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Cameroun-Rca-Tchad: Comment fluidifier le passage des marchandises

Par Tatiana Meliedje et Ateuh Essebe, Intégration - 23/07/2012

Le forum tripartite entre ces pays portait principalement sur le transit dans le corridor Douala-N’djamena-Bangui

 

Du 27 au 29 juin dernier, les opérateurs économiques de la RCA, du Tchad et du Cameroun se sont retrouvés à Yaoundé. C’était dans le cadre d’un forum tripartite entre ces pays, portant principalement sur le transit dans le corridor Douala-N’djamena-Bangui. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les allocutions des personnalités présentes: le ministre camerounais des Transports, les chefs de délégations tchadienne et centrafricaine et le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala. Le 28 juin, les participants ont statué sur les procédures et les aspects institutionnels. Celle du 29 était consacrée à la finalisation du rapport général.

Réactions
Robert Nkili, ministre camerounais des Transports
«Il y a toute une règlementation à revisiter»
Tant qu’il y aura des tracasseries, les camions ne pourront pas circuler librement et rapidement. Le coût de la marchandise sera très élevé dans les pays de destination. Il n’y a que trois check point entre Douala et N’Gaoundéré. Il n’y en a pas 146. Il n’ya pas que les contrôles sur les routes. Il y a toute une règlementation à revisiter au niveau du port de Douala. Nous avons créé un guichet unique. Est ce que la vitesse est acceptable au niveau du guichet unique ? Nous disons qu’il ya des améliorations à faire. En tout cas, en ce qui me concerne, j’ai donné des instructions précises pour qu’on passe de seize à six jours, pour le dégagement des marchandises du port. Je voudrais rappeler à cet égard qu’au niveau du bureau du fameux BGFT, il ya une représentation centrafricaine et une représentation tchadienne. J’ai visité les bureaux et nous avons décidé d’organiser un terrain franc au niveau du port de Douala. Afin que les marchandises à destination du Tchad et de la RCA ne connaissent plus toutes ces tracasseries administratives et policières. Nous allons nous asseoir ensemble pour voir comment remédier à ce problème. Il ya eu des conventions, des accords entre le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique en 1999. Nous allons revisiter tous ces textes.

 


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Rosaline Mouldoum, ministre centrafricaine du Commerce
«Le coût de transit à la frontière Cameroun-Bangui est multiplié par 10»
Techniquement, nous avons débattu de ce qui est faisable pour alléger les problèmes liés au transport. Notamment, des obstacles liés au commerce de la RCA et du Tchad, qui sont tributaires du port autonome de Douala. On a des difficultés et des tracasseries routières de part et d’autre, sur le long des 1700km qui relient Douala à Bangui. Les opérateurs économiques en souffrent. En ce qui concerne les barrières sur les corridors et même en Centrafrique, nous avons mis en place un système de sécurité. Nous allons vers des solutions du genre réduire de 5o % les barrières légales. De même les barrières illégales seront enlevées. Nous avons aussi les problèmes de règlementation à revoir. Le délai de transit et de franchise des marchandises de Centrafrique vers le port de Douala est de 11jours. Pourtant il faut un peu plus de temps pour faire toutes les démarches. En tant que ministre du Commerce, je connais le problème de la flambée des prix, qui nous emporte de plein fouet dans la crise économique mondiale. En plus des tracasseries routières, le coût de transit à la frontière Cameroun-Bangui, est multiplié par 10. Tout cela est intenable!

Djalal Khalil, Vice président de la Chambre de commerce, d’industries, d’agriculture, des mines et de l’artisanat du Tchad.
«Nous demandons au Cameroun de faire un effort»
Le problème de tracasseries évoqué ici concerne non seulement le Tchad, la Centrafrique, mais aussi les opérateurs économiques camerounais. Nous voulons cette fois-ci arriver à prendre des résolutions efficaces, que l’on tiendra. Car, cela ne sert à rien de prendre des mesures que l’on ne pourra pas respecter dans trois mois. Le Tchad a une préférence pour le port de Douala, mais certaines difficultés et complications, dues au transit entre nos deux et pays, nous poussent à regarder du côté du Soudan ou du Ghana. On est courtisé par plusieurs pays qui ont également des ports. Nous demandons donc au Cameroun de faire un effort qui lui permettra de garder ce marché.

Emmanuel Etoundi Oyono, Directeur général du port de Douala
«Il faut analyser chaque segment pour voir le problème qui s’impose»
Il serait fastidieux d’énumérer ici les mesures prises pour désengorger le port. Le trafic au port se fait par segment et il faut analyser chaque segment pour voir le problème qui s’impose et lui apporter une solution appropriée. Ce sont des mesures dues aux faits des hommes. En cas de contrôle au niveau de la Douane, si le fonctionnaire n’est pas présent il y aura un retard. Il y a également des procédures qui retardent les traitements des dossiers. Parfois, l’opérateur n’a pas de quoi faire dédouaner sa marchandise. Il y a énormément de mesures qui sont applicables à chaque segment. Depuis deux mois et demi, des mesures sont prises pour sécuriser le port, l’équiper en matériaux sensés améliorer le passage des marchandises et les coûts de passage, et améliorer la compétitivité du port. L’importance de ce forum est qu’il y a un avantage pour nous de voir ce que les pays que sont le Tchad et la RCA ont comme problèmes. Nous avons une perception qu’ils n’ont pas de la gravité de leurs problèmes. Nous attendons qu’ils s’expriment pour que nous puissions trouver des solutions aux préoccupations qui sont les leurs.

 

 
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