NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Centrafrique: la plateforme «Sauvons le Centrafrique»

Par Fleury Koursany - 05/11/2012

Par la voix de son coordonnateur Me Henri Pouzère, elle appelle à la tenue urgente du dialogue pour sauver le pays des eaux

 



Cet appel a été fait lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce samedi, 3 octobre 2012 au Centre Jean XXIII à Bangui. «Nous avions aujourd’hui la certitude que le pays est pris dans un orage, une grosse tempête et qu’il est en train de chavirer», a déclaré le Coordonnateur de cette plateforme de l’Opposition démocratique.

 


© journaldebangui.com
Me Henri pouzère au cours de la conférence
SOS
Pour Me Henri Pouzère qui lance ainsi un SOS afin de sauver notre pays des eaux, la situation actuelle de la République Centrafricaine est intenable à telle enseigne que le pouvoir de Bangui par le truchement de son président qui a reconnu avoir échoué, devrait abdiquer du pouvoir. A défaut d’une telle évidence, le régime se doit de faire une ouverture avec les autres formations politiques afin d’essayer ensemble de trouver des solutions qui vaillent pour sauver le pays dans cette situation d’extrême gravité. «Avec un tel niveau de décomposition, l’Etat centrafricain qui n’existe pas du tout» selon le Coordonnateur de «Sauvons le Centrafrique» et à ce jour considéré comme un «no man’s land». Un territoire qui n’appartient à personne à telle enseigne que n’importe qui peut venir ici tuer des centrafricains, piller le maigre tissu économique, en un mot faire tout ce qu’il veut sans pour autant être iniquité par le pouvoir. Comme en témoigne la «balade criminelle» de Baba Laddé et ses hommes sur le territoire de la République. Lesquels ont été responsables de nombreux crimes impunis commis sur la personne et les biens des centrafricains. Et le comble, précise Me Henri Pouzère, c’est que Baba Laddé et ses hommes qui se sont redus coupables de nombreuses exactions dans le pays ont été rapatriés sans inquiétude dans leur pays d’origine aux bons soins des autorités politiques du pays.

Ayant perdu toute sa souveraineté, l’Etat centrafricain, ajoute le Coordonnateur de «Sauvons le Centrafrique» reste indifférent aux problèmes des filles et fils du pays qui se battent pour leur propre survie. Avec un gouvernement composé de personnalités juxtaposées, renchérit Me Pouzère, ceux de ses membres ne peuvent que faire ce que veut le Président de la République qui n’a aucune vision de ce que devra être la République Centrafricaine. Cette absence de programme politique a pour effet immédiat, cette absence de résultat si ce n’est la paranoïa des coups d’Etats plus ou moins imaginaires qui hantent le régime à longueur de journée.

 


© journaldebangui.com
Les participants pendant la conférence
Changer de cap
Face à une telle évidence, il nous faut changer de cap. Celui-ci commence par la tenue urgente du dialogue qui permettra à toutes les forces vives de la nation de débattre en profondeur des problèmes qui gangrènent la République aux fins d’en trouver des solutions idoines, a précisé le Coordonnateur de «Sauvons le Centrafrique». Ce dialogue qui reste la « seule façon démocratique » de sortie de la situation actuelle du pays, se doit de se tenir très rapidement. Auquel cas, « le seuil de tolérance du peuple, s’il est atteint, ouvrirait donc la voie à des débordements et des réactions incontrôlables par le pouvoir qui, aura alors créer non seulement ses propres saboteurs mais aussi et surtout programmé son suicide politique » a prévenu Me Henri Pouzère. Pour le porte parole de «Sauvons le Centrafrique», Me Crépin Mboli-Goumba qui intervenait sur le départ des troupes tchadiennes de la garde présidentielle centrafricaine, il a déclaré que ce départ est un motif de satisfaction. D’autant plus que le fait pour les autorités centrafricaines de faire appel aux forces étrangères, constitue une sorte de défaite de la souveraineté.

A propos de cette soi-disant tentative de modification constitutionnelle qui serait attribuée au Président de la République, Me Crépin Mboli-Goumba pense pour sa part qu’il ne faut pas prêter le flanc aux spéculateurs. A ce jour, ajoute l’orateur, il n’y a pas de projet palpable de modification de la constitution. Et Mboli-Goumba de rappeler que le Chef de l’Etat lui-même, en répondant à la question d’un compatriote membre du Collectif «Touche pas à ma constitution» en France lors de la célébration du 13 août 2012, avait juré ne pas avoir l’intention de modifier la Constitution centrafricaine. Jusqu’à preuve du contraire, ajoute le porte parole de «Sauvons le Centrafrique», il croit au respect de la parole donnée mais le jour où tentative de modification constitutionnelle il y a, «Sauvons le Centrafrique» prendra ses responsabilités à ce sujet. S’il nous faut faire des choix clairs en face des questions hautement nationales, mentionne le porte parole de cette plateforme de l’Opposition démocratique, son coordonnateur conclut que «continuer dans la gestion solitaire du pouvoir, c’est politiquement suicidaire». Pourvu que ce son de cloche puisse être entendu de l’autre côté.
 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués