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Education: Aveu d’impuissance des pouvoir publics

Par Pazza Gbatakoro, Centrafricmatin - 18/10/2012

Le parlement, sollicité comme dernier rempart, ne peut rien pour l’insoluble problème du «Collectif des diplômés sans emploi»

 

S’il y a une frange de la population centrafricaine et non des moindres qui est vraiment sacrifiée sur l’autel des intérêts égoïstes, de la mal gouvernance et du laxisme de la part du gouvernement, c’est sans aucun doute la jeunesse d’une manière générale et plus particulièrement cette pléiade de jeunes diplômés, sortant des différentes facultés de l’Université de Bangui et des différents centres de formation technique et professionnelle du pays, qui tournent en rond avec leurs parchemins en mains, ne sachant exactement plus quoi faire avec, et à quel saint se vouer. En effet, depuis plus de presque trois décennies, pour cause d’intérêts égoïstes, de mal gouvernance, de laxisme et d’une très mauvaise politique gouvernementale en matière d’emploi, cette pléiade de jeunes diplômés dont l’intégration dans la fonction publique pose sérieusement et curieusement problème, et qui ne trouvent pratiquement pas de débouchés, s’est vue obligée de se regrouper en un collectif dit «Collectif des diplômés sans emploi», et s’est lancée depuis belle lurette dans une bataille sans merci en vue de trouver une solution adéquate à son épineux problème qui est celui de son intégration dans la fonction publique.

 


© centrafriquepresse.com
Les jeunes centrafricain au cours d'une manifestation
Ainsi, cette pléiade de jeunes diplômés a commencé tout d’abord à avoir le regard tourné vers le Département de la Fonction Publique en charge normalement de la situation. Contre toutes attentes, la situation perdurait, au point que cette pléiade de jeunes diplômés désœuvrés a commencé à perdre patience en raison de la conjoncture sociale du pays qui commençait à devenir insupportable. Pour manifester d’abord son impatience et enfin son ras-le-bol, cette pléiade de jeunes diplômés envahissait de temps en temps l’enceinte du Département de la fonction publique avec des velléités d’actes de vandalisme, mais à chaque occasion, les forces de l’ordre intervenaient afin d’empêcher tout débordement. Après le Département de la fonction publique, cette pléiade de jeunes diplômés désœuvrés s’est vue obligée de s’adresser au premier ministre, chef du gouvernement, avec l’espoir de voir, ne serait-ce qu’un début de solution à son problème. Malheureusement, celle-ci a toujours été roulée dans la farine avec d’interminables promesses fallacieuses jusqu’au jour d’aujourd’hui.

Estimant avoir usé de toutes les voies de recours, le «Collectif des diplômés sans emploi» pense que le Parlement qui se trouve être le deuxième pouvoir après l’Exécutif peut constituer un dernier rempart pour lui. Alors, ce collectif a introduit récemment une requête auprès de cette institution pour solliciter son arbitrage. Toutefois, nous tenons tout de suite à faire entendre raison à ce collectif que cette institution, de part son obédience aveugle à l’Exécutif et son profil monocolore, n’hésitera pas à déclarer son incompétence en la matière. Pourtant, des cas «d’intégration officieuse » se font bel et bien dans ce pays qu’est la RCA. Pauvre jeunesse sacrifiée!

 
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