ECONOMIE ET BUSINESS  |    

Centrafrique: Les ménages se plaignent de la cherté de la viande

Par Pacôme Pabandji - 08/08/2012

Le gouvernement et l’Union des bouchers de Centrafrique ne sont pas parvenus à un accord

 

A la suite d’une grave pénurie de viande de bœufs sur le marché à Bangui, Bégoua et Bimbo, les bouchers ont repris les activités sur les marchés. Avec cette reprise, on croyait la fumée passée. Pourtant, cela est bien loin d’en être le cas car, les bouchers se plaignent encore de la rareté des bœufs au pk 45 à Bouboui. Les ménages à Bangui eux, se plaignent toujours et encore de la cherté de la viande de bœuf sur les marchés de la capitale centrafricaine. Cette plainte fait suite à un désaccord entre le gouvernement conduit par le premier ministre Faustin Archange Touadéra et l’Union des bouchers de Centrafrique conduite par M. Houlzia.

 


© RJDH-RCA
A défaut de la viande on mangera du poisson
Avant cette rencontre, il y avait déjà pénurie de viande de bœufs sur le marché car les bouchers avaient cessé les activités. Ils se plaignaient du fait que le décret ait affecté le marché à bétails à Bouboui et que les bouchers ne puissent pas être à leur avantage. C’est la raison pour laquelle, ils ne veulent pas renouer avec le marché de Ndokpan au pk 22 sur la route de Damara. En plus, ils font face aux militaires qui les dépouillent de leur carcasse une fois qu’ils sont surpris. Pis encore, on sait que les bouchers dépendent du ministère du commerce or, ils sont surpris de voir que dans le cas présent, le problème est spécialement confié au ministère de l’Elevage, quand on sait que le boucher n’élève pas les bœufs mais vend les carcasses. La rareté de la viande est certes passée, tout en faisant place à la hausse inquiétante des prix de la viande sur les marchés. Ce sont les ménages qui en font les frais. Pour les bouchers, le gouvernement ne fait que les mettre dans l’espoir en leur faisant des promesses qui ne seront jamais réalisées.

Tout porte à croire que si les bouchers sont obligés d’aller au pk 45, c’est parce que les responsables concernés, tireraient profit de la situation, quand bien même, les bouchers se rendent à Bouboui et que les produits sont chers. Du côté des autorités, c’est le silence. Personne n’ose se prononcer concrètement sur les réalités et des difficultés et des consommateurs. Manger de la viande de bœuf devient aujourd’hui un exercice difficile pour le centrafricain à cause de la hausse des prix de cet aliment qui constitue d’ailleurs l’aliment de base.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués