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Tensions: Quatre otages camerounais aux mains de rebelles centrafricains

Par journaldebangui.com - 02/10/2012

Lesquels exigeraient le paiement d’une rançon avant de les libérer, mais à ce jour, ils n’ont pas estimer un montant

 

L’enlèvement aurait eu lieu dans des champs entre Sabongari, le dernier quartier de la ville frontalière de Garoua-Boulaï, et le village Yoko Siré, sur la route de Bertoua, dans la région de l’Est du Cameroun. D’autres cultivateurs ont pu s’enfuir à temps. L’un d’eux dit bien connaître les personnes enlevées. Des sources à la légion de gendarmerie de la région de l’Est au Cameroun, selon le qutidien camerounais Le Jour indiquent que cinq Camerounais revenaient de leurs plantations situées à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine, du côté de Yoko Siré. Ils ont été interpellés par des rebelles centrafricains. Ceux-ci ont remis la somme de 80.000 F.Cfa à l’un des otages. Ils l’ont chargé d’aller acheter des provisions, en retenant les quatre autres. Mais l’envoyé n’est pas revenu.Courroucés, les rebelles ont sommé le chef du village Yoko Siré de retrouver leur émissaire et les vivres. Ils ont en outre réitéré la demande de libération, sans condition, de leurs deux camarades arrêtés par les militaires camerounais du Bataillon d’intervention rapide (Bir), le 21 septembre dernier, au quartier Sabongari, à Garoua-Boulaï.

 


© africapresse.com
Des hommes armés non identifiés (image d'illustration)
Selon APA, sans donner une date butoir, les preneurs d’otage n’écarteraient pas l’idée de tuer les otages au cas où la rançon dont le montant n’a pas été communiqué ne leur serait pas versée. Les personnes retenues auraient même communiqué pendant le week-end avec des proches, mais leurs familles et les autorités n’ont pas voulu publier leurs identités «pour des raisons de sécurité». Les otages qui se trouveraient non loin de la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique seraient en «bonne forme», ont indiqué des preneurs d’otages qui, au passage, exigent le paiement d’une rançon avant de les libérer.

Base arrière
Il y a quelques jours en effet, une attaque attribuée aux rebelles centrafricains avait faits des morts, dont un gendarme camerounais et des assaillants. Suite à cette attaque d’une brigade de gendarmerie à Garoua-Boulai dans l’Est du Cameroun, les autorités des deux pays avaient renforcé les mesures de sécurité aux frontières, l’idée de mener des actions mixtes ayant été notamment envisagée. Selon le quotidien camerounais Le Jour, ces rebelles, hostiles au régime du président centrafricain François Bozizé, ont installé une première base à 9 km de Yoko Siré. De là, ils vont se ravitailler en vivres dans la ville camerounaise de Garoua-Boulaï et commettent des exactions en territoire camerounais. Ils auraient ainsi effectué un raid le 28 août au village Namoya, pillant des maisons. Le 23 septembre, ils ont attaqué le poste de péage de Garoua-Boulaï et tué trois personnes.

Jusqu’ici, les autorités camerounaises ont demandé aux populations camerounaises d’éviter de se rendre en forêt et de fréquenter les milieux communs aux Centrafricains, à savoir les rivières, les champs, etc. La ville de Garoua-Boulaï reste sous haute surveillance des éléments du Bir, de jour comme de nuit.

 

 
MOTS CLES :  Rebelle   Tensions   Cameroun   Otages 

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