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Kethevoama voudrait un jour jouer en France!

Par AFM FIFA.com - 24/07/2012

Lui et ses coéquipiers Fauves, donneront le maximum pour être présents à la CAN 2013

 

Il faut bien prendre la mesure du choc qui a ébranlé le football africain le mois dernier lorsque la République centrafricaine a éliminé l'Égypte en qualifications pour la Coupe d'Afrique des Nations de la CAF. Non seulement les Fauves n'ont jamais, au cours de leur histoire, été proches d'atteindre une phase finale continentale, mais les Pharaons ont de leur côté remporté la reine des compétitions du continent mère à sept reprises. En outre, le pays d'Afrique centrale occupait encore le 202ème rang du Classement mondial FIFA/Coca-Cola il y a moins de deux ans. Lors du match aller à Alexandrie, la République centrafricaine a été menée deux fois au score, avant de finalement l'emporter 3:2. Les Pharaons pensaient pouvoir renverser la situation à Bangui. Mais dans le stade archicomble du Barthelemy Boganda Sports Complex, le Centrafricain Foxi Kethevoama a inscrit le seul but de la partie, propulsant ainsi les Fauves au dernier tour des qualifications africaines, où ils affronteront le Burkina Faso.

 


© footafrica365.fr
Il a pourtant fait un passage à Metz en France
Kethevoama avait déjà inscrit un doublé pour son pays contre le Botswana en juin dernier, dans les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014. La République centrafricaine avait alors enregistré la première victoire de son histoire en qualifications pour l'épreuve reine du football mondial. L'habile attaquant évolue dans le club kazakh du FC Astana, qui l'a d'abord prêté en Hongrie, au Kecskemeti TE. À 26 ans, le joueur avait rejoint la Hongrie après avoir été découvert par un dirigeant de Diosgyori dans le club gabonais du FC 105. Ensuite, Kethevoama a porté les couleurs d'Ujpest, puis de Kecskemeti, avec qui il a inscrit trois buts en finale de la Coupe de Hongrie 2011, offrant ainsi à son club le premier sacre de son histoire dans la coupe nationale.

Foxi, à quoi attribuez-vous la qualification de la République centrafricaine contre l'Égypte?
Notre principale force est la solidarité. Dans cette équipe, chaque joueur se bat pour tous les autres. Nous étions déterminés à réussir un grand coup. Notre dernière élimination dans cette compétition nous avait fait très mal. Tout le monde avait donc à cœur de donner le maximum pour être présent à la CAN 2013. Pour l'instant, nous sommes sur le bon chemin.

L'Égypte a joué le match aller à huis clos. Cela vous a-t-il facilité la tâche?
Oui, c'était un avantage pour nous. Le public aurait été très hostile. Il n'y avait pas de pression négative sur nous, ni de pression positive pour les Égyptiens.

Quel rôle a joué le public à Bangui, au match retour?
Vous sentez l'amour des gens. Leur soutien pour l'équipe nationale nous a beaucoup aidés. Durant les stages de préparation aussi bien que pendant les matches, les supporters nous apportent un vrai coup de pouce. Quand vous sentez un tel soutien, vous travaillez à fond pour donner le meilleur de vous-même.

Vous allez rencontrer le Burkina Faso, avec à la clé une place à la CAN 2013 en Afrique du Sud. Quelles sont vos chances de qualification?
Le Burkina Faso reste favori. Ce sera très difficile. Si notre concentration n'est pas au maximum, nous allons souffrir. La qualification contre l'Égypte ne doit pas nous rendre euphoriques. Il faut savoir rester humble. De toute façon, l'un de nos principes est de ne jamais sous-estimer l'adversaire.

Jules Accorsi a été remplacé par Hervé Loungoundji au poste de sélectionneur. Cela a-t-il fait une différence?
Cela ne nous a pas vraiment perturbés. Nous savons que M. Accorsi n'a pas encore pu se mettre d'accord avec les autorités, mais il garde toujours un œil sur l'équipe. Il est toujours lié à Loungoundji, qui était son adjoint. En fait, rien n'a vraiment changé.

De plus en plus d'internationaux centrafricains jouent en Europe. Êtes-vous en contact avec eux?
Oui, nous sommes très liés. Nous nous appelons à n'importe quelle heure de la journée. Nous sommes constamment en contact.

Vous avez failli signer au FC Metz, avant de rejoindre finalement Astana...
J'aimerais bien jouer en France un jour. Ma femme et mon enfant vivent en là-bas. Donc pour ma vie familiale, ça serait mieux de trouver un club dans ce pays.

À quoi ressemble le football au Kazakhstan?
Je joue à Astana depuis février. C'est quelque chose de nouveau pour moi. Astana est une ville étonnante, avec énormément de grands bâtiments flambant neufs. C'est très différent de l'Afrique. Quand la saison sera terminée, en novembre, je réfléchirai à mon avenir. Ils veulent me garder, mais je leur ai demandé d'attendre.

On vous compare parfois à Zinedine Zidane…
Oui, c'est très flatteur. Ce sont des compliments qui vous rendent fier. C'est vrai que j'ai longtemps réussi beaucoup plus de passes décisives que de buts, mais ça a commencé à changer. Plus je contribue à la qualité du collectif, plus je suis heureux.

 

 
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