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Cameroun: Un Centrafricain impliqué dans l'assassinat d'un théologien

Par Pasteur Aloys Evina, journalchretien.net - 24/08/2012

Le pasteur Barka Nado accusé du meurtre d’Eric de Putter a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé la capitale

 

Le pasteur Barka Nado est soupçonné d’avoir commandité le meurtre du Français Eric de Putter, Docteur en théologie et Professeur de théologie à l’Université Protestante d’Afrique Centrale (Upac) à Yaoundé. Le théologien de 31 ans a été tué à coups de couteaux dimanche 8 juillet 2012. L’autopsie a révélé que le pasteur Eric de Putter a reçu deux coups, l’un au dos et l’autre à la poitrine. A ce jour, l’arme du crime n’a pas été retrouvée. Les enquêtes menées conjointement par les policiers du Service de coopération technique internationale de police de l’ambassade de France au Cameroun et par la Division régionale de la Police judiciaire du Centre ont révélé que le pasteur Eric de Putter ne faisait pas l’unanimité au sein de l’Upac. Certains responsables académiques de l’Université Protestante d’Afrique Centrale lui reprochaient ses dénonciations sur la gestion de la faculté de théologie protestante et des sciences religieuses.

 


© africapresse.com
Le Dr Eric de Putter, décédé
Une source proche de la Police judiciaire explique que les relations étaient tendues entre le pasteur centrafricain et le Dr Eric de Putter qui aurait rejeté sa thèse pour insuffisances académiques, l’empêchant ainsi de soutenir sa thèse de Doctorat. Le pasteur Barka Nado a reconnu que ses travaux avaient été rejetés par l’enseignant français, mais a nié toute implication sur son assassinat. Les résultats de l’enquête ne permettent pas de conclure à la culpabilité du pasteur Barka Nado qui devrait être libéré au terme de l’instruction.

La mort d’Eric de Putter était survenu alors que quelques autres expatriés avaient été soit cambriolés, soit tués. «Il y a une insécurité dans les grandes villes mais il n'y aucun élément qui permette d'affirmer que les Français sont en danger au Cameroun ou qu'on s'en serait pris à M. De Putter du fait qu'il était Français», avait déclaré avec tempérance, l’ambassadeur de France au Cameroun, Bruno Gain. Pourtant même s’il s’agit d’un règlement de compte, le mobil risque d’être un point d’ombre pour les enquêteurs. Le français a été tué alors qu’il s’apprêtait à quitter définitivement le Cameroun, donc pouvait ne plus représenter un danger pour le ou les commanditaires. Les témoignages de ses proches ont rapidement fait savoir que le volontaire se sentait menacé. Originaire de Fourmies dans l’Avesnois, au nord de la France, M. De Putter avait passé deux ans au Cameroun, où on compte près de 80 volontaires de solidarité internationale. Son retour était prévu pour le mois de juillet. Il a laissé une femme originaire du Cameroun Marie-Alix Nyoth et, apprend-on, un enfant. Sa femme avait pris un congé en France de deux ans sans salaire pour venir rester avec son mari. Les étudiants sur le campus de l’Université protestante d’Afrique centrale décrivent Eric de Putter comme un enseignant brillant, gentil et ouvert. Employé par le Service protestant des missions (Defap) comme volontaire, il participait à de nombreuses activités religieuses sur le campus. Cependant, ces qualités ne lui ont pas sauvé la vie.

 

 
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