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200 partisans d’Ange Félix Patasse aux trousses du consul de Centrafrique

Par Denis Nkwebo/Le Jour - 05/11/2010

La police et la gendarmerie veillent sur la sécurité du diplomate menacé par ses propres compatriotes

 

Ce mercredi 3 novembre 2010, le consul de a République centrafricaine à Douala a eu la vie sauve de justesse. Les quelques 200 Centrafricains venus à Akwa, disent-ils, pour s’inscrire sur les listes électorales ne voulaient pas faire les choses à moitié. Nestor Dieudonné Nganawe, sentant visiblement les signes prémonitoires d’un bain de sang, a juste eu le temps de quitter ses bureaux et fondre dans la nature. Aussitôt, les « assaillant ont tout mis à sac. Les documents consulaires étaient particulièrement visés. Dans la cour du consulat et dans la rue, en face, les cartes d’électeurs, les cartes consulaires, des laissez-passer, côtoyaient d’autres piles de paperasse. Au milieu de cette scène dressée aux couleurs du sang des blessés et des documents administratifs, une voiture a volé en éclats, au passage des manifestants.

 


© Le jour
La foule et la police
Alors que les manifestants le disaient en fuite, c’est plutôt dans les locaux du commissariat central n°1 à Bonanjo que le consul s’est rendu pour faire le point de la situation avec les forces de l’ordre, et se mettre à l’abri. «Je ne suis pas en mesure de m’exprimer maintenant. Je ferai une déclaration à la presse demain», a-t-il indiqué. Plus tard, le diplomate centrafricain a affirmé que les événements malheureux survenus au consulat ont fait un mort et de nombreux blessés. Nestor Dieudonné Nganawe n’a pas dit si oui ou non, il avait peur pour sa vie. Mais un responsable de la police a confié que «la sécurité du consul de Centrafrique est assurée par nos soins». Le responsable en question a cité, pour illustrer son propos, le fait que «les enfants du consul ont quitté leur école sous bonne escorte policière».

De source sécuritaire, les 200 assaillants qui ont semé la terreur au consulat de Centrafrique à Douala comptent en leur sein, des éléments réputés dangereux. Constitués en majorité d’hommes issus de l’ethnie Sar, ils seraient partis des localités de Koumogo, Djoli, Bedara, Koumya dans le Moyen-Chari pour rejoindre la rébellion qui opère à la lisière de la frontière chado-centrafricaine. Les meneurs de l’assaut lancé contre le consulat à Douala ont assuré qu’ils donnaient juste un signal fort, en attendant d’utiliser «toutes les armes qu’il faut pour chasser Bozizé». Plusieurs membres de la communauté centrafricaine de Douala redoutent des troubles qui pourraient survenir «à tout moment». Ils affirment par ailleurs que les émeutes de Douala annoncent probablement, un regain de tensions ethniques préélectorales en République centrafricaine.

 

 
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