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Bangui: Calme précaire à Damara et Sibut

Par source: RJDH - 20/09/2012

Les activités ont timidement dans les deux villes après une attaque revendiquée par l’ex-rébellion de la CPJP

 

Il s’agit des éléments de la CPJP qui affirment ne pas se reconnaître dans l’Accord de paix global de Libreville, signé le mois dernier à Bangui entre ce mouvement et le gouvernement centrafricain. Ces hommes se disent appartenir à la ‘’Convention des patriotes pour la justice et la paix fondamentale’’. Mais après deux jours de stupeur, la population commence à vaquer à ses activités habituelles, toutefois, «nous vivons toujours dans la peur malgré la présence renforcée des militaires. Nous ne savons pas à quel moment ces hommes pourraient encore frapper», a témoigné Thibaut Bissaholo, un habitant de Damara. A Sibut, les activités ont également repris. «Je suis parti ce matin au champ, mais j’ai constaté que beaucoup de personnes ne se sont pas rendues à leur champ, certes à cause de l’insécurité», a fait savoir Bernard Zandanga, un fonctionnaire admis à faire valoir ces droits à la retraite, résidant à Sibut.

 


© RJDH-RCA
Une patrouille de l'armée centrafricaine
Pendant ce temps à Bangui, le commandement de la CPJP nie toute implication dans cette attaque meurtrière. «Aucun élément de la CPJP était présent parmi les assaillants. Nous nous sommes déjà décidés à faire la paix. Cette rébellion est purement tchadienne, car ce sont des ex-libérateurs qui ont conduit le président Bozizé au pouvoir qui sont en train de se livrer à cette folie au nom de la CPJP», a déclaré Abdoulaye Issène, président de la CPJP. Par ailleurs un officier qui s’est déclaré porte-parole du mouvement qui a revendiqué cette attaque, et qui s’est fait appelé Hache Ha, a affirmé que l’attaque était effectivement une action des « ex-libérateurs qui ont amené François Bozizé au pouvoir en 2003. Et Bozizé avait promis de verser 15 millions à chacun. Maintenant, ils revendiquent les 15 millions (…). Mais ils sont au nombre de 60 de la garde du président Bozizé. Ils sont tous avec des bérets verts. Et ce sont eux, en ce moment, qui commandent le terrain », a-t-il confié à des médias nationaux et internationaux, le samedi 17 septembre.

Pendant ce temps, dans la Ville de Kaga-Bandoro et de Dékoua (Centre Nord), la population vit également dans la peur. Des témoins joints surplace affirment que certains commerçants ont vidé leurs magasins pour éviter des scènes de pillage en cas d’une éventuelle attaque. Après l’attaque des deux villes, le porte-parole de ce mouvement affirme que leur objectif est de combattre le régime du président Bozizé. Des sources militaires indiquent que les éléments des Forces armées centrafricaines ont été lancés à la poursuite de ces hommes et que des véhicules emportés à Damara seraient déjà récupérés.

 

 
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