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Occupations et préoccupations du vacancier à Bangui

Par Hippolyte Donossio, tangotimbi - 06/08/2012

La place que les jeunes vacanciers de la capitale réservent aux réseaux sociaux dans leurs activités

 

Période des «petites bricoles», temps des délires, moments des rencontres dans des bals de jeunes et des «battles», les réseaux sociaux viennent désormais s’ajouter aux occupations et aux préoccupations du jeune lycéen centrafricain en période de vacances scolaires. Toutes les folies des jeunes semblent s’orienter vers les réseaux sociaux, notamment Facebook. Dans des cybers cafés, sur des terminaux mobiles, des téléphones mobiles classiques, le vacancier centrafricain ne laisse rien passer au hasard pour se «connecter». «Je n’avais pas voulu me séparer de mes amis, et je supporte mal leur absence, c’est pourquoi, à tout moment je me connecte pour être toujours en contact avec eux. Je me connecte à tout moment même à minuit, quand je me lève, il faut que je me connecte», a affirmé Béranger, élève au Lycée de La Renaissance à Bangui.

 


© tangotimbi.wordpress.com
Voilà les réseaux des jeunes en attendant les bals
Des avis mitigés
Béranger du moins se connecte pour garder ses liens avec ses amis de l’école, mais sa raison n’est pas de partager avec plusieurs autres élèves vacanciers de Bangui. «Moi je n’ai pas trop de connaissance de l’utilisation des réseaux sociaux et pendant les classes, mes collègues se moquaient de moi, car je n’ai pas beaucoup d’amis sur Facebook ou je ne sais pas chatter. C’est pourquoi je suis entrain de me préparer pour les affronter l’année prochaine», a confié Donis, élève au lycée Barthélemy Boganda de Bangui. Plusieurs autres élèves sont du même avis que Donis. Marina, élève au lycée féminin Pie XII, quant à elle ne manque pas le surf sur le net pendant ses vacances parce que «j’avais un petit ami, mais le gars s’est passé de moi et est sorti avec une de mes amies par le canal de Facebook. Je veux lui rendre aussi la monnaie, et voilà pourquoi je multiplie les rencontres sur Facebook».

Par ces témoignages, on peut dire que les réseaux sociaux font désormais partie des occupations des vacanciers centrafricains. Ceux qui n’ont pas de téléphones sur lesquels il y a l’accès à internet, se battent pour se trouver une petite somme, même en utilisant souvent des moyens illicites, afin se connecter. «De fois je suis obligé d’extorquer de l’argent à mes parents pour me permettre d’aller au cyber, parce qu’ils n’ont pas voulu nous faire abonner à l’internet à la maison, alors que autres en ont», témoigne Yves, élève au lycée privé du Centre Protestant pour le Jeunesse (CPJ). Le soir, les cybers café sont remplis. Un coup d’œil sur les écrans, montrent que 9 utilisateurs sur 10 sont sur Facebook. Ce réseau social enregistre aussi plusieurs nouveaux utilisateurs. Les bals des jeunes et les kermesses n’ont pas encore commencé. Mais pour l’instant, les jeunes s’affluent sur les réseaux, ils ont hâte, car «nous allons exploser nos profils avec les photos de nos délires», se réjouit Alan, du lycée Saint Kizito.

 

 
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