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Découverte: La galère d’un cordonnier centrafricain à Douala

Par Didier Ndengue, Intégration - 25/10/2012

La vie est loin d’être un fleuve tranquille pour le cinquantenaire Senaya Pierre. Son activité ne lui permet pas de joindre les deux bouts à Douala

 

Il avait le rêve d’un avenir meilleur, en débarquant dans la métropole économique camerounaise en 2006. Sept années après, c’est la désillusion. En effet, les conditions de vie de Senaya Pierre sont aujourd’hui inacceptables. L’infortuné est un sans domicile fixe. Il passe ses nuits en plein air, sur la véranda de la maison d’un expatrié à Bonapriso. L’homme est totalement déboussolé. Il vit dans une incertitude absolue. Solitaire et sans famille au Cameroun, il dit n’avoir jamais eu des nouvelles des siens restés au pays natal. Il n’a pas d’enfants. Son épouse est décédée. Senaya Pierre est connu des services du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr). Il entre en possession de son statut en 2011. Pour lui, le Hcr en réglant certains détails de sa vie, néglige l’essentiel: un logement ; un financement pour acheter du matériel pour sa cordonnerie. «J’ai demandé tout ça au Hcr, mais ils n’ont pas encore agi jusqu’à maintenant», s’indigne-t-il. Son microprojet est d’une valeur estimable à 110 000 (cent dix mille) franc CFA.

 


© journaldebangui.com
Pierre senaya, veut croire en un avenir meilleur
En attendant une suite favorable à sa demande, il se débrouille avec les moyens de bord: un vieux comptoir de cordonnier, couvert d’un parasol multicolore à la rue UTA au lieu dit Maza Plazza, au pied d’un arbre en plein carrefour. Le centrafricain travaille du matin au soir. Les clients ne se bousculent pas pour autant. Certainement à cause de la petite qualité de son matériel de travail. Visiblement, il manque de cirage de qualité, des semelles, du rouleau de fil...Ses brosses sont aussi vieilles que les échantillons de chaussures sur son poste de travail. Sa recette journalière est parfois de 500 F CFA. «Avec ça, je ne peux pas faire d’économie parce- qu’il faut manger. Et tous les jours, c’est pareil», lance-t-il.

Début de solution
Senapaye Pierre rêve des meilleures conditions de vie. Il serait heureux d’être réinstallé dans un pays d’Europe ou d’Amérique, où il espère mieux vivre. Il lui arrive souvent de penser à se remarier. Mais, il veut d’abord avoir un domicile et de l’argent. L’idée de tout recommencer à zéro traverse de temps à autre les pensées du centrafricain. «Mais comment faire? Par où commencer?», s’interroge-t-il à chaque fois. De bonnes nouvelles se profilent à l’horizon pour tous les demandeurs d’asile du Cameroun. Suite à la signature d’un texte régissant le statut du réfugié par M. Paul Biya, chef de l’Etat, une source informe qu’une équipe dirigeante entre en fonction avant la fin de l’année en cours. Les réfugiés seront alors pris en charge par l’Etat camerounais, qui veillera sans cesse sur leurs besoins quotidiens vitaux.
 
MOTS CLES :  Galère   Cordonnier   Senaya Pierre 

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