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Marie-Noëlle Koyara: «Notre pays peut nourrir sa population et même la sous région»

Par Adrien Poussou, L’Indépendant - 07/11/2010

Représentante à la FAO, elle se prononce sur la crise alimentaire en Centrafrique

 

Vous avez une vision singulière de nos compatriotes?
Depuis quelques années, nos frères et sœurs, cadres supérieurs et experts, représentent valablement notre pays au niveau international. Même s’ils ne sont pas nombreux, cela a le mérite d’être souligné. Je pense qu’il serait opportun d’établir un répertoire de tous ces compatriotes très qualifiés qui pourraient aussi apporter une pierre à la construction de notre pays. Sachez que partout où l’on se trouve, on sert son pays. Le contexte international actuel avec les nouvelles technologies d’information et de la communication s’y prête d’ailleurs bien. Ça se fera aussi, il faut le faire remarquer, dans un cadre formel. En tout cas en ce qui me concerne, je suis disposée à apporter mon appui. Considérer cela comme un cri de cœur.

Près de quinze ans après votre départ pour une carrière dans le système des Nations unies, quel regard portez-vous sur votre parcours de fonctionnaire international?
J’essaie autant que faire se peut, d’être à la hauteur de ma mission. C’est important pour mon image personnelle et celle du pays. Aujourd’hui, nos petites sœurs et petits frères ont besoin d’avoir des modèles. Et lorsqu’on est une femme, le problème se pose doublement. Il faut faire face aux préjugés et à pesanteurs socioculturelles encore en vogue dans nos sociétés africaines. Je ne vous apprends rien en disant qu’en Afrique, une femme qui occupe un poste de responsabilité doit avoir à se justifier dans la plupart des cas parce que certains mâles doutent de sa compétence. C’est la raison pour laquelle chaque jour que Dieu fasse, je m’efforce à être plus professionnelle, rigoureuse avec moi-même et avec mes collaborateurs. C’est à ce prix que j’ai obtenu de bons résultats dans les pays où je suis passée en tant que représentante de la FAO.

 


© lindependant-cf.com
Marie-Noëlle Koyara
Quelles sont les expériences qui vous ont marqué?
Ayant travaillé dans des pays à ressources naturelles très limitées, j’ai pu mesurer l’immensité et la richesse des ressources naturelles de mon pays, peu connue par la population, censée s’approprier la gestion pour améliorer ses moyens d’existence. Un travail d’information, de sensibilisation et de formation doit être fait en direction de nos populations afin qu’elles participent au processus de valorisation des ressources et qu’elles s’approprient les outils de gestion de ces ressources nationales. Notre pays est une partie intégrante du Bassin du Congo. Aujourd’hui, cette parie du monde fait l’objet de toutes les convoitises, d’où la nécessité de préparer nos populations à une meilleure gouvernance des ressources naturelles.

Envisagez-vous un retour sur la scène politique nationale?
Mon passage sur la scène politique n’a pas été une option ou un choix. J’avais seulement répondu à un appel pour servir la patrie. Je suis reconnaissante aux autorités de mon pays de m’avoir donné cette chance qui m’est encore utile dans ma carrière. Je suis souvent appelée à faire appel à mon expérience politique devant certaines situations.

On vous prête pourtant l’intention d’être candidate à la prochaine présidentielle?
Ce n’est pas seulement à un poste de président qu’on peut servir son pays. Ne devient pas président qui le veut. C’est Dieu qui donne le pouvoir. Tout être humain détient un talent, et à chaque talent un environnement correspondant pour sa fructification. Si je peux me permettre un conseil, que les frères et sœurs Centrafricains cherchent à aimer et à valoriser le travail qu’ils font.

 


© lindependant-cf.com
Marie-Noëlle Koyara
Quelles sont selon vous les solutions adéquates pour juguler la malnutrition infantile aiguë qui frappe les régions ouest de la Centrafrique?
Il est du ressort de l’Etat d’abord d’élaborer une politique nationale, un document des stratégies nationales et un programme en matière de nutrition et de sécurité alimentaire. C’est en définissant un cadre d’intervention qui répond aux préoccupations réelles du pays que les partenaires techniques et financiers peuvent nous à accompagner dans sa mise en œuvre. La FAO a toujours appuyé tous les pays membres qui le sollicitent à élaborer leur programme national de sécurité alimentaire y compris l’aspect nutritionnel. Vous savez, beaucoup de pays au monde auraient bien voulu posséder les ressources naturelles dont nous disposons. Notre pays peut nourrir sa population et même la sous région.

Avec votre permission, revenons à la prochaine présidentielle. Qu’attendez-vous de cette échéance cruciale pour l’avenir du pays?
Que tout se passe dans la paix et le respect mutuel. Que les autres candidats se retrouvent autour de celui qui aura gagné le scrutin afin de participer à la construction de notre cher et beau pays, pays d’avenir. Au-delà de nos divergences d’opinons, de nos approches, nous devrons avoir un seul objectif, c’est inscrire notre pays parmi les pays émergents.

Un dernier mot…
Nous avons un bien commun qui est la République Centrafricaine. Nous devrions faire en sorte que ce pays retrouve la paix, la prospérité afin de transmettre aux générations futures un pays dans lequel il fait beau vivre. Notre langue nationale, le Sanguo, nous sert déjà de fondement à l’unité nationale. Cette unité, nous devrons la préserver, l’entretenir par la culture de la paix, de l’amour et de la tolérance entre les centrafricains. Que Dieu bénisse la Centrafrique.
 
MOTS CLES :  Koyara   Fao   Centrafrique   Alimentation   Pauvreté 

2 COMMENTAIRES

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Peut-on connaitre le cv réel de cette dame ?

Par ketezo

06/08/2013 07:11

Représentantante de la FAO, après une carriere peu valeureuse dans l'administration centrafricaine incompétente et derniere parmi les dernieres du monde, en quittant la fonction de Ministre, niece du Président Patassé, pour y atterir, cette dame n'a pas du emprunter un parcour transparent. Sinon de nombreuses centrafricaines, plus diplomées et mieux aguérries, auraient eu acces a ce genre de poste, quand on sait les combines des recrutements qui minent ces institutions internationales. A notre avis Patassé a du user de tout son poids pour décrocher ce seul poste pour sa niece. Comme c'est toujours le cas dans ce pays, pourquoi ne l,a-til fait dans un cadre transparent d'appel à candidature, au moins d'autres centrafricains auraient pu concurir ! Est-elle vraiment Ingénieur agronome, alors qu'on la dit diplomée d'un institut agricole centrafricain de la lobaye, qui en réalité ne délivre qu'un diplome d'ingénieur des travaux agricoles (Niveau terminale sans Bac+3 ans de formation), bref j'aimerai vraiment connaitre son cursus universitaire réel. Mais manifestement lui attribuer le grade d'ingénieur agronome est une manipulation grossière de l'opinion nationale, arreter de ridiculiser notre pays ! Enfin comment expliquer son empressement à se jeter dans le marigot séléka, pour une cadre prétendue de haut niveau donc, avec une bonne retraite (peut-etre pas puisqu'elle n'a pas fait carrière à la FAO, c'est une parachutée) et la soixantaine sonnée. Et puis pour avoir nommé Responsable du coton le bandit évadé de prison, son parent complice dans la truanderie des dons japonais, le déséquilibré Mianzé, n'est-on pas en droit de douter de cette dame dit-on d'une légèrteé sans pareille, et qui a du souiller la renommée de dignes filles de la RCA dans de nombreuses chambres d'hotels avec des sommités du monde entier? Elle fut Ministre de l'agriculture avec son oncle Patassé, et comme lui fort en gueule elle continue de déclamer que la RCA peut nourir la sous-région, alors que cette population est malnutrie, a cause des dirigeants de la race de son oncle qui ont plongé ce pays dans le tonneau des danaïdes. Elle y était déjà. Maintenant au service de son autre parent Ziguélé elle croit tromper le monde. La vigilance citoyenne exige que les journalistes et les internautes s'intéressent à son vrai curriculum-vitae.

Brève réponse à "ketezo"

Par Kiss

28/01/2014 16:14

M. ketezo, il faut avoir du respect non seulement pour cette dame, mais pour son pays.
Apparemment, tu ne connais pas ton pays, si tu es vraiment centrafricain, ni ses institutions, encore moins ces institutions de formation. L'institut de la Lobaye dont tu as fait allusion, dans laquelle cette dame est ressortissante, délivre bien un diplôme d'ingénieur (agronome, forestier, zootechnicien); et de niveau BAC+5, après un minimum de licence pour ceux qui viennent de la FAC des sciences ou d'un DUT pour les Techniciens supérieurs, juste ce bref rappel pour te rafraîchir la mémoire. Quant à ton animosité envers cette dame, cela n'engage que toi! elle est d'ailleurs centrafricaine comme toute autre, et je ne la défens surtout pas! Bonne chance

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