INTERVIEW  |    

Bangui: Le président de l’ANECA et la situation sur le campus universitaire

Par Pacôme Pabandji - 23/07/2012

Fleury Jr Pabandji, nouvellement élu à la tête du bureau des étudiants, se prononce sur la grève des enseignants et la crise postélectorale

 

Aussitôt le nouveau bureau de l’association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) mis en place, un grand défi lui s’est offert, défi majeur du fait que ce bureau déjà contesté par les autres coalitions, devra apaiser la situations dans les camps étudiant et enseignants, ces enseignants qui en ont marre des promesses fallacieuses du premier ministre chef du gouvernement qui n’arrive pas à en tenir. Le 11 juillet 2011, les enseignants du supérieur membres du SYNAES, sont entrés en grève de 3 jours, une semaine, 21 jours et finalement 30 jours le 7 septembre de la même année, réclamant la révision de l’arrêté d’application du décret 06.156 du 6 mai 2006. Le gouvernement ayant convaincu ledit syndicat, les enseignants ont décidé d’une trêve de 6 mois. N’ayant pas eu gain de cause, ces derniers ont repris leur mouvement ce vendredi 20 juillet 2012. A cet effet, le nouveau président élu de l’ANECA fait le point sur la situation générale sur le campus universitaire.

 


© journaldebangui.com
M. Fleury Junior Pabandji, élu à la tête de l’ANECA
M. Fleury Junior Pabandji vous venez d’être élu à la tête de l’ANECA alors qu’une crise secoue toujours l’université à la suite de cette élection. Quelle est votre lecture de la situation?
Selon le statut et règlement intérieur de notre association, le président élu est le garant de ladite association et représentant numéro 1 des étudiants centrafricains. Je remercie les étudiants qui ont placé en moi leur confiance car j’ai recueilli plus de 1300 voix, ce qui n’a jamais eu lieu à l’Université de Bangui. Mais pour cette crise dont il est question, je ne veux pas polémiquer car mon bureau a un grand défi qui l’attend. Pour ce FARE estudiantin, c’est avec un sentiment de désolation que je m’y prononce car quand on est à l’université on est une jeunesse éclairée et donc, la démocratie est pour tous. Ils peuvent créer ce que bon leur semble mais je sais pertinemment que ce sont les étudiants qui ont décidé pour m’élire avec mon bureau et je ne pourrai me plaindre. Je dois préciser que mon bureau est ouvert à tous ceux qui veulent discuter sur des points qui touchent à nos conditions d’études. J’ai toujours dit que ce n’est pas la pluie qui peut arrêter la marche d’un commando donc, quoi qu’il en soit, nous on va avancer.

Les enseignants du supérieur viennent d’entrer en grève revendiquant la révision de l’arrêté d’application du décret 06.156 du 6 mai 2012, ce qui constitue votre premier défi. Quelle stratégie avez-vous mis en place?
En effet, c’est depuis vendredi 20 juillet 2012 que les enseignants du supérieur sont entrés en grève, mettant en danger le droit des étudiants à l’éducation, ce que nous au niveau du bureau de l’ANECA brondissons étant donné que c’est un droit qui est constitutionnellement reconnu. Cependant, je ne peux les condamner car ils revendiquent quelque chose qui leur est chère. De ce point de vue, par rapport à cette crise nous allons mener des démarches auprès des parties concernées c'est-à-dire le syndicat des enseignants du supérieur ainsi que le gouvernement pour que le droit des étudiants qui aspirent à la formation soit pris en compte puisque la constitution du 27 décembre 2004 prend en compte toutes ces aspirations.

Après que ces enseignants aient lancé leur mot d’ordre de grève, qu’avez déjà fait d’entrée de jeu?
Je dirai qu’il y a des procédures légales appropriées en cela. Nous sommes en train de mettre en place une stratégie pour nous approcher de nos enseignants et je ne pourrais vous en dire plus. Des correspondances ont été déjà adressées au ministère d’Etat à l’enseignement supérieur, au premier ministre chef du gouvernement et au bureau du SYNAES donc nous attendons encore la suite de ces correspondances. Mais l’idéal était de rencontrer les différentes parties afin qu’un échange puisse se dégager.

Sur ce point là, quel appel lancerez-vous à l’endroit des parties concernées?
Aux enseignants nous leur demanderons de revoir leur position parce que nous voulons juste sauver l’année et éviter une année blanche. A cet effet, il faudrait qu’ils soient au moins souples dans les débats qu’ils vont entreprendre avec le gouvernement. Au gouvernement nous leur demanderons de prendre en compte les problèmes des enseignants. Je lance aussi un appel à la paix aux étudiants et à la solidarité. Qu’ils soient patients car nous allons nous battre pour que les cours puissent reprendre sur le campus universitaire.

 

 
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