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La Crise du 02 Aout 2012 en RCA: Un été de la révolution Centrafricaine

Par Gondje-Djanayang Godfroy-Luther - 14/08/2012

À quoi reconnaît-on l’injustice d’une société?

 

Si le modèle de la révolution en moyen orient est un exemple qui veut atteindre finalement l’Afrique subsaharienne, l'expression de « Printemps arabe» fait référence au «Printemps des peuples» de 1848 auquel il a été comparé. Ces mouvements révolutionnaires nationaux sont aussi qualifiés de révolutions arabes, de révoltes arabes ou encore de «réveil arabe». Ces évènements ont commencé le 17 décembre 2010 dans la ville de Sidi Bouzid par la révolution en Tunisie qui a conduit Zine el-Abidine Ben Ali à quitter le pouvoir. D’autres peuples reprennent à leur tour le slogan «Dégage!» (Ou Erhal! en arabe) devenu le symbole de ces révolutions. Outre le départ des dictateurs et l’instauration d’une démocratie, les manifestants exigent un partage des richesses qui leur assure de meilleures conditions de vie, des emplois, et la dignité («karama» en arabe). Alors que la révolution égyptienne provoque le départ d’Hosni Moubarak et une transition démocratique, tant dis que les conséquences en Libye se sont soldées par la guerre civile entre les forces fidèles au régime de la Jamahiriya de Mouammar Kadhafi et les insurgés, soutenus par une intervention étrangère sous mandat de l'ONU. Au Bahreïn, la solidarité contre révolutionnaire des monarchies du Golfe fait échec au mouvement de contestation mais elle reprend à partir de juin 2011; au Yémen, le dictateur Saleh qui réprime la révolte louvoie entre exigences de l’opposition et le soutien international à une transition pacifique et démissionne le 27 février, et en Syrie, la répression exercée par le régime de Bachar el-Assad cause des milliers de morts.

 


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Gondje-Djanayang Godfroy-Luther Expert – Analyste
Après une organisation de recrutement dans les Forces Armées et des défenses en République Centrafricaine, les résultats émanant de ce concours ont invité les différents candidats malheureux à une révolution sous la forme «d’été de la révolution Centrafricaine» la question de savoir d’où vient cet été de la révolution centrafricaine? Depuis le début des années 1980, un pan important de la recherche contemporaine et une part non moins significative des discours relayés ou construits par la littérature, l’art et les médias ont répondu à cette question essentiellement à travers le prisme de la misère et de l’exclusion. Tout en s’inscrivant dans la continuité de cette préoccupation éthique et politique, qui est souvent à l’origine de l’injustice. Par contre, la seule catégorie de l’exclusion, c’est la notion d’inégalité qui nous permettra d’interroger le caractère juste ou injuste de l’ordre social pris dans son ensemble. Plutôt que la figuration de l’opprimé en tant qu’exclu du champ social, ce sont les représentations de l’écart, de la cohabitation, des «misères de position» qui se trouveront au centre de la réflexion.

L’ambition sera ici de saisir et de questionner, dans l’écriture et la forme elles-mêmes, telle que celles-ci se déploient en philosophie, en littérature, en art et dans le champ des sciences sociales, la diction de l’inégalité et le répertoire des perceptions, émotions, sentiments, représentations et idéaux à travers lequel elle se constitue comme injustice et comme violence. Après cette démonstration sociologique fondée sur l’inégalité sociale, mon expertise sur la crise du 02 Août 2012 en RCA révèle en terme de bilant que l’organisation du dernier concours de recrutement dans les Forces Armées en RCA souffrait d’un «mal de privilège ethnique et d’une injustice sociale» provocant une vive réaction populaire de la part des futurs engagés, la libération par violence des détenus à la prison Centrale de NGARAGBA, et la démolition de certains monuments qui sont les symboles de pouvoir actuel sont sans doute la preuve matérielle d’une injustice sociale. Certainement que «l’été de la révolution centrafricaine» invite les autorités politiques de l’heure a un sens de responsabilité égalitaire de tous les Citoyens devant les charges publiques.

Afin de garantir le climat de la justice sociale et promouvoir la paix et la sécurité en Républicaine Centrafricaine je suggère :
-l’invalidation de l’ensemble des résultats du concours ;
-l’ouverture d’une enquête judicaire sur l’organisation du concours ;
-la mise en place d’une commission chargée de la réorganisation du concours;
-l’informatisation et la grande transparence dans le processus du concours jusqu'à la publication officielle des résultats.
«Le mal de privilège ethnique et l’injustice sociale sont souvent à l’origine de la fin anticipée des plusieurs régimes dans le monde».

 

 
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  • Gondje-Djanayang Godfroy-Luther
  • Expert – Analyste en gestion des Crises politico- militaires.
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