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Centrafrique: le PRED a formé les para-juristes

Par Fleury Koursany - 13/09/2012

Plusieurs thématiques ont été débattues au cours de cet atelier de formation du donner et du recevoir

 

L’atelier s’est tenu du 3 au 12 septembre 2012 dans la salle de conférence de la base 2 du PNUD à Bangui et a permis de former les para-juristes membres des organisations nationales des droits de l’homme sur l’accès des personnes vulnérables au droit et à la justice. Selon Ghislain Bindoumi, Premier rapporteur de cet atelier, les thématiques inscrites au menu de cet atelier cadrent parfaitement avec les missions assignées aux para-juristes et autres représentants des organisations nationales des droits de l’homme. Entre autres thèmes; la mission et le rôle du parajuriste dans les communauté et les maisons de droit; les techniques de sensibilisation et de formation des populations; la différence entre droit civil et droit pénal; la rédaction d’une plainte; la mission et le rôle des Officiers de Police Judiciaires; le droit des personnes et de la famille; le droit patrimonial; l’acquisition du droit de propriété; la saisine d’une juridiction civile, les compétences du Préfet, du Sous-préfet et du Maire. Les droits de l’homme et droits spécifiques de la femme; les violences basées sur le genre et les violences sexuelles…

 


© journaldebangui.com
Les panelistes durant les travaux
Selon Monsieur Fotso, représentant du PRED "Projet de Renforcement de l’Etat de Droit", initiateur de cette formation appuyée financièrement par l’Ambassade de France à Bangui, le développement d’une nation passe nécessairement par l’accès de tous au droit et à la justice. En République Centrafricaine notamment, plusieurs personnes dites vulnérables sont privées de la jouissance d’un certain nombre de leurs droits. C’est en cela que le PRED a estimé nécessaire de procéder au renforcement des capacités de ceux qui sont en contact direct avec les personnes vulnérables. Aux représentants légaux des associations de droits de l’homme, le représentant du PRED a demandé aux parajuristes d’agir avec professionnalisme et engagement pour la promotion des droits des personnes vulnérables.

 


© journaldebangui.com
La photo de famille
Aux parajuristes, Monsieur Fotso a tout simplement demandé de mettre à profit les enseignements reçus au cours de cet atelier pour défendre les droits des personnes vulnérables de leur localité. Au ministère de la justice et de la moralisation, ce dernier a demandé la reconnaissance officielle d’un statut aux maisons du droit et du citoyen qui sont des cadres principaux pour els activités des parajuristes. Salomon Féiganazoui, ci-debvant Directeur de Cabinet du ministre de la justice et de la moralisation a, quant à lui, demandé aux parajusristes de respecter les missions et rôles qui sont les leurs. «Vous n’êtes pas des juristes et à ce titre, vous ne devrez pas vous substituer aux professionnelles de droit que sont les juges et avocats. Vous devrez éviter toute collision avec ces professionnels de droit», a-t-il conclu.
 
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