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Mandat d’arrêt contre Omar El Bechir: l’UA dit non!

Par Alain Georges Lietbouo - 02/08/2012

La nouvelle présidente de la commission de l’Union Africaine s’est alignée sur la position déjà défendue par l’ancienne équipe dirigeante

 

L’élection d’un nouveau responsable à la tête de la commission de l’Union Africaine (UA) n’a pas du tout changé la position de l’institution concernant le mandat d’arrêt international lancé par la cour pénale internationale en 2009 contre le président soudanais Omar El Bechir. «Il serait néfaste d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide, car il doit être associé au processus de paix dans son pays» a-t-elle affirmée avant de poursuivre «il est important de faire la paix au Soudan, surtout au Darfour . Le président el-Béchir doit participer à ça» Conclut-elle devant un parterre d’anciens chefs d’Etats réunis pour faire une concertation en vue de sa prise de fonction officielle. Elue le 15 juillet dernier par les chefs d’Etat de l’UA, Dlamini Zuma vient s’aligner sur les positions déjà défendues par son prédécesseur Jean Ping. Une position déjà assez critiquée et dénoncée par les ONG de droits de l’homme, et de nombreuses personnalités sud africaines. Dans une tribune parue en 2009, le prix nobel de la paix Desmond Tutu écrivait «Shame on africans leaders». Dans le même sens un responsable de l’ONG Human right Watch fustigeait lui aussi la position de l’UA «Contrairement à ce que pensent certains Etats africains, l'émission de ce mandat d'arrêt est un facteur de paix».

 


La nouvelle présidente de la commission de l’Union Africaine est contre le mandat d'arrêt contre Omar El Béchir
Un mandat d’arrêt source de division
Le président soudanais est depuis 2009 sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui l'accuse de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis à l'encontre des habitants du Darfour, une région de l'ouest du Soudan. Ce mandat d'arrêt a créé des tensions entre plusieurs pays africains et l'Occident, mais aussi entre pays africains. En juin dernier, le Malawi a renoncé à accueillir un sommet de l'UA car il ne voulait pas recevoir sur son sol M. el-Béchir. Après le mandat d’arrêt lancé par le juge de la CPI, Louis Moreno Ocampo avait demandé la suspension de l’aide des pays qui acceptent d’accueillir le chef de l’Etat soudanais qui est sous mandat d’arrêt international. Alignés sur la position adoptée par l’UA, de nombreux Etats ont refusé de livrer le président soudanais. En décembre 2011, face aux pressions de plus en plus fortes de la communauté internationale, Idriss Deby Itno, président de la République Tchadienne signifiait dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique: «Je suis certes signataire du statut de Rome, mais je suis aussi membre de l’Union africaine, laquelle a une position divergente sur cette affaire. J’ai choisi de suivre l’avis de l’UA: il n’est pas question qu’El-Béchir, s’il doit être jugé, le soit ailleurs qu’en Afrique» disait-il confiant. Une position qui pourrait bien changer au vu des défections progressives observées au sein de nombreux Etats africains.

 

 
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