalistes de deux radios locales ont été pris à partie par des soldats, qui les ont conduits au siège du Commando d'intervention rapide (CIR, unité de l'armée). Ils ont été libérés après environ deux heures et leurs magnétophones ont été confisqués. Selon des habitants de Fouh, le militaire accusé de meurtre avait tenté de récupérer avec le jeune homme visé une poignée de sauterelles que celui-ci ramassait autour de son débit de boissons. Ces insectes, appelés "kinda gozo" en langue nationale sango, prolifèrent en novembre et décembre à Bangui. Ils sont très prisés des Centrafricains, qui les récoltent pour les revendre à 100 FCFA (15 centimes d'euros) le sachet ou les consommer en famille. Après avoir demandé un paquet de sauterelles et s'être vu opposer un refus, le militaire a tenté d'arracher de force ledit paquet. N'ayant pu le faire, il a poursuivi et abattu le jeune homme l'accusant de vol, a raconté un habitant.

 

 
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