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Afrique du Sud: Les mineurs protestent de nouveau

Par Alain Georges Lietbouo - 11/09/2012

Après la grève de Marikana, qui a fait 35 victimes, plus de 15000 mineurs sont encore entrés en grève le 10 septembre

 

Une grève rassemble de nouveau 15.000 mineurs ce lundi 10 septembre. Un tiers de la main-d’œuvre sud-africaine de Gold Fields, soit 15.000 mineurs, ont entamé une grève sauvage. Dans le même temps, la police sud africaine craint des violences à la suite de l'expiration du délai prévu pour la reprise du travail dans la mine de platine de Marikana, exploitée par Lonmin, où des heurts ont fait 34 morts parmi les mineurs, la plupart tués par la police, le 16 août dernier. Gold Fields a trouvé un accord la semaine dernière pour mettre fin à une précédente grève sauvage, rassemblant 12.000 employés dans sa principale mine de l'Est du pays, mais la contestation s'est désormais déplacée dans un site aurifère exploité par le groupe dans l'Ouest. La société a précisé ne pas connaître l'origine exacte de la grève de ce lundi, alors que le secteur minier est agité par le conflit entre le Syndicat national des mineurs (NUM), proche du gouvernement, et l'Association des mineurs et des salariés du bâtiment (AMCU), qui refuse de reprendre le travail à Marikana. Gold Fields, groupe coté à Johannesburg et New York, produit 3,5 millions onces d'or par an, selon son site internet. La société exploite huit mines en Australie, au Ghana, au Pérou et en Afrique du Sud.

 


© Paris-Match
La tension reste forte
Des désaccords qui perdurent
Le 16 aout 2012, des mineurs grévistes ont été tués lors d'affrontements avec la police sur le site d'exploitation de platine à Marikana, en Afrique du Sud. Une dizaine de personnes ont été tuées depuis le début du conflit. Il s’agissait de l'une des interventions policières les plus meurtrières en Afrique du Sud depuis la chute de l'apartheid en 1994 faisait remarquer de nombreux médias. La tension était restée forte sur le site d'exploitation de platine de Marikana, situé à quelques kilomètres de la capitale sud-africaine, Pretoria. Pour tenter de résoudre la crise, un accord de paix avait été signé avec le Syndicat national des mineurs (NUM) après des négociations difficiles. Cet accord de paix était le premier pas qui ouvre la voie à des nouvelles négociations pour répondre à la demande des mineurs. L'accord de paix a promis également de créer un environnement de travail paisible à la mine de Marikana, a déclaré le NUM, qui est le plus important syndicat affilié au Congrès des syndicats de l'Afrique du Sud. Néanmoins, l'Association des travailleurs des mines et de la construction et la délégation des mineurs n'ont pas signé l'accord. Il a été signalé que les grévistes ont mis en place leur propre comité pour les représenter dans les négociations. Visiblement, de nombreux désaccords perdurent encore.

 

 
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