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Cemac: fin de parcours pour Antoine Ntsimi

Par Georges Dougueli, jeuneafrique.com - 02/08/2012

Fortement décrié pour sa gouvernance à la tête de la Commission de l'organisation régionale, un Congolais lui succède

 

Le sommet des chefs d'État de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Tchad) s'est achevé à Brazzaville, mercredi 25 juillet, par un dénouement attendu. Fortement décrié pour sa gouvernance à la tête de la Commission de l'organisation régionale, le Camerounais Antoine Ntsimi a annoncé qu'il ne se représenterait pas pour un second mandat. Un Congolais devrait lui succéder. La 11e conférence des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire des État de l’Afrique centrale (Cemac) s’est achevée, mercredi 25 juillet, par l’annonce d’un renouvellement à la tête des institutions communautaires. Selon le communiqué final lu par le Camerounais Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Cemac, «les chefs d’État ont décidé d’appliquer le principe de la rotation intégrale avec effet immédiat». En clair, Ntsimi est débarqué. Arrivé en fin de mandat mais s’étant porté candidat à sa propre succession, il est en effet la principale victime de cette annonce, qui exclut toute possibilité de renouvellement d’un mandat à la tête d’une des institutions communautaires. Cette décision était attendue, notamment en raison des critiques qui ont visé la gestion du président de la Commission et de la volonté de la République centrafricaine de positionner un de ses ressortissants à ce poste très convoité.

 


Il n'a pas reconduit sa candidature
Esprit de conciliation
Après de six heures de négociation à huis clos, les chefs d’État ont fini par trouver un accord. Il a fallu en appeler au sens du compromis et à l’esprit de conciliation du Camerounais Paul Biya et du Centrafricain François Bozizé, pour que le premier « lâche » son poulain Ntsimi, et que le second consente à passer son tour dans l’ordre alphabétique. Car, pour les chefs d’État, il est hors de question pour un pays membre de présider une institution dont il abrite le siège. C’est donc tout naturellement que le recours à la troisième voie a été retenu. Le prochain patron de la commission sera choisi par Brazzaville. Le ministre congolais du Plan et de l’Aménagement du territoire, Pierre Moussa, est fortement pressenti pour être l’élu de Denis Sassou Nguesso. Placé lui aussi sur la sellette, le directeur général de la Banque de développement des État de l’Afrique centrale (BDEAC), le Gabonais Michaël Adandé, est cependant passé entre les gouttes. Son mandat entamé en 2010 court jusqu’en 2015.

A la COSUMAF
«La Conférence, suite à l'intervention du président de la Cosumaf, a réaffirmé l'importance du marché financier pour l'ensemble des pays membres et ta nécessité de mettre fin à la cohabitation des deux marchés de la zone. Elle invite toutes les parties prenantes au dossier de trouver rapidement des solutions tirées de l'expertise obtenue de la Banque africaine de développement». Voilà la décision des chefs d’Etat de la Cemac, au sujet du projet de fusion de la Douala stock Exchange (Dsx) et la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (Bvmac), soumis à nouveau par le président de la Cosumaf, quelque heures avant son limogeage. Pendant les travaux de la 11e session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat de la Cemac, Alexandre Gandou a demandé l’unification séance tenante des deux marchés boursiers opérant dans la Cemac. Malheureusement, le Gabonais a été désavoué par les membres de la conférence, qui n’ont pas prononcé l’unification des deux places boursières dare-dare, comme le souhaitait le Gabonais. Une des options proposées par la Banque africaine de développement est une fusion croisée qui suppose le rapprochement des deux bourses en une seule, dont le siège serait à Douala, avec une plateforme de cotation principale. Alors que Libreville abriterait le back-up de la plateforme de la Bourse unifiée d’Afrique centrale (Buac), le regroupement des deux régulateurs en un seul régulateur régional dont le siège serait à Libreville et la mise en place d’un dépositaire central régional unique basé aussi à Libreville.

 

 
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