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Sécurité: La main forte du Gouvernement!

Par Bobo Ousmanou, Intégration - 10/08/2012

Le pays qui a connu de longues et nombreuses instabilités politiques, se remet progressivement de sa fragilité. Un défi difficile et multiforme

 

La République centrafricaine résiste bien au contexte actuel de ralentissement économique à l’échelle mondiale. Et cela est le prolongement du travail de ses dirigeants, qui l’ont engagé sur les chemins de la consolidation de la paix sociale et de la stabilité économique et financière. En effet, le gouvernement centrafricain fait des efforts - appréciés par les partenaires au développement- pour ramener la sécurité dans les campagnes. Depuis peu, les autorités centrafricaines sont parvenues à stabiliser le nord du pays, en proie à divers risques sécuritaires. Toutefois, la nourriture, les soins de santé ainsi que l'eau potable continuent de manquer cruellement dans cette partie du pays. Les enfants boivent de l'eau de la rivière et beaucoup d'entre eux sont atteints de diarrhée, voire du choléra. Le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) a déployé quatre sous-délégations pour s'occuper de la majorité des 17 préfectures de la Centrafrique.

 


Les Faca, la valeur sûre
C’est donc un processus difficile vers la paix que conduit l’administration centrafricaine. Le chemin à parcourir est semé d’embûches. Les rebelles et les groupes criminels contrôlent de vastes étendues du territoire et déstabilisent non seulement la République Centrafricaine, mais aussi d’autres pays d’Afrique centrale. La menace LRA (Armée de Résistance du Seigneur) reste réelle et complexe. En revanche, on observe un ferme engagement national en faveur du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration. Les partenaires au développement encouragent les groupes politico-militaires, les communautés et le Gouvernement à accélérer le processus de désarmement. Le Gouvernement a mis en place un cadre institutionnel pour ce processus, notamment un ministère du désarmement, de la démobilisation et de l’intégration. Et a consacré près de 9 millions de dollars aux activités de désarmement et de démobilisation dans le nord-ouest du pays. Ces efforts devraient permettre d’améliorer les conditions de sécurité dans le pays

S’engager aux côtés de l’Etat
L’insécurité politique et les affrontements ont installé le pays dans l’instabilité économique et financière. Depuis la fin d'un conflit destructeur civile en 2003, la croissance a été en moyenne d'environ seulement 2,6% par an. En dépit de ces avancées durement acquises, les autorités continuent de faire face aux inconvénients d'un État fragile et post-conflit avec une faible mobilisation des recettes intérieures, la faiblesse des capacités et des institutions. Ne dépassant guère le taux de croissance de la population, la reprise économique est encore trop faible pour impacter sur le phénomène de la pauvreté. L’amélioration des indicateurs sociaux, comme l'offre publique limitée et inéquitable des services sociaux de base, est au poids mort. L'édition 2011 du Rapport des Nations unies sur le développement humain classait le pays vers le bas (179 sur 187 pays).

Défis
Dans ce contexte, plein de défis sont énumérés. Le faible niveau de collecte des recettes limite la capacité du pays à investir dans les infrastructures de base et des programmes favorables aux pauvres. Avec moins de 10% du PIB, les recettes intérieures du pays couvrent à peine les dépenses courantes. En conséquence, le pays reste tributaire de l'aide des bailleurs de fonds. Le gouvernement s’est engagé de façon encourageante dans des réformes de gestion financière avec l'assistance technique du FMI, de la Banque africaine de développement, de l'Union européenne et de la Banque mondiale. Le fardeau de la dette a été réduit depuis lors de façon significative après l’admission du pays à l’initiative Pays pauvres très endettés. Le pays poursuit des politiques macroéconomiques saines avec l'aide du FMI et les partenaires clés du développement. Les observateurs sont unanimes sur le fait que la RCA possède d’importants atouts, qui méritent juste d’être transformés en potentiel et par la suite en ressources.

 

 
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1 COMMENTAIRES

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Centrafrique protectorat Tchadien?

Par SWBN

19/01/2013 22:36

Sans commenter l'article on s'aperçoit que le soldat à droite(1ère ligne) la jambe gauche n'est pas un Centrafricain mais bel et bien un ancien militaire "Tchadien" incorporé dans les FACA...Le Centrafrique n'est plus que l'ombre de lui même,une RD Congo en miniature qui pourrait avoir vocation à disparaître

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