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La confiance du FMI et des autres bailleurs de fonds à la RCA

Par Bobo Ousmanou, Intégration - 10/08/2012

L’institution financière vient d’accorder 63,2 millions de dollars US au pays en raison, indique-t-elle, des grandes avancées dans la stabilisation du pays

 

Le FMI veut y croire. Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le 25 juin 2012 un accord de financement sur trois ans en faveur de la République Centrafricaine, au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant total équivalant à près de 32 milliards de FCFA (environ 63,2 millions de dollars), à l'appui du programme économique à moyen terme des autorités. La décision du Conseil d'administration a aussi permis une possibilité de décaissement immédiat d’un montant équivalant à 8 milliards de FCFA (environ 10,5 millions de dollars). Dans leur lettre d’intention, les autorités centrafricaines ont présenté leurs objectifs: consolider la stabilité macroéconomique en rétablissant la discipline budgétaire; créer un espace budgétaire pour accroître les dépenses consacrées aux programmes sociaux essentiels et aux infrastructures de base; renforcer les capacités et les institutions, en accélérant les réformes structurelles de manière à éliminer les obstacles à la croissance.

 


© losako.afrikblog.com
La confiance règne
Le Conseil d’administration du FMI s’est montré satisfait: « Il convient de féliciter les autorités de la République Centrafricaine… qui veulent préserver la stabilité macroéconomique dans une conjoncture extérieure très difficile. Nous saluons leur détermination à rééquilibrer leur budget pour assainir leurs finances publiques. En tant que pays fragile sortant d'un conflit, la République Centrafricaine fait face à d'énormes obstacles qui exigent l'exécution résolue des réformes structurelles pour créer un espace budgétaire, renforcer les capacités administratives et institutionnelles et améliorer le climat des affaires, afin d'encourager le secteur privé à participer davantage à l'économie».

Face aux défis, le soutien des autres bailleurs
La République Centrafricaine, de même que six autres pays, fait partie d'un programme pilote («New Deal») des donateurs dans les pays fragiles, et une stratégie intégrée devrait être établie à Bangui en septembre 2012. Les principaux éléments du programme FEC constitueront une part essentielle de cette stratégie intégrée. Une réunion du groupe consultatif devrait se tenir avant la fin de 2012 pour mobiliser des financements du deuxième volet du Document de stratégie de réduction de la pauvreté. Du fait de la hausse attendue des financements, le cadre macroéconomique sera révisé et les autorités ont promis, en collaboration avec les donateurs, de définir des mesures à effet rapide. Celles-ci renforceront le soutien à leur programme de réforme.

L’agriculture, une opportunité à saisir
Les perspectives de croissance pour le pays semblent bonnes. Le potentiel agricole du pays, très inexploité, est susceptible - s’il est mis en valeur- de porter la croissance économique du pays à 6%, avec des possibilités de débouchés dans des marchés proches, comme ceux du Cameroun et du Tchad. L'exploitation des ressources naturelles à moyen terme devrait soutenir la croissance et les recettes budgétaires. Parmi les projets en cours, il y a des mines d'or et la prospection pétrolière. Enfin, les autorités rassurent que le programme budgétaire vise à dégager un excédent primaire intérieur modeste et à faire diminuer la dette publique. Le déficit des transactions extérieures courantes lui aussi devrait diminuer progressivement à moyen terme. Cela suppose une amélioration progressive des termes de l'échange ainsi qu'un redressement de l'investissement direct étranger et des transferts officiels. Au même moment, les donateurs reprennent le décaissement de l'aide extérieure. Toutefois, si les réserves se redressent modérément, elles resteront faibles. La couverture des importations n'atteignant que trois mois en 2014.

Le réveil de la Centrafrique est aujourd’hui perceptible et de nombreux investisseurs frappent aux portes de ce pays qui représente une opportunité réelle pour l’Afrique subsaharienne d’impulser un développement auto centré. «En réalité, tout le monde veut que ce pays se relève sauf apparemment les centrafricains eux-mêmes qui ne semblent pas encore en prendre conscience. Il offre encore de nombreuses possibilités et peut si tout cela est bien coordonné devenir le grenier de l’Afrique centrale en lieu et place du Cameroun. Il appartient donc au peuple de ce pays-là de verser leurs efforts dans la production, au moins à défaut d’argent, ils auront de quoi manger. Ce qui pour ma part est la base de toute forme de stabilité politique et sociale, mais aussi de développement», explique un expert de coopération en poste à la Commission de la CEMAC à Bangui, la capitale.

 

 
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